Concerts · 3 juin 2013 · le 01 juin 2013, La Péniche Fulmar (Bruxelles)
Billions of Comrades
Brussels is burning
par MarcD

Billions of comrades (nouvel onglet) est de ces jeunes groupes dont on espère beaucoup, parce qu'on a envie d'y croire et surtout parce qu'on pense qu'ils le méritent. Originaire de Tubize, Johnathan Manzitto au chant et machines (dont un tenori-on qui donne cette touche electronica au groupe), Chris Thienpont (Guitare), Damien Hendrickx (Batterie), Arnaud Larcier (Basse), font un electro-rock puissant qu'on peut souvent comparer à The Rapture, Mars Volta, Gang Of Four, Funeral party... La voix du chanteur se rapprochant même parfois de celle d'un Robert Smith en colère, ce qui donne une touche familière, mais néanmoins originale.
Fin 2011, ils enregistrent en live leur premier EP « Brass», fin décembre 2012 un mini EP 2 titres sort (écoutable ici (nouvel onglet)) et ils remportent le premier prix (sur 250 participants) de l'édition 2012 du Concours Circuit (nouvel onglet) pop-rock au Botanique (nouvel onglet), importante et incontournable salle Bruxelloise.
La scène belge et surtout Bruxelloise est souvent très rock, les Billions ne dérogent pas à la règle et si c'est tout à fait perceptible sur leurs EP, c'est en concert que la magie opère et qu'ils se laissent vraiment aller à leurs pulsions les plus bestiales, pour le plaisir d'un public désormais fidèle et convaincu.

Ce premier juin, ils se produisaient sur une péniche, la Fulmar (nouvel onglet), lieu bien connu à Bruxelles, début d'une mini tournée d'une dizaine de dates, dont le 20 Juillet au Dour Festival, le 15 Aout au Brussels Summer Festival et le 7 septembre à L'Autumn Rock, pour ainsi dire ils seront partout !
La Péniche Fulmar est un "haut lieu" du rock alternatif, où se produisent en général des petits groupes qui font leurs armes, un endroit dans la pure tradition punk rock où le plaisir de jouer l'emporte sur les fastes d'une sono dernier cri ou d'une salle à l'acoustique irréprochable. La Fulmar est la boîte de résonnance d'une jeunesse alternative qui débute, existe et, dans cette ébullition créative, participe aux fondements du rock de demain. On appelle ça un passage obligé car souvent des groupes maintenant d'importance sont passés dans ces lieux, un endroit où assurément on peut employer plus que souvent l’expression : des débuts prometteurs.
Leur set commence fort, pas de temps mort, le rythme electro pourtant efficace est bientôt accompagné d'une vraie batterie, le chant de Johnathan n'est pas sans rappeler un mix entre Jon King (Gang of four), Robert Smith et Luke Jenner (Rapture), c'est frappant, mais surtout jouissif, car il assure l'identité du groupe, tout comme Chris qui construit lui le son si spécial, à base de distorsions et de sons plus clairs. Sa guitare navigue tour à tour dans un brouillard bruitiste et une mélodie cinglante, avec des gimmicks efficaces. PLKTS est le morceau que les fans attendant, surprenant, désarticulé et tapageur, mais ma préférence va à PANDA qui à l'image de l'animal, est doux et fort à la fois. Robots également dans cette veine, d'une douceur incisive, vient ensuite le très electronica Bruta pour conclure.

Après le concert, leur guitariste me confiait qu'ils rentraient en studio en juillet pour l'album, les choses sérieuses commencent enfin.
En tout cas, une chose est sûre, leur musique fait vibrer, fait bouger, embrase et pourrait devenir l'étincelle qui met le feu à une poudrière...
Photos : MarcD

Brasser la merde