Concerts · 17 novembre 2012 · le 15 novembre 2012, La Bobine - Grenoble
Electric Electric + La Terre Tremble !!!
Tension-frisson-émotion-palpitation
par Cholette
C'est finalement un peu le coeur serré que l'on se rend toujours a un concert livré par le groupe qui use nos platines et nos tympans le plus régulièrement depuis un bon moment.
Les mauvaises surprises peuvent se transformer en amères déceptions - à la hauteur de l'espoir que l'on avait nourri - et c'était tout l'enjeu du concert de jeudi dernier à Grenoble, dans les murs de La Bobine, institution locale hautement respectable de par la qualité de la programmation et des conditions qu'elle offre aux curieuses oreilles iséroises.
Le co-plateau proposé ce soir là faisait d'ailleurs sens - non parce que La Terre Tremble !!!, tout comme Electric Electric, avait été chroniqué dans ces pages -, mais pour leurs aspirations communes d'un rock libre, aux frontières floues, toutes sections rythmique en avant.
Malheureusement, le public parfois boudeur de la cuvette grenobloise avait préféré ce soir là écluser le beaujolais nouveau dans la vieille ville. Soit. Pas de mauvais présage pour autant, en avant pour découvrir Salvage Blues et ses faux bretons, gentiment égratignés par Mattooh, ici, précédemment.
La Terre Tremble !!!
La surprise fut plutôt agréable. Mon a priori négatif généré à l'écoute de l'album par un simili ennui fut rapidement balayé par un set énergique et généreux, mettant en avant les qualités d'écriture et le sens mélodique qu'on leur reconnait souvent et qui m'avait laissé perplexe jusqu'alors. Ils constituaient un parfaite mise bouche pour apprécier nos héros qu'ils allaient précéder, même si leur sens de la rupture rythmique et de l'alternance stylistique ne serait bientôt plus que faire-valoir, comparaison faite la soirée terminée.
Electric Electric
Toutes les promesses esquissées par les Strasbourgeois furent en effet tenues, avec un aplomb féroce qui frise le cabotinage. Ne concédant rien à la DISCIPRINE annoncée, réveillant nos sens à la danse, ouvrant de nouvelles portes sur un album que l'on pensait avoir pourtant défriché totalement.
La vue de l'exercice réalisé sous nos yeux n'a rien enlevé à la magie de l'écoute aveugle, rajoutant un degré de mystification supplémentaire à un auditoire pourtant déjà conquis, acquis à la science d'Electric Electric.
Electric Electric
Enfin pour que le bonheur soit parfait, on s'est encore réjoui quand les lumières pour la seconde fois se sont rallumées, que le plaisir fut partagé, ayant été gratifiés d'un rappel qu'ils ne dispensent - parait-il- que dans les grandes occasions.
Electric Electric

Brasser la merde