silent weapons for quiet wars

Concerts · 29 novembre 2012 · le 27 novembre 2012, Nouveau Casino (Paris)

Lower Dens

Lente procession vers les étoiles

par dicklaurentisdead

Loin du tumulte et de la moiteur dévolus aux concerts faisant généralement salle comble dès les minutes suivant leur mise en vente, il y a parfois du bon à se perdre, improviste parmi les anonymes, dans un club à échelle humaine, pour découvrir ou se voir confirmer le talent d'un artiste ou d'un groupe (encore) confidentiel. Derrière cette appréciation, ne se dissimule en aucun cas la préméditation de vouloir impressionner d'ici trois, quatre ans (et un-album-de-la-consécration-tardive pour Lower Dens (nouvel onglet)) quiconque voudra bien l'être, que ce soir là d'automne 2012 "et ouais, I was there !". Il y a là juste le plaisir de renouer avec l'étrange et plaisante sensation de se retrouver dans un endroit, à moitié rempli ou à moitié vide c'est selon l'humeur, tandis que se déroule la mécanique musicale, plutôt vibrante en la circonstance, d'un groupe. Indifféremment du manque de promiscuité, de l'absence de chaleur et du faible risque de voir sa bière se déverser sur ses vêtements.

Cette satisfaction ainsi retrouvée tient évidemment à la performance toute en nuance du quatuor de Baltimore qui assurait là sa troisième date parisienne de l'année pour défendre son envoûtant deuxième opus, intitulé Nootropics. A l'instar de la voix parfois hésitante dans ses premières notes de l'androgyne chanteuse, qu'on a longtemps cru être un chanteur, Lower Dens prend toute sa dimension scénique à mesure que le crescendo s'empare de son shoegaze. Se craquèle alors peu à peu la carapace encore en mue d'un groupe dont les multiples dermes et nervures sont autant de passerelles musicales vers un passé plus (Velvet Underground, Bauhaus, Joy Division) ou moins lointain (My Bloody Valentine). De fait le krautrock de l'hypnotique Brains, le psychédélisme insidieusement caché derrière Lion in Winter ou le tube empoisonné de Candy auront procuré d'intenses goose bumps à un auditoire cotonneux et heureux de l'être.

Le maelström musical n'empêchant pas l'ambition sonore, une sorte de brûme électr(on)ique s'est diffusée pendant un heure dix dans un Nouveau Casino (nouvel onglet) en mode MJC, l'amiante des tôles plafonnées en prime. Au terme de sa procession parfois lente, souvent cadencée, définitivement imparable, Lower Dens a alors fini de prêcher pour les happy fews convertis. Alle-fucking-lujah.

dicklaurentisdead

Brasser la merde

1 commentaire

  1. yann

    vidéos et photos http://lanuitlanuit.blogspot.fr/2012/11/lower-dens-le-nouveau-casino.html

    ce pseudo est à toi ? entre ton ticket

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