Concerts · 1 septembre 2014 · le 14 août 2014, Saint-Malo
La Route du Rock 2014
Amateurisme et (in)dépendance
par Mattooh
Dans un monde de festivals-entreprises devenus outils de promotion pour conseils généraux soucieux de fédérer un maximum de contribuables ou vitrines promotionnelles de World Companies de la musique, on aime la Route du Rock (nouvel onglet) pour son obstination et son indépendance. Obstination à faire primer la musique sur tout le reste, et indépendance à travers une volonté de demeurer en marge des programmations standardisées, livrées clés en main par la pègre des tourneurs franquais. La Route du Rock est, encore en 2014 et en dépit de la capitulation de tous les autres gros, toujours le festival « à taille humaine » d’une association de passionnés de rock indé.
« Festival garanti 100% sans Stromae ni Fauve ! », se gargarisait même le programmateur et mascotte immémoriale de la Route du Rock, François Floret, dans la presse régionale juste avant l’ouverture des portes de cette édition 2014. Il faut le rappeler, parce que même si le public le plus jeune se tamponne vraisemblablement de cet état d’esprit marginal et se pointe juste pour s’alcooliser en masse face à ses coqueluches du moment Mac DeMarco ou Moderat, c’est encore beaucoup pour ça que chaque année, des wagons entiers de trentenaires prennent leur pass sans faire véritablement attention à la programmation, mais certains d’y retrouver certaines valeurs festivalières originelles ainsi qu’une esthétique musicale fidèle au giron d’un rock indé (à peu près) exigeant.
Seulement, après plus de 20 ans d’existence, il faut bien se rendre compte que cette posture militante est devenue l’excuse récurrente et la diversion idéale pour justifier un amateurisme technique agaçant, ainsi qu’un immobilisme regrettable dans la manière d’accueillir le public et développer son modèle. Je m’explique plus loin pour ceux que ça intéresse, mais comme les organisateurs on va faire passer la musique avant le reste.
Les concerts
La violente averse qui nous accueille ce premier jour n’y pourra rien : le plaisir et l’excitation de revenir au fort de Saint-Père, chaque année, ne se démentent pas. L’accueil météorologique a beau être tout à fait rustre, les sourires sont partout, et les bottes aussi. Le camping ne ressemble déjà plus à rien, mais là, on s’en fout un peu. On pose la tente, on retrouve les copains, on décapsule. Festival, quoi. Enfin, comme le veut la coutume, on ratera consciencieusement le premier groupe de chaque journée, pour diverses raisons (passage imprévu à l’heure d’hiver, glissades dans la boue, trocs d’alcool frelaté,…).
Premier concert, donc. Parfois, quand j’écoute certains groupes portés aux nues ces dernières années, je me dis que lorsqu’on réécoutera tout ça bien des années après, armés d’un cognac de caractère et de la sagesse du poids des ans, on ricanera grassement en se disant qu’on était quand même grave, jadis. Exactement comme aujourd’hui on se gausse des pires débordements musicaux, vestimentaires et capillaires des années 80. Et face à l’alarmante vacuité du concert de The War On Drugs, c’est à ça que je repensais.
Kurt Vile a beau s’être barré du groupe le précédant, il reste un équilibriste de la vacuité : débonnaire au point de flirter avec l’ennui (ses compositions sont bien mignonnes mais quand sacrément redondantes), il parvient pourtant un peu au dernier moment à nous sortir de notre torpeur. Dans une matrice de folk-rock lancinant et pantouflard, des gros caillots d’électricité se chargent de temps en temps de faire monter l’intensité pour le bonheur des badauds comme des habitués. Bon concert donc, sans qu’on ne parvienne toutefois à mettre le doigt sur ce que ce garçon aurait de spécial.
Un certain flou entoure ces derniers mois Thee Oh Sees : après avoir annoncé il y a quelques mois la fin momentanée de ses activités, nous voici cette année avec un nouveau disque (un an après Floating Coffin, cadence habituelle) ainsi qu’une tournée européenne sur les bras, et le groupe qui se pointe ce soir en trio. Qu’est devenue la chanteuse/claviériste Brigid Dawson, et assise-t-on à la fin du groupe ? Mystère, mais ça n’empêchera pas Thee Oh Sees d’assurer un concert aussi tendu et impeccable qu’à son habitude. On regrettera seulement un son cafouilleux (chant et guitare très mal mixés) et un set très court, qui n’atteindra pas le temps réglementaire.
De Caribou, je retiens surtout un surprenant et excellent concert, au Pukkelpop 2008. Je n’ai jamais vraiment prêté attention aux disques, qui semblent diviser les foules ces dernières années. Et j’ai beau retrouver avec plaisir la combinaison trop peu usitée en live machines + vraie batterie (c’est tellement mieux, sans déconner), passé le sympathique premier titre ce set glisse sur moi comme les pattes des festivaliers dans la boue ; et plutôt que de m’emmerder droit dans mes bottes, je préfère rentrer me courber sous ma tente.
Changement de décor : plage de Saint-Malo, Bison Futé voit noir, temps maussade mais sec. Bières dégueulasses, certes, mais cul dans le sable. On n’est pas bien, là ? D’autant qu’on assiste pour la première fois depuis que la Route du Rock programme des concerts sur la plage, à un set qui n’est pas qu’un papier peint sonore. Aquaserge développe son rock progressif, tendance Robert Wyatt / King Crimson, avec une classe modeste et un rendu aussi intimiste qu’excitant. Le nouvel album m’avait mis la puce à l’oreille, mais ce live le confirme de manière éclatante : Murailles Music a encore misé sur le bon cheval. Excellente formation, à revoir cet automne dans nos SMACs et centres culturels préférés - à des tarifs subventionnés par tes impôts, mec.
Retour au fort de Saint-Père et un petit mot, à ce stade, sur les concerts de la petite scène. Chacun a son avis sur la question, mais je l’ai personnellement trouvée tout aussi mal placée que l’an dernier, et pour cause : elle est à peu près au même endroit. Tous ces concerts étaient donc relativement difficiles d’accès, et un peu trop survendus par un son inutilement gueulard. Je n’aurai donc fait qu’effleurer certains groupes, parmi lesquels Real Estate, qui ont fait ce qu’on pouvait espérer d’eux : un set transparent, quasi-parodique tant ces compositions désespérément polies sont vides de ces aspérités qui seules peuvent émouvoir un spectateur au cœur de pierre comme votre serviteur. Protomartyr a l’air de valoir bien plus en live qu’en studio, tant les compositions gagnent en impact débarrassées de leur faiblard enregistrement. Même chose pour The Fat White Family : leur gros bordel électrique est bien plus agréable à voir décapsulé sur une scène, qu’à se fader sur disque. Et enfin Metz, la touche noise-rock bienvenue au milieu de tant de choses bien peignées, m’a surpris par sa sauvagerie ; là encore, les intensions du disque sont outrepassées par un défoulement permanent, une salutaire intention de nuire et une réjouissante science du boucan.
J’attendais si peu de Slowdive que j’abordais ce concert bien arrimé à un bar, prêt à noyer mon ennui sous quelques hectolitres de cette étrange boisson jaune pisse servie dans la plupart des bars du festival. Mais le festivalier averti le sait bien : moins on attend d’un concert, plus on a de chances d’être surpris. Mes palabres incohérents d’esthète retorse furent donc rapidement interrompus par ce set superbe contre toute attente, électrique et aérien, classieux et sans les minauderies de tous ces groupes coincés du bassin qu’écoutent les jeunes aux vêtements bien agencés. Il n’existe pourtant pas musique plus stéréotypée et dénuée de toute créativité formelle (à part peut-être le post-rock pratiqué durant la décennie précédente ?), mais bordel, quand c’est beau c’est beau. Oh, je sais bien, comme tout le monde tu as trouvé ça nul, mais de toute façon tu n’es qu'une brute épaisse.
De la même manière que Nick Cave a survolé, impérial, l’édition précédente, Portishead a écrasé ces trois jours de son charisme, au terme d’un set splendide et techniquement hyper abouti. L’alternance de titres des deux premiers disques et de Third passe crème, ce qui n’était pas forcément évident étant donné le gap esthétique séparant les deux périodes d’activité du groupe.
Au niveau du choix des titres, on pourra toujours regretter l’absence d’un All Mine ou d’un Small, mais Portishead n’ayant à ma connaissance jamais publié de mauvaise chanson, difficile de pinailler. D’autant qu’une chanson dont l’enregistrement studio ne m’avait jamais marqué outre mesure se révèle complètement en live : Threads, juste avant le rappel, est un monstre de tension à fleur de peau, dont les déflagrations électriques font progressivement exploser le barrage de retenue. D’une manière général, la maîtrise dans le passage de l’électronique à l’organique est impressionnante, de même que la justesse et la fragile solidité du chant de Beth Gibbons ; cette dame n’a pas d’âge, et sa voix aura probablement traumatisé plusieurs générations de grands sensibles. Les vidéos sont au diapason du parfait rendu sonore, avec un superbe travail de réalisation sur les images live. Tout cela est donc incroyablement beau et même souvent émouvant. On a beau aimer quand le trait dépasse du cadre, la perfection, ça a aussi du bon.
Allez, unique réserve sur ce concert : une quantité non négligeable de connards dans le public, au moins autour de moi, avinés et bruyants, voir agressifs, face à un set qui n’invitait pourtant qu’au recueillement, aux frissons et à la gorge serrée. Bah, ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’on sert de la confiture aux cochons, hein ?
Les Liars, c’est un peu comme la Route du Rock : on les aime beaucoup, depuis longtemps, mais là ils commencent un peu à faire de la merde. Les voilà devenus une sorte de franchise rock indé déglingué, genre les cousins un peu barrés qu’on aime bien exhiber en soirée mais qu’on écoute plus parler depuis longtemps. Ainsi, après une poignée de disques ratés voire complètement pourraves, que le petit peuple indé télécharge par habitude mais n’écoute heureusement plus, leur set live s’est mis au niveau. Une bonne partie du public semble d’ailleurs n’avoir ressenti que de l’embarras pour ces trois grandes saucisses, et voir ce cirque enchaîner derrière la messe Portishead ressemble finalement juste à une malheureuse erreur de programmation.
De Mac DeMarco, je n’ai entendu que le dernier titre. Ce bonhomme et ses disques tout juste sympathiques me semble bien trop branleur pour que je puisse en dire autre chose que des vilenies, mais force est de reconnaître que ce dernier titre était… sympathique. Je doute quand même que son répertoire soit suffisant pour se permettre de surfer de la sorte sur le doux souvenir de Pavement, ou de grappiller de l’attention sur les plates-bandes de l’increvable et toujours impeccable Stephen Malkmus avec ses Jicks.
Baxter Dury, dandy en soldes, invente la musique d’escalier : même un ascenseur n’en voudrait pas. On ne sait plus où donner de l’effarement entre un répertoire indigent, un personnage crispant voire retardé et un backing-band de figurines aussi faible que la voix de son donneur d’ordres. Encore une erreur de casting.
TOY, énième groupe de rock fade apparu ces dernières années, se rêve sûrement psychédélique voire kraut-rock (comme tout le monde en ce moment), mais ne sonne que comme de la new-wave prédigérée. Il serait temps que tous ces rockeurs indé comprennent qu’il faut plus qu’un batteur-métronome pour faire du kraut, et plus qu’une pédale d’effet pour faire du rock psychédélique. Par pitié, essayez juste d’écrire de bonnes chansons.
Les Temples, eux, ont justement la plume qui manque à tant d’autres, et trimballent sous leurs accoutrements soul power et leurs orchestrations électriques et chamarrées de vraies belles chansons pop. D’abord timide dans l’interprétation (notamment dans le chant, comme assoupi), le groupe se libère petit à petit et nous rejoue sensiblement la même symphonie pop psyché (le mot est lâché) que Tame Impala même endroit même heure l’an dernier. Grosse qualité, gros plaisir partagé et voilà que resurgit l’envie de revoir sur les scènes du monde libre les brillants Kula Shaker, qui mériteraient bien de profiter de l’engouement actuel pour ce type de pop qu’ils popularisaient déjà il y a bientôt 20 piges.
Pour finir, je comprends bien les ambitions dadaïstes, kafkaesques et tout ce qu’on veut de Cheveu. Mais soyons honnêtes, musique et second degré font rarement bon ménage, et je ne suis clairement pas assez bourré pour apprécier un set perdu quelque part entre Didier Super et Atari Teenage Riot. Aussi m’en vais-je comme un prince, la démarche mal assurée après trois jours dans mes bottes en caoutchouc et avec toujours dans un recoin du crâne une petite bulle-souvenir de l’instant de grâce passé en compagnie de Portishead.
Le bilan : deux journées moyennes, et une excellente. Dans la norme pour la Route du Rock, qui avec son parti pris de se limiter au rock indé saupoudré d’électro tapageuse pour rameuter les kids en fin de soirée, doit tracer sa route entre le risque d’ennuyer en ne sortant pas des sentiers battus, et celui de se planter si la programmation ne parle pas suffisamment au public. Pas facile de trouver le bon compromis donc, et si on peut toujours déplorer certains choix, force est de reconnaître qu’on voit difficilement mieux ailleurs en Franque.
Autour des concerts
Bon. Il y a cette année eu comme une ombre dans le bonheur des festivaliers, et on a entendu trop de gens se plaindre pour ne pas s’attarder un moment sur tout ça.
Chaque année, l’organisation semble redécouvrir qu’en Bretagne, même autour du 15 août, il peut pleuvoir, et pleuvoir longtemps. Après deux éditions intégralement sèches (2012 et 2013), les carences passaient relativement inaperçues ; mais avec un site passé à la douche durant de longues journées cet été, l’absence totale de capacités de gestion de crise de l’équipe en place est devenue embarrassante. Comme lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux bénévoles ayant l’outrecuidance d’aller bosser gratuitement pour un autre festival (nouvel onglet) (on croît rêver), l’organisation nous dit : tout ira mieux après les travaux de drainage du site, prévus cet automne, mais c’est pas de notre faute, on les réclame depuis longtemps à la mairie. Très bien. Mais c’est faire preuve d’amateurisme que de considérer qu’un drainage ou quelques câbles enfouis suffiront à rendre praticable le camping (un incroyable merdier, du début à la fin), le site des concerts et le long chemin les séparant si on n’effectue pas le minimum attendu de l’organisateur d’un événement réunissant 26500 personnes en extérieur. Comme pomper l’eau AVANT l’ouverture du site, et le recouvrir de paille, de dalles en plastique, de sciure ou de farines de cochons aux dioxines (on est en Bretagne, ou quoi ?) aux endroits stratégiques. Ou bien mettre des chiottes en quantité raisonnable, et s’assurer qu’elles n’émergent pas au milieu d’une invraisemblable mer de pisse. Bref, à la Route du Rock on sait très bien se plaindre, mais beaucoup moins prendre ses responsabilités.
Car cette année, on a pataugé trois jours dans la merde, alors même qu’il n’a réellement plu que dans l’après-midi du jeudi. La plupart du temps, le site semblait livré à lui-même, comme si l’on attendait les premières gamelles bien vilaines ou qu’un syndicat de festivaliers prenne à sa charge les travaux les plus élémentaires. Je ris encore de ce camion citerne, le jeudi, qui déboule en trombe sur le site déjà bien rempli pour aspirer un lac en formation aux abords de la grande scène, ou de ce tracteur manœuvrant sa pelle mécanique au milieu des festivaliers pour que les agents de sécurité (!) puissent en éclater la frêle botte de paille. Le vendredi, journée à guichets fermés, certains ont poireauté jusque 22h dans les bouchons pour accéder au site, sans un mot d’un community manager aux fraises (retenu au bar ?) ni d’une organisation muette, alors que plusieurs itinéraires et parkings bis existent pour accéder au fort de Saint-Père. D’une manière générale, aucun régisseur n’était visible sur le site ou sur les parkings, alors que des voitures s’embourbaient, que d’interminables files se formaient et que du pipi ruisselait de partout. Plus grave : aucun accès pour les personnes handicapées n’est prévu, ni aucune aire d’accueil sur le site.
Dans le sillage de la standardisation des grands festivals, une brèche béante semble s’ouvrir pour les manifestations à la démarche originale, capables de rassembler autour du respect du festivalier, de l’environnement et du terroir local (cf. le succès du Cabaret Vert) ou dans un cadre atypique avec un soin particulier accordé à la décoration et à l’état d’esprit (cf. le succès du Hellfest). Incapable de profiter de son ancienneté et du respect subséquemment gagné auprès du public comme des pouvoirs publics, la Route du Rock présente à peu près la même configuration de site, les mêmes prestataires et la même faiblesse de l’offre aux festivaliers depuis des années. Chaque année, Kronenbourg prend possession du site pour nous refourguer, moyennant 2€80, une pisse industrielle qu’il persiste à présenter sous l’outrancière appellation « bière ». Ce n’est qu’un exemple, mais un exemple crucial tant la bière constitue la base de l’alimentation de l’honnête festivalier trois jours durant ; mais dans un festival qui revendique tant son indépendance, où sont les bières artisanales ? Pourquoi nous fait-on boire le Stromae ou le Fauve de la bière ?
Et où sont les stands de bouffe végétarienne, locale ou originale ? Où est la décoration du site ? Où les personnes les plus vulnérables peuvent-elles s’asseoir pour se reposer ? Quid de la gestion des déchets, en dehors des 3-4 poubelles de ville oubliées près des stands de bouffe ? Pourquoi insister avec cette blague de seconde scène au son dégueulasse, inaccessible dès le début des concerts et bouchant l’entrée du site, quand sa place naturelle se trouve sur la vaste aire à la droite de la grande scène ? La route du rock draine, me semble-t-il, un public de trentenaire un peu gourmet, aux aspirations d’esthètes et avec un peu de pognon à mettre dans la machine ; alors faites-nous donc payer pour des choses qui en valent la peine, tout le monde sera gagnant.
Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’un coup de gueule contre la pluie. Bien sûr, la boue sera toujours là dès qu’il pleuvra, et les organisateurs n’y peuvent rien. Le problème, c’est la manière de gérer ces conditions difficiles, le site étant ce qu’il est ; il est question de l’accueil du public, et de l’impression qu’il a eu de se faire prendre pour un jambon. Espérons que cette année, enfin, les organisateurs entendront ce message et décideront de mieux s’entourer l’année prochaine, pour arriver avec des idées neuves sans se dédouaner de tout ce qui peut se passer en dehors des concerts.
Sans cela, les déçus de cette année réfléchiront peut-être à deux fois avant de remettre les pieds au Fort de Saint-Père.

Brasser la merde
9 commentaires
Yann
Ne pas rester pour voir Moderat, Jamie xx et Todd Terje c'est être un peu a coté de la plaque. Quand a Portishead le son était honteux pour un groupe de leur calibre, dommage la performance était bonne. D'accord pour Liars, Baxter Burry, Cheveu et Slowdive. RVD au Makumba Klub l'an prochain.
manu
Oui, j'imagine que Jamie XX ou Todd Terje ont retourné le festival. Mais disons que je préfère rester à côté de la plaque, que de me fader de l'électro de supermarché les pieds dans la boue. Je vais pas à la Route du Rock pour voir un tocard passer des disques, ou écouter la musique de plage d'un moustachu sous ecsta.
Cholette
Mattoh, Merci :-)
john nada
Il a plu toute la nuit de mercredi à jeudi, au passage. Préférer Temples à Toy, cocasse. Bon et puis c'était sans doute trop loin dans le site pour ta bravitude, mais le stand de bouffe locale était présent. On peut même juger le stand de patates comme original en y mettant du sien. Portishead avait l'air très concerné avec ses vidéos très tristes de guerre, ça m'a rappelé massive attack y a 4 ans. Les mecs se sentent obligés de faire dans le didactisme et d'en rajouter une couche à leur spleen au cas où le public prendrait ça à la légère. Des trémolos dans la voix rien qu'en en reparlant.
françois
En gros il aurait fallu programmer Portishead les 3 soirs.
MPR
J'aime bien voir l'animosité lancée des uns envers les autres, et les coalitions dans ce genre de débat/commentaires, bien assis devant son ordinateur :-)
Malabar
Ahahahah je viens de tomber sur cet article qui n'est juste qu'une vaste blague. Mon pauvre petit, ne fous plus jamais les pieds à la Route du Rock si tu n'es pas content de ce qui s'y trouve. Ils ont certes quelques défauts je ne le nie pas. Mais tu parles d'amateurisme alors que ça fait 4 ans que tu viens ? Reste sous ta couette et fais nous le plaisir de ne plus revenir. Tu parles d'organisation alors que tu n'as vu que la moitié de ce qui a été fait. Et ne parle pas de ce que tu ne connais pas. L'histoire des bénévoles a été très claire et ne prends pas que les réponses qui te passent sous le nez. Tous les bénévoles ont apparemment été accueilli à bras ouverts. Ils le témoigneront eux-même.
SIMONALIB
Ne serait ce dont pas ce bon vieux Malabar imaginé par G.Orwell?
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