Concerts · 21 octobre 2012 · le 08 septembre 2012, Le Point Ephémère
Smallville Paris 5 Years Birthday
par T.E.O
L'événement est de taille, et pour cause il a fallu attendre un certain temps avant de pouvoir espérer rencontrer les protagonistes de Smallville (nouvel onglet) en territoire français. Si certains ont eu la chance de les voir isolément dans différentes salles l'an passé ou bien même cette année, c'est bien la première fois que les principaux activistes du label se réunissent dans un même lieu. Rater cet événement serai donc pure hérésie. J'accours donc au Point Ephémère (nouvel onglet) pour fêter en famille l'anniversaire du disquaire parisien crée il y a 5ans par Pantha du Prince et Jacques Bon. Arrivé sur place la foule est au rendez vous, la queue cependant rapide.
En entrant dans la bâtisse il me semble sentir les effluves mystiques de Pantha du Prince. Avec un début de set toute en retenu l'allemand réussi à préparer dignement la foule à ce qui l'attend, l'intelligence folle de sa prestation me met l'eau à la bouche et la larme à l'oeil . À 2h Lawrence co-fondateur de Smallville Record (nouvel onglet) installe ses machines . D'accord là on commence vraiment à avoir chaud et la petite salle du Point F (nouvel onglet) semble rétrécir au fil des minutes. La foule est désormais compacte face au gourou et semble déjà tout acquis à sa cause. La continuité avec la prestation de Pantha du Prince est efficace mais pas évidente, néanmoins la force qui ce dégage des sets de Lawrence est spectaculaire, avec un début d'une douceur de velours il arrive ensuite en quelques secondes à renverser la vapeur et à enflammer un public avec sa house ronde et aérienne qui semble alors touchée par la grâce céleste.
Quatre heures sont déjà passées mais le temps n'est plus, à ma grande surprise la moitié du public part pour une pause clope dont il ne reviendra pas.
Je laisse Smallpeople ( Julius Steinhoff et Just von Ahlefeld aka. Dionne) débuter leurs escapades et m'en vais porter compagnie à Lawrence et Mattia (un peu) seuls dans la salle attenante. Quelques bourrus crétins leur ordonnent de monter le volume sonore bridé par les limitateurs. Je m'en vais donc, éhonté et stupéfait d'un tel manque de respect (bien caractéristique du public parisien), me réfugier aux creux du set de Smallpeople, rassurant et familier. Les deux heures finales sont un savant mélange entre leurs dernières productions et un choix pointu dans ce que la house et deep house fait de meilleur actuellement. On voyage donc entre Hambourg, Berlin, Chicago et même Paris avec une ardeur rythmée et inspirée. La foule semble à ce point de la soirée avoir été filtrée de toutes mauvaises graines déjà toutes retournées au lit. Avec un public ultra réceptif et une exigence magistrale de la part des deux bonhommes , ces deux minuscules heures semblent les plus belles du monde.
Comme à l'habitude Smallville ne déçoit pas et enchante une nuit d'un rien. Les cinq bougies soufflées dignement ce soir annoncent un avenir radieux à la house sublimée des compères hambourgeois.

Brasser la merde