silent weapons for quiet wars

Concerts · 10 décembre 2012 · le 08 décembre 2012, Rennes

Transmusicales - Troisième jour

par Cholette

Retape à coups de siestes impromptues, junk food et apéro cidré pour relancer péniblement la machine : ça sent la fin. Cholette déclare forfait pour l’ultime soirée, mais il faut continuer. C’est important.

Et tant pis si la capacité de concentration diminue d’heure en heure, que le seuil de tolérance passe de deux morceaux à une petite moitié d’un, et que TOUS les DJs, définitivement ligués pour faire le mal (voir le compte-rendu du deuxième jour), décident de passer du gros dubstep qui tâche à chaque entrée dans un hall. L’eurodance vous manque, et tout est beaucoup trop peuplé (normal, c’est samedi).

Les agapes musicales s’annoncent plutôt bien avec le hip hop de La Gale. Les lyrics claquent, la Suisse et son comparse MC se renvoient la balle avec une belle efficacité, et le pousseur de disque, en retrait, leur sert très bien la soupe. Pourtant, à mi-parcours, le rythme s’essouffle, le set tourne en rond et ne redécolle plus. Le moment vient de s’éclipser, en levant docilement le poing « pour la Palestine » comme on vient de nous le demander.

Au bout de deux minutes du live de Melody’s Echo Chamber, des regards accusateurs sont lancés. « Mais puisque je vous dis que sur CD c’est PAS MAL »… Sur scène, les compos sont exécutées dans tous les sens du terme, et la vaine énergie pour leur donner corps donne un résultat complètement à l’ouest.

De son côté, dans le vaste Hall 9 aux tôles de plus en plus branlantes, Superpoze livre un set très inégal, aux évolutions assez mal dosées, mais comme il dispose d’une installation lumière monstrueuse, la diversion est totale.

Arnaud Rebotini et ses compères de Black Strobe, eux, ont non seulement de jolies lumières et de jolis costumes, mais en plus, ils font dans la pyrotechnie à la Rammstein. On est toujours contents de revoir cet imposant golgoth moustachu malaxer la matière électro à sa singulière façon, mais on s’interroge tout de même sur la pertinence de sa présence dans un festival labellisé découverte - même ce bon vieux Rachid Taha avait dégainé la carte du « nouveau projet ».

Les membres The 1969 Club ont pour eux l’insolence, l’arrogance, l’éclat et la furie de la jeunesse. On pourrait leur en vouloir pour ça, mais on passerait à côté de leur performance jouissive, débraillée, et à l’énergie contagieuse. Et ce serait dommage, vu le panard pris.

Passée cette bonne surprise, l’attention se disloque. Difficile d’accrocher aux revivals 90’s insistants proposés en pagaille par St Lô par exemple - la reprise trip-hop de Where did you sleep last night eut fait bondir l’infortunée Cholette.

Le set très attendu de TNGHT (union de Hudson Mohawke et Lunice) ne démarre pas par la déflagration dancefloor annoncée et à la limite, tant mieux. Le binôme prend le soin et le temps de faire monter une ambiance tendue, oppressante, bientôt libérée par une utilisation JUDICIEUSE des lignes de basse (à bon entendeur).

Fatigue et alcool aidant, le reste est flou. Les choupinets de Hot Panda étaient mignons jusque dans leurs adorables accélérations rageuses. Zeds Dead faisait beaucoup de bruit, Skip & Dieun peu moins. Et curieusement, le trajet retour en bus n’a duré que deux minutes. Enfin je crois.

Au-delà de ces égarements, la messe est donc dite. Bilan : un très bon concert (Birth of Joy), des moments agréables (Rachid Taha, The 1969 Club, TNGHT, Black Strobe, La Gale), mais aucune grosse tarte dans la face.

Drexl

Cholette

Brasser la merde

3 commentaires

  1. to die and let live

    Quid de la prestation de maya janes coles ?

    1. Leks

      La pauvre Maya a eu des problèmes techniques au début, ce qui a fait se vider le hall assez rapidement mais dès que c'est revenu elle était au top. Reste que c'était compliqué pour elle de passer à cette heure-là avec une techno de club, aussi bonne soit elle !

  2. Drexl

    Pas vu, pas pris.

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    En attente