silent weapons for quiet wars

Focus · 28 mars 2014

HELLFEST 2014 : le menu de SWQW

SWQW te prend la main

par Mattooh

Attention, grand crû en vue : cette année, le Hellfest (nouvel onglet) a mis ses balloches sur la table de négociation et vidé son porte-monnaie. Depuis 2008, année de la première virée clissonnaise du klan SWQW, la programmation est impeccable et chaque édition fut un plaisir gourmet. Mais cette année, l’invraisemblable accumulation de (vieilles) gloires sur les Main Stages fait basculer le festival dans une nouvelle dimension. Le plus important, pour nous, reste toutefois conservé : la diversité, l’opulence et le pointu de la programmation. Encore cette année, nous passerons l’essentiel de notre temps devant les quatre scènes spécialisées ; mais pour la première fois, nous en passerons aussi pas mal devant les grandes scènes.

Les temps changent, et franchement, ça fait plaisir. Ne comptez pas sur nous pour cracher dans la soupe, cette programmation 2014 est tout à fait impressionnante, et nous met dans tous nos états.

Espérons juste que l’affluence qui s’annonce ne gâte pas le confort ressenti sur le site depuis le début du festival. C’est ce qui différencie le Hellfest des autres gros raouts tels que le Wacken ou le Graspop, et permet(tait?) de garder ce petit côté fête de copains, certes flanquée d’une très grosse jauge mais à l’ambiance incomparable.

MAIN STAGE 01

Iron Maiden (nouvel onglet)

Alors ça y est, le Hellfest est devenu adulte. L’adolescence d’un festival de musiques extrêmes, ponctuée d’incertitudes économiques mais durant laquelle se forge l’identité du festival, prend fin le jour où Iron Maiden ou Metallica vient jouer pour la première fois. Dès L’Annonce faite, c’est soudain l’accès à la maturité et l’aisance, marquée par une visibilité sur tous les radars de la vieille Europe et par des sold-out plusieurs mois à l’avance ; nous en sommes là. Sans être des inconditionnels de Maiden, il est clair qu’on ne ratera pas leur set ; parce que ce sera un grand moment pour le Hellfest, et très probablement un bon concert.

Therapy ? (nouvel onglet)

Troublegum, l’album phare des irlandais de Therapy ?, fêtera cette année ses 20 ans et servira de support à une tournée anniversaire, album joué en entier, rééditions deluxe et tout le bazar. Il est un peu regrettable que ce soit la nostalgie qui nous les ramène sur une grande scène franquaise, dans la mesure où 1) ils ne se sont jamais séparés, et 2) ils n’ont raté que très peu de disques, tout en restant prolifiques malgré l’indifférence dans laquelle ils sombraient. Essayez A Brief Crack Of Light, Crooked Timber ou Never Apologise, Never Explain pour vous en convaincre, et sachez que sur scène, c’est toujours aussi mastoc.

Deep Purple (nouvel onglet)

Franchement, ça semble risqué, en 2014. Mais sans les avoir jamais vus au cours de leurs interminables tournées pour les papys dans tous les Zéniths de Franque, et rien que pour la poignée de classiques qu’on pourra y glaner, le détour semble attirant. Notons enfin qu’ils comptent toujours trois membres originels dans leurs rangs, ce que dont tous les groupes à l’affiche cette année ne peuvent se vanter (coucou, Sepultura).

Black Sabbath (nouvel onglet)

Là, on doute encore plus. Les récents passages de Ozzy Osbourne se sont avérés être d’embarrassants moments de plastification musicale, avec un trio de musiciens de studio massacrant à coups de zèle un répertoire déjà bien boiteux, autour d’un Ozzy à moitié sénile. Et, entre un nouvel album ridicule, un guitariste cancéreux, un chanteur en permanence à deux doigts de l’AVC et un batteur dégueulasse palliant au renvoi de Bill Ward pour des raisons autant économiques que physiques, on se demande un peu pourquoi s’infliger ça. Mais avec Black Sabbath, on parle d’un mythe qui transcende toute tentative de rationalisation ou d’émergence de bon sens. On sera là, pour aider Ozzy à chanter et goûter une dernière fois à ce répertoire incroyable ayant fécondé à peu près tous les groupes métal/stoner/sludge/doom/mon cul apparus depuis 1968.

Soundgarden (nouvel onglet)

Enfin ! Des années que j’attendais que le Hellfest nous ramène un membre du Big Four de Seattle (celui de la Bay Area étant parti pour rester éternellement incomplet, les échecs artistiques et économiques de Metallica impliquant des cachets toujours plus délirants). On voyait plus le retour d’Alice In Chains se profiler, mais on ne boudera pas notre plaisir avec Soundgarden, meilleur choix possible et enfin l’opportunité de voir des gens de moins de 60 ans co-headliner une journée du Hellfest. Même le récent album post-reformation n’a pas terni le prestige du groupe, dont la discographie reste un modèle de classe et d’exigence. On appréciera au passage la sortie de Chris Cornell d’un trou noir artistique qui semblait ne jamais devoir connaître de fin, depuis la séparation de Soundgarden en 1998 ; le batteur Matt Cameron sera malheureusement absent de cette tournée (retenu chez Pearl Jam), mais qu’importe, la setlist déroulera du plaisir au kilomètre.

Crowbar (nouvel onglet)

Valeur sûre. Maintenant que Kirk Weinstein a quitté Down, son projet sludge Crowbar redevient une priorité, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Un peu de violence rustique et de jets de crasse mid-tempo, rien de mieux pour réveiller une Main Stage un dimanche matin.

Blues Pills (nouvel onglet)

Blues Pills, c’est l’ancienne section rythmique de Radio Moscow qui s’acoquine avec une jeune chanteuse suédoise au grain de voix ressuscitant, ben, Janis Joplin, catégorie (tu l’auras compris) hard-blues teinté de soul. Tout ça est fort marketé par un label ayant bien senti l’attrait actuel pour ce genre de choses, mais le live et le premier album à venir promettent pas mal.

MAIN STAGE 02

Toxic Holocaust, en plein travail !

Emperor (nouvel onglet)

Si Emperor a été le premier groupe annoncé pour cette programmation 2014 ce n’est pas un hasard. Pionniers d’un black métal moderne schizophrène, les norvégiens ont en effet posé en seulement quatre albums autant de pierres angulaires qui marqueront l’histoire à jamais. Venus fêter les vingt ans de leur premier album, l’excellentissime In the Nightside Eclipse, on espère tout de même avoir droit à quelques titres de Prometheus, testament discographique du groupe, et véritable chef d’œuvre. Et si tu étais présent aux deux précédentes éditions du Hellfest, tu sais qu’Ihsahn n’a rien perdu de son charisme et de son impressionnante énergie glaciale, nous faisant rêver cette année d’un concert implacable, cette fois-ci en compagnie de son compère de toujours, Samoth.

Behemoth (nouvel onglet)

Dans le même genre je demande le frère de sang polonais. Peut être moins influent et novateur qu’Emperor, Behemoth a cependant une discographie conséquente et parsemée d’un bon nombre d’éclairs de génie comme ce Chant for Eschaton 2000, rituel live impressionnant dont on ne se lassera jamais. Car si la bande de Nergal ne sort plus de pépites aussi furieuses que Satanica (sans pour autant se ridiculiser), elle est avant tout devenue sur scène une machine de guerre qui ne laisse jamais de marbre.

Toxic holocaust (nouvel onglet)

Maintenant que la hype revival crossover thrash est un peu retombée, répertorier les morts est une tâche bien ardue alors que les survivants se comptent sur les doigts d’une main. En pôle position ou presque se dresse Toxic Holocaust, formation ayant trouvée le juste milieu entre une posture fun et une musique acérée et diablement efficace, nous assurant une belle heure de communion dans la bière et l’allégresse.

Annihilator (nouvel onglet) / Death Angel (nouvel onglet) :

A ma gauche, Death Angel, dont les membres étaient si jeunes à leurs débuts en 1987 qu’ils restent bien plus consistants que la très grande majeure partie des groupes de thrash de la Bay Area. D’ailleurs on ne s’y attendait pas jusqu’à leur précédent passage au Hellfest où ils ont remis les pendules à l’heure de la plus belle des façons. A ma droite, veuillez accueillir comme il se doit Annihilator et son seul membre permanent Jeff Waters. Le gaillard n’est lui plus vraiment dans sa première jeunesse mais cela ne l’empêche pour autant pas de composer des albums de thrash très intelligents et jouissifs. Vestes à patchs et sales tignasses blondes seront au rendez-vous, et nous aussi !

THE ALTAR

Weekend Nachos, un groupe qui traîte enfin un batteur comme ils le méritent tous.

Entre des références que l’on commence à bien connaître en live par chez nous (Carcass, Opeth, Brutal Truth, Benighted, Blockheads (dernier album chroniqué ici (nouvel onglet)), Hail Of Bullets) et des groupes dont on ne comprendra jamais l’intérêt (au hasard Paradise Lost, Soilwork (il y a 12 ans je n’aurais pas dis non mais là..), Septic Flesh, Kataklysm, The Black Dahlia Murder), la scène death/grind du hellfest nous réserve aussi cette année son bon gros quota de découvertes excitantes et de retours inattendus titillant soit notre curiosité, soit notre nostalgie.

Death (nouvel onglet)

Résumer Death en trois lignes que personne ne lira ? Hum hum, disons que feeling, intensité, talent mélodique, variété, n’ont jamais autant transpiré d'un groupe de musique extrême. Alors certes, sa tête pensante est depuis longtemps enterrée (à moins qu’ils nous sortent un hologramme à la Tupac ??) mais bon, quand tu sais que ce sont les cerveaux de Cynic (présents sur Human, un des nombreux chefs d’œuvres de Death) qui se chargent de l’hommage, cela rassure. Et au moins on est sûr que cela sera toujours mieux que leur dernière livraison, Kindly Bent to Free Us !

Nile (nouvel onglet)

Que tu partages l'amour de Nile pour l'Egypte ancienne ou pas, force est de constater que cette toile de fond a permis aux américains de tisser des albums complètement prenants, hallucinants techniquement, et bizarrement hypnotiques. Une référence à ne jamais louper.

Gorguts (nouvel onglet) / Ulcerate (nouvel onglet)

Tu t’es remis du dernier Gorguts, Colored Sands (chroniqué ici) ? Nous non, et il est certain que la venue du line-up de ce chef d’œuvre en terre promise constitue une des performances les plus immanquables de l’édition 2014. Dans le même genre, on ne manquera pas d’aller faire un tour chez leurs rejetons d’Ulcerate qui malgré un dernier album un peu décevant suscitent toujours chez les personnes de bon goût un intérêt énorme depuis l’incontournable Everything Is Fire.

Weekend Nachos (nouvel onglet) / Répulsion (nouvel onglet)

POWERVIOLENCE ! Avec Weekend Nachos (les petits jeunes) et Répulsion (les grands-pères), on a l’assurance de la musique ultra rapide et sans prise de tête. Bref, un programme musical parfait pour l'apéro et qui, de surcroît, dans le genre fun, a quand même meilleure mine que certaines boufonneries des grandes scènes.

Pungent Stench (nouvel onglet) / Nocturnus (nouvel onglet)

Bon, dans les deux cas ici il y a moyen que la déception soit au rendez-vous. En effet, même si nous sommes en présence de deux entités cultes proposant des univers très particuliers, les changements de line-up incessants et une non activité récente flagrante peuvent faire peur. Mais quand tu vas au Hellfest tu prends des risques, du coup pourquoi ne pas tenter le voyage dans l’univers comique/gothique des Autrichiens de Pungent Stench ou encore prendre la navette direction le futur avec les américains de Nocturnus et leur death metal technique vieille école rappelant Atheist ?

THE TEMPLE

Agnès B Vs. Tsjuder

ENFIN ! Oui, enfin, la Temple (scène dédiée en gros au black métal sous toutes ses formes et ramifications) propose une programmation qu'il est très dure de contredire tant elle est large et presque sans fautes de goût. Entre grosses pointures cultes et intriguantes (Gorgoroth, 1349, Vreid, et dans une moindre mesure Watain et Impiety), amuse-gueules goûtus (Mgla, The Ruins Of Beverast, Temple Of Baal), et véritables coups de coeur que l'on vous présente ci-dessous, les enfers seront extrêmement bien représentés cette année et Satan, glorifié.

Solstafir (nouvel onglet)

On peut dire que la deception fut plutôt grande lors du passage de Solstafir au Hellfest 2012 alors qu’avec Startir Sandar fraîchement sorti on s’attendait à partir très loin avec cette musique s’éloignant de plus en plus du métal pour frapper toujours plus fort son auditeur (un peu comme Alcest sur Shelter, mais en bien). Cependant, en attaquant par les tubes calmes et lents, quand le concert est vraiment parti, il était déjà temps de conclure. On espère donc qu’avec l’expérience acquise en deux ans, Solstafir nous servira cette fois une prestation à la hauteur de ce qu’on attend de ce groupe si attachant.

Aluk Todolo (nouvel onglet)

De la sueur, le trio français Aluk Todolo a du en écumer des litres afin de se frayer un chemin dans le paysage français et mondial avec ce krautrock très sombre qui au final arrive à parler aussi bien aux métalleux qu’aux esthètes amateurs de choses bien moins extrêmes. On est donc très heureux de les voir sur l’affiche de cette année, et on espère de tout notre coeur qu’ils arriveront à importer l’ambiance si particulière et prenante de leurs concerts en salle sur une grande scène de festival.

Tsjuder (nouvel onglet)

Directs héritiers du sacro-saint true norvegian black metal (soit Darkthrone et Mayhem, entre autres), Tsjuder ne réinvente pas forcément la poudre mais sort du lot en transportant une rage rarement égalée à l’origine d’une ambiance, à mi-chemin entre futur industriel décadant et plaines enneigées, forcément des plus glaciales.

Impaled Nazarene (nouvel onglet)

Impaled Nazarene est surtout connu via les polémiques qu'ils ont pu engendrer grâce à l'amour de Civitas pour leur charmant nom de groupe. Si cette chère organisation s'était penchée un tant soit peu sur la musique des finlandais, ils auraient découverts une furie rock'n roll ultra carrée qui ne laisse aucun répit pour nos nuques prises dans l'engrenage. Pas sûr que ça leur aurait bien parlé aux Civitas, mais nous on trouve ça jouissif.

Urfaust (nouvel onglet)

Avec la Temple du Hellfest on est coutumier du fait d'avoir au moins un groupe qui bouscule toutes les conventions musicales du black métal pour proposer quelque chose d'original et de sacrément excitant. Comme avaient donc pu le faire précédemment Oranssi Pazuzu, Vulture Industries ou encore Darkspace, c'est au tour des néérlandais d'Urfaust de faire parler l'inventivité cette année. Ces derniers proposent en effet un rock gothique très sombre (forcément), épique (forcément), mais dont la variété des influences et l'inventivité de ses membres lui confèrent une teneur très particulière qui risque de surprendre et de prendre les curieux qui s'égareront devant eux.

Dordeduh (nouvel onglet)

Le pagan métal est en général une énorme blague et un produit commercial assez effrayant quand on voit à quel point il fait vendre avec si peu d'idées. Chez Dordeduh cependant, on rigole bien moins tant les influences d'une culture que l'on dira ancienne sont utilisées pour enrichir les textures d'un métal original et hypnotique. Quand tu te rends compte que ces roumains là étaient plus ou moins tous dans Negura Bunget à une époque tu comprends rapidement la qualité du résultat, et tu te laisses (trans)porter avec grand plaisir.

THE VALLEY

Electric Wizard (nouvel onglet)

Les vieux sorciers du doom reviennent exercer leur autorité, et selon toute vraisemblance nous allons prendre cher. Leur dernier passage m’avait déçu faute d’un manque flagrant de conviction, raison de plus pour venir remettre de l’ordre dans l’Histoire.

Godflesh (nouvel onglet)

En marge de Jesu et de ses nombreux projets ambiants minimalistes, Justin Broadrick tente ses dernières années de faire revivre la bête Godflesh. Un album est prévu pour cette année, c’était donc l’occasion idéale de rattraper son passage au Hellfest 2010, massacré par des problèmes techniques.

Kadavar (nouvel onglet)

L’Histoire l’a montré, régulièrement, des allemands montent un projet ayant pour ambition de conquérir le Monde. D’habitude, ils échouent en dépit d’un solide départ mais dans le cas de Kadavar, on voit mal qui voudrait arrêter ces trois rustiques berlinois. La communauté internationale semble même, à raison, se passionner pour leur stoner hyper vintage tout entier à la gloire de Black Sabbath, et le monde libre vivra manifestement bientôt sous le joug de leur groove chanvré et de leurs insensés riffs forgés à l’ancienne. Réjouis-toi, ils seront déjà à Clisson pour que tu puisses collaborer et dénoncer les derniers septiques.

Royal Thunder (nouvel onglet)

Révélé aux foules barbues par un second album plaisant en 2012 (et un copieux soutien du label Relapse), Royal Thunder en live, ça a tout du ça passe ou ça casse. L’occasion de vérifier si leur soul-stoner en a dans le ventre, ou s’il est marqué du sceau de l’infâme opportunisme.

Caspian (nouvel onglet)

Du post-rock au Hellfest, rends-toi compte ! Une chance pour nous, Caspian évolue à un niveau de qualité bien supérieur à la moyenne. Mélancolique et inspiré, fin mais puissant, Caspian apportera un peu de légèreté à ton week-end, comme une petite cuiller de carottes râpées dans une assiette kebab.

Conan (nouvel onglet)

Le programme : lourdeur effarante, agressivité rampante, et pilonnage rythmique. Conan est un des groupes que je suis le plus impatient de découvrir en live. Leur album Monnos, sorti en 2012, était une écrasante réussite, et le nouvel album (nouvel onglet) s’annonce du même tonneau.

Mars Red Sky (nouvel onglet)

« Garçon, il y a de la pop dans mon Hellfest ! » Retrouver nos trois bordelais sous la Valley nous fait bien plaisir, ne serait-ce que pour faire comprendre aux récents convertis aux musiques lourdes que les riffs d’obédience Sabbathienne peuvent aussi s’épanouir au sein de bonnes chansons.

Clutch (nouvel onglet)

Suite à un souci familial, le groupe avait dû annuler son passage au Hellfest 2013 au pied levé. Le rattrapage est donc légitimement prévu cette année, pour notre inépuisable bonheur puisque Clutch n’a tout simplement pas d’équivalent aujourd’hui.

Phil Anselmo & The Illegals (nouvel onglet)

Mon Philou ! Anselmo revient à la maison, cette fois avec ce projet qui le voit entouré des membres de son groupe de thrash chouchou, les Warbeast. Au programme : des titres de son récent album « solo », et évidemment, des titres de Pantera. Autant dire qu’on va déguster, tout en se repaissant une énième fois du charisme néanderthalien du bonhomme.

H.A.R.K. (nouvel onglet)

La fin de l’excellent groupe de heavy-rock britannique Taint n’a pas semé que malheur et désolation : il a aussi permis l’apparition de H.A.R.K., nouveau projet de James 'Jimbob' Isaac. Excessivement prometteur, le groupe prévoit de sortir un disque sous peu et viendra nous montrer ce qu’il a sous la semelle à la fraîche, le samedi matin ; autant dire que pour avoir une chance de les voir, il est recommandé de ne pas vider ton pack de mauvaise bière en débriefant le concert de Maiden du soir précédent.

Unida (nouvel onglet)

Comme en 2010 et 2011, il reviendra à la voix du godfather John Garcia de clôturer la Valley ; seulement cette année, les titres de Kyuss devraient rester au placard puisque c’est son projet Unida qu’il réactive. Un peu moins vendeur, certes, mais Unida peut se targuer d’avoir sorti un excellent album avant que l’histoire ne finisse en eau de boudin, suite à de sordides démêles contractuels avec le label de l’époque. Ingrate était la fin des 90’s pour les groupes de stoner, heureuse est aujourd’hui la reformation des meilleurs d’entre eux.

Dozer (nouvel onglet)

Autre groupe apparu à la fin des 90’s à pouvoir enfin profiter de l’avènement d’un style qu’ils ont contribué à forger, les suédois de Dozer se sont récemment reformés et semblent vouloir relancer la machine pour de bon. Un groupe au répertoire solide en tout cas, pour un concert qui s’annonce parfaitement recommandable.

THE WARZONE

Pro-Pain (nouvel onglet) et downset. (nouvel onglet)

Le topo sera très simple, tu le connais bien et il te manquait : rusticité, nuques bien épaisses, chœurs virils et riffs joués à un doigt. Tu vas pouvoir revivre les mosh pits de ta jeunesse, mon salaud ! 90’s HxC en force, si j’ose dire.

Millencolin (nouvel onglet)

Sur le papier, Millencolin au Hellfest, ça frôle le rejet de greffe. Mais les deux venues de NOFX ont prouvé la bienveillance des métalleux pour le punk à roulettes quand il est bon, et Millencolin fut bon - à une époque. A moins que ce soit notre souvenir qui nous trahisse, les titres de Pennybridge Pioneers devraient offrir à tous les allergiques au hard de Deep Purple et Aerosmith un dernier shoot de l’insouciante jouissance de l’adolescence à jamais perdue.

Mattooh

Brasser la merde

2 commentaires

  1. Laurent

    Salut, puisqu'il s'agit de brasser la merde, allons y... Moi qui te reproche souvent un manque de laconisme, aujourd'hui j'en aurai aimé davantage, même pas un mot sur Scott "WINO" Weinrich, l'un de mes héros de la promo 2012. Bon à part cet oubli difficilement compréhensible, ton "papier" est moitié bien, ca donne envie. A+

  2. drÖne

    CHANGEMENT DE DERNIERE MINUTE : suite aux pressions de Civitas, la mairie de Clisson annule le Hellfest. Mais le festival aura bien lieu :

    Consciente de ses devoirs à l'égard des personnes âgées, la Maison de retraite publique de Drönésie Orientale a décidé d'accueillir les 20, 21 et 22 juin 2014 le festival HELLFEST qui propose le meilleur de la musique de vos grands parents. Ainsi, les plus grands orchestres de heavy metal cacochyme se succéderont sur la scène du Bunker 666 et réjouiront les oreilles de pépé et de mémé, évoquant de nombreux souvenirs.

    De Status Quo à Deep Purple, en passant par Iron Maiden, l'innovation musicale sera au rendez-vous du bon goût.

    Mais le HELLFEST ce n'est pas seulement une grande fête de la musique cacochyme. C'est aussi des concours de Damarts mouillés, des soirées tarots et rami entre vieux amis, des tombolas avec de nombreux lots à gagner, etc. Les nombreux stands de nos sponsors vous épateront avec leurs produits et services adaptés à votre état de santé et à votre mobilité : seront ainsi présents le Centre de Gérontologie Terminale de Drönésie Orientale, les assurances vies Mortquitue, le Groupement pour un Viager Populaire, l'association des Joyeux marcheurs du Limousin, le Club du troisième âge de Clisson, les accordéons Hohner, ou encore la Grande Pharmacie Centrale de Clisson.

    http://drone-zone.org/la-dronesie-accueille-le-hellfest-2014/

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