Focus · 6 mars 2015
HELLFEST 2015 : le menu de SWQW
SWQW te prend la main
par Mattooh
Sous ses airs gargantuesques mais sans grosse surprise, genre festival entre amis, la programmation 2015 du Hellfest (nouvel onglet) propose mine de rien plus de 50% de groupes n’ayant jamais posé le pied dans le vignoble clissonnais. C’est ce que le retour de vieux amis du festival peut faire oublier, et c’est ce qu’on aime tant dans cette programmation 2015. Avec une quantité invraisemblable de bons groupes rassemblés pour 3 jours sur 6 scènes (encore une fois remaniées, pour tenir compte notamment des réserves sur le son du chapiteau Altar / Temple l’an dernier), ce line-up promet un week-end aussi bonnard que toutes les fêtes de la musique vécues depuis 2008 du côté de Clisson.
Sans vraie exclu donc, mais avec pour destination la qualité et l’épanouissement par la violence et le houblonnage à sec. Vivement l’été, hein.
MAIN STAGE 01
Cuir, grosses cylindrées et new wave of british heavy metal : tu connais la chanson. Tout comme Scorpions, Judas Priest a entrepris il y a maintenant plusieurs années une tournée d'adieux qui durera vraisemblablement jusqu'à ce que mort s'en suive. Tant mieux pour nous, parce que les papys assurent encore le spectacle de manière tout à fait honnête.
Lemmy a beau être immortel, il nous a quand même fait peur, l’an dernier. Un gros coup de moins bien dont l’origine reste floue, même si le monde médical persiste à penser qu’il s’agit d’une retombée d’un demi-siècle de petits déjeuners au Jack Daniels et de l'allumage de quelques kilotonnes de Luckies. Mais Lemmy va mieux, alors on appréciera avec un réconfort particulier cet énième set de Motörhead, avec cette setlist inusable et ce « we are Motörhead, and we play rock’n roll » qui nous manqueront, un jour (pas tout de suite).
Oui, bien sûr, tu te demandes pourquoi on les choisit, ces pleureuses et leur interminable agonie artistique. Mais souviens-toi : en 2013, leur concert au Hellfest fut étonnamment bon. Je veux dire, pour qui a été au moins une fois dans son adolescence sensible à ces conneries, sinon c’est pas la peine, c’est sûr. Mais non seulement le groupe reste très au point sur scène, mais en plus cette fois-ci on ne se tapera pas de titres en mousse : le groupe jouera cet été son premier album en intégralité, pour fêter ses 21 ans (pourquoi pas, hein). Are you ready ?
Oui, bien sûr, tu es outré. Quoi, l’emblême du néo-métal sot et white trash dans mon Hellfest ?! Mais bien sûr, mon con. Certes, Limp Bizkit ne fera jamais dans la finesse mais si on est capable d’oublier la face de pet de Fred Durst, reste un bloc guitare-basse-batterie d’une efficacité imparable et ces riffs improbables de Wes Borland. Un gros morceau de groove violent et con, pour sauter comme un con au milieu des cons ET AIMER CA. Ne fais donc pas cette mauvaise tête, et viens faire l’idiot avec nous sur Nookie.
Alors voilà, Keith Caputo a changé de sexe pour devenir Mina Caputo, le groupe ne sort plus de disques et en France, tout le monde s’est toujours un peu tapé de leur sort. On se demande donc un peu ce qu’ils font là, mais c’est justement la force des programmateurs du Hellfest de ressortir du placard des groupes en pré-retraite mais toujours bonnards, et de leur offrir un joli slot sur une grande scène face à une marée de curieux.
MAIN STAGE 02
Franchement, tu l'avais vu venir celle là ? Et on a beau n'avoir aucune idée de ce que ça va bien pouvoir donner (ça sent même le flop à plein nez cette affaire), cette petite heure de grunge devrait s'accorder très bien avec un pot de bière éventée. Et puis il y aura toujours des fans de GTA ou de Tueurs Nés pour t'accompagner dans ta chorale nostalgique, au moins sur deux titres.
Ca a beau faire 6 ans maintenant que Faith No More s’est reformé, j’ai toujours un peu du mal à y croire. Le général Patton, se plier au cirque lucratif des reformations estivales ? Ben oui, mais en ses termes. C'est-à-dire que pour continuer, l’aventure devait redevenir créative, ce qui sera le cas dès le mois de mai, avec un inespéré nouvel album, déjà précédé d’un single affolant (nouvel onglet). Et bien que tournant tous autour de la cinquantaine, les membres du groupe restent bien fringants sur scène, à commencer par ce diablotin de Patton, dont les vocalises et borborygmes impeccables n’ont d’égal que ses jubilatoires pétages de câble quand on l’immerge au milieu des cons (nouvel onglet).
Alors ça mon gars, c’est à ne pas rater. Pour la faire très courte, Beastmilk est un groupe finlandais (ça commence bien) qui évolue entre post-punk et heavy-métal, son premier album (Climax, 2013) est d’une puissance et d’une efficacité insensées et on raconte qu’en live, c’est la totale branlée. En fait tout ça est presque trop beau, mais la seule attitude raisonnable est d’aller s’avaler ce concert bien placé et bien hydraté.
L’affaire dure maintenant depuis 36 ans, et ne donne toujours pas de signes de faiblesse. Bien sûr, depuis son tutélaire premier album en 1979, Killing Joke a sorti des disques moyens, mais c’était principalement dans les années 90. Depuis l’éponyme de 2003, chaque disque est furieux, inspiré et opportun ; en premier lieu, l’incroyable Hosannas From The Basements of Hell, de 2006. Bon, en live, le groupe ne recherche plus forcément la violence de cette saillie sans pitié, mais son post-punk lourd et répétitif fait toujours son petit effet. Et il n’y a bien que dans le cadre hyper violent du Hellfest que Killing Joke peut passer pour une petite frappe !
Nuclear Assault (nouvel onglet)
Chaque année, la Mainstage 2 voit sévir un bon gros lot de groupes thrash / crossover plus ou moins récents et bien résolus à en découdre avec ta nuque. C'est un peu toujours la même recette, mais c'est souvent la meilleure façon de passer l'après midi OKLM sous un des rares arbres du site. Cette année ne déroge pas à la règle : c'est donc la clope au bec et avec un oeil à moitié ouvert qu'on se fera plaisir avec Anthrax, Hirax, Exodus ou encore Iron Reagan. Et s'il fallait n'en garder qu'un on choisirait sûrement Nuclear Assault, pour le plaisir de voir Dan Lilker nous régaler une fois de plus.
Tu nous connais, quand on a une marotte on ne la lache pas de si tôt, qu'elle soit dure à assumer ou pas. Pour le cas The Haunted, nous n'avons pas à avoir trop honte non plus, la troupe suédoise représentant une sérieuse constante death mélodique toujours efficace. Et en sachant que les gaillards devraient être plûtot excités par l'idée d'enchaîner ce concert avec celui d'At The Gates, ce dimanche devrait être à coup sûr sous le signe de la danse des canards.
THE ALTAR
Les amateurs de death metal sont plutôt gatés cette année avec d'un côté quatre groupes toujours parfaits (et qui nous assurent contrairement à l'année dernière de vraies baffes : Meshuggah, Dying Fetus, At The Gates et Obituary) et de l'autre côté une armada de seconds couteaux bien acérés.
Eternels seconds couteaux de la scène death européenne des années 90, Morgoth reste un groupe vraiment attachant et révélateur d'une époque où le métal extrême savait se nourrir de ses pères (ici majoritairement Death) tout en sachant regarder ailleurs, genre du côté de Killing Joke. Après près de 20 ans de silence discographique suite à l'excellent Feel Sorry For The Fanatic, les Allemands reviennent avec un Ungod aux premiers extraits rappelant avec plaisir les valeurs sûres de la gastronomie crapuleuse, Bolt Thrower en tête.
Bon, OK, Draw Back A Stump, le seul album de Primate, n'aura pas marqué considérablement les esprits bien qu'avec le recul il reste une gourmandise assez revigorante. Mais mater, une bière à la main (nous n'en démordons pas), l'alliance de Kevin Sharp (le chanteur de feu-Brutal Truth) Bill Kelliher (Mastodon) et des grindcoreux de The Despised pour une occasion à coup sûr unique, ressemble quand même à un bel instant de priapisme débile et souriant.
Jeune padawan, il y a des vieux singes à qui on ne la fait pas. Et si on avait eu un peu peur du remplacement d'Akerfeldt (Opeth) par Nick Holmes (Paradise Lost) au poste de chanteur, la preuve par trois donnée par le récent Grand Morbid Funeral n'a laissé que peu de doutes quant à la solidité du all star band suédois. Une prestation qui permettra de vérifier que le son de l'Altar est vraiment monté en grade depuis l'année dernière, cette plongée en enfer se devant d'être limpide et puissante pour un résultat maximum. Dans le même genre, les concerts des toujours efficaces Cannibal Corpse, Skinless et Prostitute Disfigurement pourraient se révéler jouissif si les conditions soniques tiennent la route.
Le cas Bölzer nous interroge beaucoup en ce moment puisque nous n'avions pas manqué l'occasion de vous parler de l'excellente surprise que représenta la sortie de l'EP Aura. Seulement, après un autre EP plutôt décevant, un récent concert parisien un peu brouillon et une hype envahissante, on commence à se demander si tout ça ne va pas se transformer en feu de paille. Le concert du Hellfest devrait fournir une partie des réponses et au pire, on ira se rabattre (pour le moment chez soi) sur les prometteurs Norvégiens d'Execration, pas très loin des Suisses dans le genre death / black, et peut être un peu plus consistants.
Quand tu as trois lignes pour parler d'un groupe de métal japonais, les allusions aux sushis et aux accidents nucléaires, ça fait toujours cool, tout comme parler de l'effet galvanisant du houblon sur l'appréciation d'un concert de death metal bas du front. Coffins peut donc au premier abord faire bien rire, là où sa musique, variée et opressante, aura plutôt tendance à t'enfoncer six pieds sous terre. On est en tout cas très content de les voir se hisser dans les têtes d'affiche de l'Altar pour le samedi, ce qui devrait leur laisser le temps de fournir leur vision du death old school, à la japonaise, c'est à dire bien torturée et psychotique ! Dans le genre crade, un petit tour chez Cock And Ball Torture devrait également faire l'affaire.
THE TEMPLE
En général, quand on a l'occasion de te parler black metal dans nos pages c'est pour t'évoquer des projets plus ou moins expérimentaux qui utilisent la noirceur des anciens pour élever un peu plus leur musique. Khold voit les choses différemment et pratique le black metal comme les hipsters pratiquent le shoegaze, avec du riff et un son bien présent. Petit différence ici, aucune faute du goût ne salit l'ardoise. On retrouve alors le côté abrasif du black metal old school tout en ayant accès à un univers bien personnel et solide. Un petit délice, du coup.
On te l'accordera, les norvégiens de Shining sont presque devenus aussi fatiguants que leurs homonymes suédois. Quoiqu'il en soit, cette réactualisation de King Crimson version Twitter a accouché de quelques pièces mémorables qui assureront un set mégalo et schizophrène risquant d'enterrer celui de Marylon Manson facilement.
Triptykon (nouvel onglet) / Mayhem (nouvel onglet)
Retour à deux géniteurs du métal extrême qui dépassent désormais la barre des 30 ans de pratique malfaisante, et ce sans avoir vraiment perdu de leur superbe. Et si on peut avoir quelques doutes sur la prestation des Norvégiens qui risque d'être un peu longuette, la performance des Suisses pourrait représenter le moment le plus hypnotique et prenant du festival. Nous t'avions en effet déjà vanté les mérites du dernier opus qui témoignait que la nouvelle monture menée par Warrior était enfin devenu un groupe à pat entière. Si on rajoute à cela les extraits live dispo sur la toile avec ses musiciens très en place et ses setlists au poil, on dirait que la démonstration est déjà complète. Et puis si tu préfères les (un peu plus) jeunes, tu pourras toujours te porter sur les prometteurs Nidingr (nouvel onglet).
Craft (nouvel onglet) / Mütiilation (nouvel onglet)
Et puis parce qu'il en faut toujours, voilà deux projets énigmatiques et éminemment dépressifs qui vont tenter une rare représentation live pour toi, amateur de curiosités un peu malsaines. On sait jamais trop ce que ça va donner sur scène dans ces cas là et on ne t'en dira donc pas plus, mais si le coup du pétard mouillé est toujours un risque, le voyage spirituel salvateur peut parfois t'être offert par ce genre de concerts.
Sur ce coup, on doit notre mea culpa aux Israëliens qu'on a un peu toujours associé à une blague pagan (forcément) pas drôle. Satan s'est vengé et nous a récemment collé une petite claque avec une discographie des plus solides et loin de se la jouer bouffonerie tant qu'on accepte les structures à rallonge (mais toujours bien amenées). On rêve du coup de revivre une prestation aussi revigorante que celle d'Absu au même endroit en 2013, ce qui n'est pas donné à tout le monde.
THE VALLEY
Figure-toi que Mastodon n’était plus revenu à Clisson depuis 2009. C’est scandaleux mais, voilà, ils reviennent enfin cette année et, qui plus est, pas pour servir d’hameçon de début de soirée sur une grande scène mal sonorisée, mais pour clôturer la Valley et infliger la dernière branlée du jour à une bande de nounours barbus, quelques milliers de sacs à bières prêts à tout pour une dernière giclée de descentes de toms et de riffs de l’espace.
Superjoint Ritual (nouvel onglet)
A chaque Hellfest, son apparition de notre Philou préféré. Après son facétieux set « « solo » » de l’an dernier, on attendait plutôt Pantera ou Down pour cette édition, mais voilà qu’il nous réactive Superjoint Ritual. Bon, on fera avec, et de toute façon on viendra avant tout pour se repaître des dernières déclarations d’amour à son public du vieux crocodile, tant le garçon n’a plus de voix mais toujours du bagou et un cœur gros comme ça.
Bon, honnêtement, ma phase screamo/post-hardcore est loin derrière moi, mais je sais pas pourquoi, je garde une tendresse particulière pour Envy. Peut-être parce qu’ils sont les meilleurs du genre, avec ce petit je-ne-sais-quoi d’authenticité qui donne envie de serrer les poings quand on les voit souffrir sur scène dans une intensité moins théâtralisée que chez les moins bons.
Pourquoi prendre un groupe de doom moyen, quand on peut programmer Saint Vitus ? Le Hellfest a bien raison de ne pas se compliquer la vie, maintenant que ce bon vieux Wino est un ami de la famille. Gras, groove et lenteur seront donc encore au programme cette année, avec ce petit supplément qu'on appelle la classe.
Le voilà, l’OVNI de cette programmation. On sait Yoann Le Nevé (n°2 du festival et co-programmateur) très fan de David Eugene Edwards, ce n’est donc qu’une demi-surprise de retrouver le groupe à l’affiche du festival. L’univers très spirituel et tribal de Wovenhand devrait en tout cas trouver parfaitement sa place au Hellfest, d’autant que le groupe traverse depuis 2012 une phase particulièrement électrique. Phase qui ne plait pas à tout le monde, mais devrait assurer au groupe une reconnaissance bien méritée chez les types à grosses nuques et tatouages envahissants mais à la sensibilité exacerbée.
On ne va pas se mentir, c'est bien la merde chez Eyehategod. Entre la mort de son batteur en 2013 et le gros coup de fatigue de son chanteur cette année, le groupe n'est pas épargné par les conséquences de ses excès. Mais après tout, c'est pas comme s'ils n'en chiaient pas depuis le début (problèmes de drogue, peines de prison, interdictions de sortie du territoire, etc). Reste qu'ils semblent increvables, et qu'on compte sur eux pour nous démonter les cervicales le samedi soir, avec leur gros NOLA sludge sans gêne.
Toi-même tu sais, la finesse, c’est bon pour les faibles et le papier à rouler. Pour tout le reste, le gras et la violence sont nettement préférables et High On Fire l’a bien compris. Après avoir lâchement annulé l’an dernier, Matt Pike viendra nous rappeler à tous pourquoi la vie ne vaut d’être vécue sans métal.
Brant Björk (nouvel onglet) presents Low Desert Punk
Cette année on est privés de John Garcia, mais l’âme de Kyuss sera encore une fois bien présente via ce nouveau projet du gourou Brant Björk. Fini le stoner à la cool de début de soirée, le Low Desert Punk c’est finalement très proche de ce à quoi aurait pu (pourrait ?) ressembler un deuxième album de Vista Chino. Rendez-vous obligatoire.
Russian Circles (nouvel onglet)
Russian Circles semble incapable de sortir un album vraiment crucial, mais en même temps, chacun de ses disques contient son petit contingent de tueries . Résultat : en live, c'est la branlée. Bien aidé par un batteur impressionnant, le groupe y déroule son post-math-rock dopé au métal avec une maitrise technique imparable ; franchement conseillé.
Dans la masse grouillante des pénibles suiveurs stoner, un sévère tri s’impose. Justement, la variante lourde et psychédélique de Glowsun passe à travers les mailles du filet et même s’il leur revient l’ingrat spot de 10h30-11h sous la Valley, ça vaut largement le coup de mettre ton réveil.
Terra Tenebrosa (nouvel onglet)
La pépite! La reformation de Breach se fait désirer ? Pas grave, trois des guerriers suédois œuvrent aujourd’hui au sein de Terra Tenebrosa, avec un pack guitare-basse au groove reconnaissable entre mille. Le petit plus : une surcouche de sorcellerie black-métal bien agréable.
Bon, ok, là y’a copinage. N’empêche que ces montacutains ont tout pour te prendre par surprise, toi et ton air renfrogné. Leur Motörhead-core est relativement irrésistible sur scène, et possède l’insolente efficacité de ceux qui ne voient jamais qu’une ligne droite entre un point A et un point B.
THE WARZONE
Avec la subtilité qu'on lui connaît, Ice-T revient et son Body Count n'a pas changé. A bientôt 60 piges, le malabar a décidé de redescendre dans l'arène pour mater du white thrash une dernière fois avant de tous nous laisser crever la gueule ouverte. Ce concert s'annonce comme une jubilatoire heure de régression à l'état sauvage, et même si en cette fin de samedi soir le programme s'annonce chargé, ne va donc pas t'aventurer trop loin de la Warzone ; tu voudrais quand même pas contrarier tonton, si?
Alors comme ça, le Hellfest y prend goût. Ca tombe bien, nous aussi : depuis ce fameux set de 2008 face au public d'une grande scène incrédule, NOFX a conquis le cœur des métalleux. Et depuis, ils sont comme inséparables. <3
Biohazard (nouvel onglet) & Madball (nouvel onglet)
Franchement, vous en avez pas marre? Parce que moi, non. Le NYHC est un genre qui ne s’écoute pas sur disque mais s’apprécie, année après année, sous le cagnard de la Warzone. C’est comme ça, c’est un des plaisirs de la vie et si tu n’es pas de cet avis, c’est probablement que tu écoutes encore Interpol et ça, pour le coup, ça craint vraiment.
Trap Them (nouvel onglet) & Code Orange (nouvel onglet)
Bien sûr, on n’aurait pas craché sur un nouveau passage de Converge. Mais ce sera sûrement pour l’an prochain, et en attendant, Trap Them et Code Orange seront là pour dépecer le même genre de punk-hardcore hystérique et hyper technique. Le répertoire n’est pas de la même qualité, mais en live on pourrait bien n’y voir que du feu, trop occupé à faire l’hélicoptère avec les bras en vidant des pichets de Kro tiède.
Snot, bordel ! Mais comment est-ce possible ? Lynn Strait ne s’est-il pas fait aplatir entre deux bouts de tôle en 1998 ? Si, mais en l’an de grasse 2015, il faut plus qu’un chanteur mort pour empêcher un groupe de se reformer et récolter les fruits de son labeur d’il y a 17 ans. Quoiqu’il en soit, on ne fera pas la fine bouche : on est même carrément impatient d’aller faire la danse de l’ours au son des classiques de jump-rock de Get Some. Un album qui a certes engendré indirectement le néo-métal, mais qui constitue surtout ce qui se fait de mieux en hardcore mélodique et groovy.
Twitching Tongues (nouvel onglet)
Au royaume des Life Of Agony et autres Only Living Witness est un héritier qui s’avance, pépouze, dans l’indifférence générale, et son nom est Twitching Tongues. Le hardcore du groupe et ses riffs « tellement efficaces qu’on pourrait les dessiner » n’intéresse plus forcément grand monde en 2015, mais il est temps pour toi de revenir à la pointe du swag : la qualité des compositions et des refrains mélodiques bien virils de Twitching Tongues assurera au compte-rendu publié sur ton blog la street cred que le récit du concert de Nightwish ne saurait lui procurer.

Brasser la merde
1 commentaire
ceibe
Franchement, vous n'avez honte de rien Hate d'y être !
la suite, depuis 2026