
Dans la série des "one album wonder", le quartet espagnol Hinds se pose et s’impose dans le paysage sclérosé de la scène garage rock internationale. Inspiré par autant de groupe dont on a oublié le nom depuis 2008 et par la future signature de chez Burger Records, la trop sympathique troupe Madrilène n’en finit plus de distiller son rock léger aux accents californiens façon ersatz de Bethany Cosentino… Passés les premiers émois intimistes de 2011 avec une formation encore au stade embryonnaire, la structure prend vite de l’envergure doublant les effectifs dès 2014. L’année marquera également la sortie de leur premier single sobrement intitulé DEMO, énième clin d’œil au saint graal DIY et à sa Mecque Williamsburg. Tergiversations mises à part, il semblerait bien que nos quatre filles dans le vent soient sorties de l’obscurantisme des cafés concerts et autres marches pieds de leur Espagne natale pour enfin être adoubées comme il se doit, par les grands noms d’une certaine presse spécialisée.
2016 est donc synonyme d’émancipation, coïncidant également avec la sortie de leur premier album Leave Me Alone chez Mom & Pop Records. Quid alors de la hype générée ?
Malheureusement douze titres bien trop enjoués plus tard et la formule dissimule dès la première écoute assez mal ses faiblesses et autres ficelles grossières. S’il on pardonne assez aisément à ces dames leur côté « punk lofi » téléphoné, l’opus lui, peine à convaincre de par son manque indéniable de subtilité, notamment quant à l’évocation des havres tortueux de l’amour.
Une écriture bancale qui va de pair avec une pauvreté presque affligeante des compositions. Comble du genre, la jeune formation ahane à nous mettre en tête ses mélodies, faiblardes à n’en plus finir. Seules restent peut être les harmonies vocales qui sauvent par moments certains titres d’un ennui profond. Carlotta Cosials et Ana García Perrotet assurent en effet d’une manière assez originale le chant et donnent quelques reliefs çà et là, couvrant au passage les guitares peu inspirées et bien trop réverbérées. Toute cette bonne humeur se veut évidemment sympathique et sans prétention mais au final, l’alchimie du girlband à la cool a bien disparu de la surface du disque. Quand bien même certaines personnes se satisferont aisément de toute cette légèreté pour leurs apéritifs estivaux, d’autres en revanche passeront leur chemin rien qu’à la vue de la publicité "topshop" servant ici de pochette de disque.
Ce Leave Me Alone n’est bien évidemment pas la pire arnaque de l’année et nos quatre espagnoles sont à n’en pas douter fort sympathiques, mais l’album reste poussif sur bons nombres de niveaux. Production éreintée et influences douteuses finissent d’enliser un disque au bord de l’asphyxie. Ajoutez à cela une trop faible inventivité et vous obtenez la recette parfaite du disque qui finira sa triste existence dans les bacs en promotion de ton disquaire mal luné. Un mal pour un bien ?






Brasser la merde
3 commentaires
DarkDarkDark
Faut bosser la ponctuation là
DarkDarkDarkBis
"Ajoutez à cela une trop faible inventivité et vous obtenez la recette parfaite du disque qui finira sa triste existence dans les bacs en promotion de ton disquaire mal luné"
Yolo ?
DarkBoyDark
Swqw sert de PQ pour les chroniqueurs mal lunés.
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