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Concerts · 20 août 2013 · le 15 août 2013, Saint-Malo

La Route du Rock 2013

Carnet de route

par Mattooh

C’est personnellement ma troisième tentative, la deuxième s’étant soldée l’an dernier par une solide déception sur le plan musical. Mais tu le sais, on ne se rend pas à un festival que pour la musique. La Route du Rock (nouvel onglet), on s’y rend aussi pour célébrer une certaine idée de l’indépendance dans une industrie du festival d’été plus que jamais menée par Live Nation, le Pitchforkisme sous toutes ses formes, et les fêtes à neuneus franco-franquaises. On s’y rend aussi pour, pourquoi pas, faire une ou deux découvertes et puis, clairement, pour profiter de Saint-Malo. De ses restaurants, de sa plage, de ses milliers de cons de touristes, de sa météo versatile et de ses galettes saucisses grillées comme nulle part ailleurs.

Je ne suis pas tout à fait le cœur de cible du festival, n’empêche que cette année, je ne partageais pas l’enthousiasme général à l’annonce de la programmation estivale. Plus vendeuse que l’an dernier en tout cas, entre gros coups (Nick Cave & The Bad Seeds (nouvel onglet), Godspeed You! Black Emperor (nouvel onglet)), coqueluches indé (Tame Impala, Local Natives) et improbables fautes de goût (Concrete Knives, Hot Chip).

Il ne restait plus qu’une chose à faire : aller voir par moi-même. Car comme le sait tout bon festivalier, le ressenti fait souvent mentir l’impression ressentie à la lecture du papier.

Joudi 15 août :

La faute aux embouteillages de Saint-Malo, je rate Orval Carlos Sibelius qui jouait sous le cagnard de la plage de Saint-Malo. Dommage, mais je compte bien les revoir cet automne pour vérifier si le rendu scénique fait honneur à leur superbe album.

Je fais ensuite le nécessaire pour ne rien rater du set du néerlandais Jacco Gardner. Bonne pioche, la pop psyché 60’s du bonhomme à coupe au bol se révélant assez divine sur scène. Le rendu est excessivement proche du disque, rien ne dépasse mais c’est aussi la preuve de la maîtrise sonore et instrumentale du garçon et de son groupe, qui retranscrivent à merveille les pépites pop à l’ancienne de l’album Cabinet Of Curiosities, sorti plus tôt dans l’année. Ce sera du reste le seul concert de la petite scène que je parviendrai à apprécier des 3 jours.

Iceage débarque ensuite bruyamment, et assomme le festival de son noise-punk nonchalant. Pour le principe, la lourdeur hardcore de ces gamins danois me réjouit autant qu’elle m’avait ennuyée dans d’autres contextes (Villette Sonique, Primavera Sound). Leur second album, sorti cette année, est pourtant aussi médiocre que celui de 2012, mais peut-être que le talent de leur batteur aura suffi à me faire apprécier cette inattendue ration de bons décibels. Le public semble plutôt bouder, mais le public prend son mal en patience : la suite de la soirée sera moins sauvageonne.

Moon Duo enchaîne sur la petite scène, qui devient totalement inaccessible maintenant que le site est rempli. De loin, le groupe semble dérouler son rock psyché lancinant sans plus de personnalité que sur son anodin dernier disque, Circles, sorti l’an dernier. RAS, quoi.

Je déteste cordialement les Local Natives. Emblématiques de la ribambelle de moustachus sortant chaque mois des disques désespérément inoffensifs, ridiculement poseurs et dramatiquement interchangeables, je me contente habituellement de les ignorer ou de railler les colonnes de lauriers que leur tresse inlassablement la cour médiatique de l’indie-cool. Seulement, lorsqu’ils croisent mon chemin lors d’un festival ne proposant qu’un seul groupe à la fois, je me sens l’obligation d’en dire autant de mal que possible ; malheureusement, même ma viscérale mauvaise foi m’en empêchera. Sur scène, le groupe se retrousse les manches et se tire la moustache des narines à tel point que l’énergie et l’envie déployées convainquent réellement jusqu’au plus aigri des oiseaux de mauvaise augure dans mon genre. Le répertoire sonne subitement plus pertinent, et les musiciens réellement capables. Alors les loulous, il serait ptète temps de se payer un bon producteur ? Ou d’arrêter d’en prendre un, justement ?

Attendu par une foule de trentenaires et quadragénaires éméchés ou transis, Nick Cave en impressionne dès son entrée sur scène. Les Bad Seeds imposent des standards de classe bien trop élevés pour que n’importe quel autre groupe présent ce week-end puisse espérer rivaliser. Le concert débute suavement sur We No Who U R, et la pépite Jubilee Street imprime une montée en intensité fantastique. Levée de poils générale, et seule une deuxième partie de set plus apaisée empêchera ce concert de dépasser la prestation des gentlemen australiens au Primavera Sound de Barcelone, plus tôt cette année. Les classiques habituels (Stagger Lee, The Mercy Seat, Tupelo, tous divins et déclamés par un Cave incroyablement habité) se mêlent aux titres du nouvel album (nouvel onglet) avec une cohérence parfaite, et on en oublie finalement que le monsieur zappe quasiment 15 ans de sa discographie sur ses setlists actuelles.

Il revient à !!! la délicate tâche de succéder au taulier australien. C’est pas gagné : avec en guise de frontman un improbable croisement entre Michel Gondry et Jesse Eisenberg déboulant en short-espadrilles et occupant l’espace aussi maladroitement qu’il saccage les fréquences vocales du groupe, on tient là le tue-l’amour parfait de fin de soirée. Reste que derrière ce zouave, les zicos tricotent des mécaniques de précision dance-rock, avec de gros caillots de groove et une sauce au funk blanc à l’efficacité industrielle. Pour apprécier sur la longueur, il faut néanmoins être bien cramé et/ou doté d’une furieuse envie de se livrer à la plus éhontée danse de l’ours, ce que mon état de fatigue m’interdit. J’en reste donc là pour cette première journée, sans regrets.

Dredi 16 août :

Embouteillages, files d’attente ; sans surprise, je rate le concert de Scott Jackson. Les derniers titres entendus de loin, genre pop-folk pour barbu, donnaient pourtant envie.

Woods ensuite, malgré un début timide, enveloppe le fort de Saint-Père d’un petit cocon folk psychédélique complètement délectable. Mention spéciale à la dernière chanson, dont je ne connais pas le titre donc ça te fait une belle jambe, mais dis-toi bien qu’elle était très classieuse.

Ekterklang, ensuite, m’ennuie copieusement. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais un seul titre de ce marasme synthétique et désincarné parvient à décrocher mon attention de ma bière Kronenbourg chèrement payée mais chichement pressurisée.

Et puisque le sujet de la bière est plus intéressant que cette énième hostie électro-pop, je vais en profiter pour déblatérer sur la qualité de ce qu’on nous vend : à 3€ les 25cl de pisse Kronenbourg, on peut parler de scandale pour l’esthète de la sainte potion houblonnée que je revendique être. A de rares exceptions, le même saccage se reproduit dans tous les festivals mais je n’en rêve pas moins d’un monde où les gros festivals passeraient à la vitesse supérieure en nous proposant des bières locales, ou tout simplement de qualité. Est-ce vraiment trop demander qu’un stand de bières spéciales, bien calé dans un coin pour ceux qui aiment vraiment ça ? Pendant ce temps, la plèbe pourrait continuer d’entretenir à grands frais son embryon d’ivresse péniblement fécondé au camping, pas de soucis.

Nonobstant le coût injustifié du breuvage frelaté, c’est bien au bar que j’ai passé le set des pénibles Allah-Las, les possibilités d’approche de la scène des Remparts s’avérant de toute façon quasi-nulles. A l’heure de l’hésitation avant de prendre ton pass pour n’importe quel festival, n’oublie jamais : tous les plannings griffonnés sur papier ou Pdf passent généralement à la trappe à cause de ce foutu bar. Voilà qui te fera relativiser le prochain mariage qui te fera rater ton festival préféré.

J’apprécie Godspeed You! Black Emperor (nouvel onglet) sur disque, mais leur concert nantais de l’automne dernier (au festival Soy, dont on reparlera bientôt (nouvel onglet)) m’avait abominablement ennuyé. La froideur du son et de l’interprétation, la longueur du set et les tics de composition inhérents au post-rock m’avaient heurté à retardement et rappelé pourquoi je n’écoute plus les disques de Mogwai. Mais dans l’enceinte du fort malouin, avec un rendu sonore nettement plus subtil, subséquemment une puissance carrément plus convaincante et un set écourté, j’ai finalement réussi à apprécier l’art des canadiens comme il se doit. Très bonne surprise donc, et pari réussi pour les programmateurs même si, forcément avec ce genre de musique très immersif, tous les badauds n’ont pas accroché de bout en bout, c’est le moins qu’on puisse dire.

Zombie Zombie ayant joué sur la petite scène, je n’ai pas la moindre idée de ce que peut donner le duo sur scène. A ce stade on peut parler de bouderie de ma part, un peu, c’est vrai, mais il ne faut pas oublier ce mystérieux magnétisme exercé par le bar. Le débriefing bière en main est parfois tout aussi important que le concert en lui-même ; tu sais bien ça, lecteur prompt à dégainer la ridicule accusation « hater ! » sur les réseaux sociaux quand, toi-même, tu ne fais que ça dès que sont réunis autour de toi potes, bières, quelques saucisses et des disques de qualité variable.

Pour une raison qui m’échappe, Bass Drum Of Death, jadis duo, est devenu trio en l’an de disgrâce 2013. Aussi, ce qui ressemblait à la mauvaise idée de la programmation dans la louable intention d’injecter un peu de morve rock’n roll à cette fin de soirée s’est finalement avéré une agréable petite heure de garage-pop. En s’adjoignant les services d’un bassiste, Bass Drum Of Death a gagné en épaisseur, et sonne curieusement plus pop mais surtout nettement moins chiant. Rien de bien folichon et je continue de penser qu’une belle scène comme ça aurait mérité les services d’un groupe un peu plus saignant, mais je vais pas cracher dans la soupe ; c’est pas mon genre.

Au final une journée plus remplie que prévu, et comme en plus les bières tièdes attendent au camping, je fuis avant d’entendre la moindre note des infects TNGHT.

Sadi 17 août :

Fidèle à mon habitude, je rate Widowspeak qui ouvre sur la petite scène. Je suis bien là en revanche pour Junip, qui m’ennuie sur disque mais dégage une chaleureuse douceur en live. Finement chanté et interprété sur scène, leur set mériterait un saupoudrage d’électricité supplémentaire mais reste très adapté à un début de soirée malouin.

Ensuite, ça se gâte. Concrete Knives nous impose 1h de son happy-rock niais et anodinement choral, une conséquente erreur de programmation. Le public, décidément pas difficile, semble apprécier et ne pas se rendre compte qu’il s’agite devant une resucée de Superbus. La voix de la pin-up qui leur sert de chanteuse est noyée sous les effets et autres chœurs artificiels, le jeu des musiciens est incroyablement sommaire et les compositions grossières. Une pleine heure de mauvais goût, voilà qui coûte encore cher au bar.

Heureusement, Tame Impala vient relever le niveau de la soirée avec un set qui divisera, malgré ce que disent les compte-rendus de la presse régionale. J’ai personnellement adoré leur très habile mélange de rock progressif à la frontière de l’easy-listening le plus synthétique (envahissantes boucles de claviers), de psychédélisme éhonté (les visuels cheap servent plutôt bien les ambiances ponctuellement psychotropes de leur set) et d’indie-pop très actuelle. Le deuxième album est moins mis en avant qu’au Primavera, et les titres sont souvent remaniés avec bonheur. Les australiens peuvent en plus se reposer sur une section rythmique resplendissante, avec notamment un puissant batteur au groove et au feeling 70’s délectable. Dommage que les premiers rangs du public soient composés essentiellement de jeunes poseurs très bavards, point sur lequel le réalisateur focalisera bizarrement son attention. Beaucoup de duck-faces de midinettes à l’écran donc, et le décalage avec le look du chanteur – qui devrait vite ressembler à Jay Mascis, avec ses longs cheveux et cette allure un peu pataude – et le rendu assez prog de la prestation est plutôt amusant.

Le concert de Suuns, ensuite, fut malheureusement sacrifié par une incompréhensible relégation sur la petite scène. Cela sonnait très bien de loin, mais c'était surtout très frustrant.

Enfin, crois-moi, je m’en suis tapé, des merdes de fins de soirées. J’ai zoné, hagard, dans les nuits électro des gros festivals belges ; j’ai arpenté, abattu, les nuits eurockéennes des années durant ; j’ai même attendu plusieurs fois le dernier métro pour quitter le site de Rock en Seine. Mais très rarement j’ai eu le privilège d’assister à une purge comparable à l’infâme prestation de Hot Chip. La drague du fluo kid, du trentenaire ivre et du hipster prêt à n’importe quel déplacement pour danser sur de la merde aboutit donc à ce genre de spectacle navrant. Electro-pop, dit-on. Pourquoi la Route du Rock abaisse-t-elle si bas son seuil de tolérance ? Je rappelle qu’à une époque pas si lointaine, sonner comme la rencontre de Jimmy Sommerville et Desireless dans un cauchemar des années 80 fermait sans discussion possible les portes d’un festival du standard de la Route du Rock. Bien entendu, le public encore présent a l’air d’aimer ça.

Je juge en tout cas plus sage de finir ma bière et de quitter le festival en mauvais terme, afin de ne pas m’infliger plus longtemps ce climat d’indigence musicale avec les abominables Disclosure.

Un mot sur l’organisation, enfin. Le pass 3 jours de la route du rock est vendu 85€. C’est moins cher que la majorité des festivals de renommée comparable, mais l’affiche comporte peu de groupes ; 8 par jour sur le site principal, en fait. On le sait, le festival était en équilibre financier instable suite à une édition 2012 boudée par le public. Mais, on le sait aussi, tous les ans, l’argent public vient renflouer les caisses de cette grande messe indé, et si ce n’est pas le cas de tout le monde je suis intimement persuadé qu’on ne laissera jamais couler un festival si emblématique pour la ville, la région, et même tout le petit peuple rock franquais. Les chiffres de fréquentation 2013 sont en tout cas rassurants : 22000 entrées payantes sur 3 jours, à comparer aux 19000 nécessaires pour équilibrer le budget. C’est bien.

Alors l’an prochain, peut-être aura-t-on droit au camping à plus que 4 toilettes (dont 3 bouchées rapidement) et 5 douches pour quelque chose comme 3000 (?) campeurs, ou à un point d'eau et des pissotières sur le site. J’imagine mal les festivaliers refuser de mettre quelques euros de plus, si nécessaire, pour être accueillis dans de bonnes conditions. Car l’indépendance a parfois bon dos, et d’autres festivals bien plus précaires mettent tout en œuvre pour accueillir le public plus dignement.

Le déplacement de la seconde scène paraissait être une aussi bonne idée que son emplacement des années précédentes était curieux – derrière la régie. Malheureusement, sa nouvelle situation (dans le goulot de l’entrée) et sa petite taille en rendaient l’approche impossible au cœur de la soirée. Etant donné la configuration du site, j’ai tendance à penser que deux scènes l’une à côté de l’autre permettraient, comme au Hellfest, une meilleure accessibilité en même temps qu’un peu plus de respect pour les groupes qui, cette année, devaient se coltiner une scène de la taille de celles rencontrées dans les fêtes de village pendant que les funky stars du soir jouaient sur l’habituel théâtre XXL.

En dehors de ça et malgré tout ce que l'on peut trouver à redire, encore un très bon weekend passé du côté de Saint-Malo. N’hésite d’ailleurs pas à nous envoyer les photos de tes meilleures galettes-saucisses.

Mattooh

Brasser la merde

9 commentaires

  1. MrB-alter1fo

    Pour quelqu'un qui semble si à cheval sur la qualité de son houblon, tu en as passé du temps au bar ! Effectivement, la seconde scène c'était le bordel, mais avec un peu de délicatesse on pouvait arriver à s'en approcher (enfin sauf pour Suuns). Dommage que !!! t'ait fait fuir (ce que je comprends aisément) car l'enchainement Electric Electric/Fuckbuttons fut assez redoutable.

    1. Mattooh

      Tu sais, je me fais un devoir d'analyser le nectar en profondeur avant de rendre mes conclusions. Enfin c'est plus la fatigue qui m'a fait fuir, j'aurais revu avec plaisir Electric² et Fuck Buttons ; on fait des journées de 15h chez SWQW, voilà le résultat.

  2. Rico

    Chouette compte rendu mais petite précision toutefois, Bass Drum of Death s'est doté d'un second guitariste et non d'un bassiste (qui manque toujours soit dit en passant). Comme quoi il devait bien rester un peu d'alcool dans la pisse servie au bar !

    1. Mattooh

      Tu atteins un niveau de détail stupéfiant ; merci pour la précision. Je veillerai quand même à ce qu'on ne transforme pas cet espace d'expression en ode à la Kronenbourg éventée.

  3. Cholettte

    Fallait se mettre au cidre Matooh ! c'était moins pire ! :) Je partage ton Incomprehension sur bien des points notamment logistiques, - pourquoi suuns sur la ptiote scène alors qu'ils étaient sur la grande y'a deux ans? - parquet courts que tu ne sembles pas avoir vus était vraiment bien sinon...

  4. Mattooh

    Je te laisse deviner où j'étais pendant Parquet Courts...

  5. madfab

    excellent zombie zombie, avec une belle scénographie : 2 batteurs (1 de plus pour l'occasion?) devant, jouant face à face et Jaumet derrière , surélevé.......ça avait de la gueule ...ms ce fut un peu court (ok c'est ds le cadre d'un festival ms l'organisation leur a demandé d'abréger : je les ai senti frustrés)

  6. M0zArT

    Avoir "apprécié" !!! alors que leur ligne de basse/batterie n'a pas changé pendant une heure, et passer la moitié, que dis-je, 3/4 de son temps au bar, ça fait forcément rater Electric Electric et Fuck Buttons... Dommage tu aurais presque pu mettre un paragraphe ou deux de plus en note positive. D'ailleurs j'espère que tu ne payes pas ton pass 3j, parce que venir à un festival sans connaitre la prog et payer ce prix là pour la subir 3 jours de rang, moi je dis qu'il faut être sacrément motivé tout de même !

    1. Mattooh

      Ah, j'attendais ça : le brasseur, le vrai. Le redresseur de torts, le straight-edge qui vient te commenter la setlist à l'oreille pendant le concert, le mec qui déconne pas, quoi. Alors, allons-y.

      En effet, je ne connaissais rien de la prog', et j'ai eu cette désagréable impression de découvrir chaque groupe l'un après l'autre ; vivement la fête de l'Huma, d'ailleurs. J'ai raté Electric² et Fuck Buttons - que je n'ai jamais jamais vu de ma vie, et ne reverrai sans doute jamais :-( - car j'étais ivre mort (what else?). Enfin, comme tu l'as relevé dans mon compte-rendu, j'ai passé un weekend épouvantable et d"ailleurs, il fallait bien être le seul poivrot des 3 jours que j'étais pour relever du groove chez !!!. Mais, bon, tu le savais déjà avant de lire cet article, on est des haters. SWQW, une fois de plus à poil.

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