Focus · 12 mars 2014
Dadub (ITW + Podcast) - Claustration
Claustration
par B2B
Le duo italien Dadub (nouvel onglet) (mené par Daniele Antezza et Giovanni Conti) a profondément marqué l'année techno 2013. You Are Eternity hante encore nos nuits avec ses appels d'airs immenses, ses beats scalpels et sa propension à tout avaler pour mieux nous étouffer. L'album a d'ailleurs fini à la 3ème place de notre classement techno 2013 et ce n'est pas un hasard. Le label Stroboscopic Artefacts (nouvel onglet) a vu juste en signant ces deux partisans d'une techno aussi sombre que radicale. Ce n'est pas pour rien que le groupe a désormais en charge la masterisation des sorties du label (et cela se ressent notamment sur le dernier Lucy).
On a demandé au duo de nous concocter un podcast, mais finalement, c'est un liveset qu'ils ont savamment agencé ! On vous prévient : c'est dur, c'est organique, ça vous prend à la gorge dès les premières mesures pour ne plus vous lacher jusqu'au dernier beat. L'expérience est rude et la récompense incertaine.
P.S. : on ajoute à ça une interview, volontairement courte pour mieux vous laisser happer par ce live rageur.
Comment vous-êtes vous rencontrés ?
On s’est rencontrés à Berlin, par des amis communs qui nous ont mis en contact. On voyait les choses de la même manière, on a immédiatement senti que ce serait une bonne idée de mettre en place un projet commun.
Votre premier album est très organique, d’où vient votre penchant pour ce style de son ?
You Are Eternity est un album produit durant une période de profonde inspiration. Peut-être que cet aspect se reflète en grande partie dans les textures sonores créées.
Vous gérez le mastering de STROBOSCOPIC ARTEFACTS. En écoutant vos albums, on a toujours une sensation de densité impressionnante. Votre objectif est-il de noyer l’auditeur sous une masse sonore ?
Pour nous, la perception de la masse sonore représente l’aboutissement du processus de mastering. On prend particulièrement soin des aspects (comme la balance tonale et la profondeur, par exemple) susceptibles de donner toute sa puissance au titre et de permettre la mise en avant de ses caractéristiques intrinsèques.
Quelle est votre approche du live ?
On essaie de faire en sorte que notre façon de jouer reste la plus naturelle possible. De cette manière on peut interagir avec le public à un niveau très instinctif.
Comment répartissez vous votre charge de travail ? Quels en sont les aspects techniques ?
On s’occupe tous les deux du mastering de SA et de Dadub. Il n’y a pas de routine de travail prédéfinie. On considère qu’il est très important de rafraîchir et d’actualiser constamment notre organisation. C’est le seul moyen d’exprimer notre talent et de laisser libre cours à nos penchants naturels.
La scène techno italienne est l’une des plus intéressantes depuis 3 ans. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Ca fait vraiment plaisir, ça veut dire qu’il y a un fourmillement d’idées, malgré toutes les difficultés rencontrées par l’art et la culture dans notre pays actuellement C’est un espoir pour l’avenir.

Brasser la merde