Focus · 18 avril 2016
HELLFEST 2016 : le menu de SWQW
SWQW te prend la main
par Mattooh
2016, onzième édition : le Hellfest (nouvel onglet) est une affaire qui roule.
Le festival ayant atteint le statut enviable et prospère d'événement complet chaque année, quoi qu'il arrive, il pourrait se reposer sur ses lauriers. Oublier ce qui a fait sa spécificité et son succès sur toutes ces années, grossir de manière inconsidérée ou, comme n'importe quelle World Company tentant de rentabiliser au maximum son produit en diminuant l'opulence et la richesse de sa programmation.
Mais, moralement comme artistiquement, le Hellfest et son créateur-président Ben Barbaud tiennent fermement la barre. Le principe des scènes spécialisées demeure, le nombre hallucinant de groupes également, et ce modèle pourrait même être amené à s'étoffer à l'avenir, si on en croit un récent sondage proposé par l'organisation.
De Rammstein à Sunn0))), en passant par Foreigner, Ludwig Von 88, Abbath ou Magma, il y aura donc encore cette année de quoi contenter tout le monde, et en particulier les festivaliers les plus curieux. Pour se retrouver dans ce gros tas de métal, SWQW se propose comme tous les ans de te prendre par la main, et de t'emmener directement vers les cîmes de cette fastueuse programmation. Scène par scène, en tout simplicité.
Voilà donc de quoi potasser, et rendre l'attente jusqu'au précieux week-end du 18 juin moins insupportable.
MAIN STAGE 01
Gutterdämmerung (nouvel onglet)
De prime abord, voir apparaître le nom d'Henry Rollins lors de la dernière annonce du Hellfest n'avait pu que renforcer ton amour envers ton festival préféré. Puis tu as dû te renseigner sur ce projet de ciné-concert au nom étrange et tomber sur des trucs genre : "Un opéra rock pour le 21e siècle", "Le groupe d’accompagnement joue des titres mythiques du rock. Avec, en prime, Henry Rollins dans le rôle du narrateur". De quoi vite déchanter on est bien d'accord, mais au moins ça occuppe les familles et ça simplifie les dilemmes.
Slayer sort d'une bien mauvaise passe. Entre la maladie puis la mort de leur principal compositeur Jeff Hanneman et le (second, historiquement) renvoi du batteur emblématique Dave Lombardo, Slayer devrait être mort deux fois. Mais bien mieux que survivre, le groupe est revenu l'an dernier avec un album tout à fait convaincant (nouvel onglet), et, semble-t-il, des batteries rechargées pour quelques années. Ajoutons que les passages du groupe au Hellfest ont toujours été relativement dantesques, et que personne ne s'est semble-t-il plaint des récentes tournées du groupe ; alors c'est rendez-vous obligatoire, voilà.
On a beau les avoir vu un bon paquet de fois et penser que les Français ont peut être fait le tour de leur question (réponse dans peu de temps avec un nouvel album prévu pour ce printemps), c'est toujours du bonheur d'apprendre le retour de Gojira au Hellfest. Tu sais en effet que la prestation sera GRAVE solide, que le public sera GRAVE à fond et que tu vas juste GRAVE kiffer. La recette de Gojira est en effet unique et fait toujours un bien fou par où elle passe.
C'est currieux de se dire que la musique que tu écoutes tous les jours ne serait pas la même si un mec avec la tronche et la dégaine actuelle d'Ozzy Osbourne n'avait pas pondu quelques albums inattaquables. C'était également assez curieux de prendre un pied monumental lors de leur passage en 2014. Alors on va gentiment ranger notre aigritude et aller dire au revoir tendrement à Black Sab', en espérant qu'ils nous sortent de leur besace quelques morceaux un peu rares**.**
Municipal Waste (nouvel onglet)
Municipal Waste est un de ces groupes comme on aimerait en voir plus sur les grandes scènes, à la place de tous les Volbeat, Within Temptation ou Bring Me The Horizon du monde. Car le crossover des Américains est parfait pour l'apéritif et ce genre de performances, toujours bonnardes, permet d'éduquer papa-maman-tata-fiston à de la musique un peu plus chiadée et solide que celle des groupes suscités. Peace.
MAIN STAGE 02
Hatebreed (nouvel onglet) / Sick Of It All (nouvel onglet)
Deux totems du hardcore US, à l'affiche comme tous les deux ans. Très bien, qui s'en plaindra? T'aurais préféré Mass Hysteria, peut-être? Ah merde, ouais, ils sont là aussi. Bon, ben comme ça le choix est fait. D'un côté, des gros malabars décontractés, NYHC style, 100 kilos de barbaque en moyenne par tête de pipe, 30 ans de métier. De l'autre, un gang de petites frappes du Connecticut, poids moyens (on tourne plus dans les 90 kilos de viande, en pleine saison), t-shirts noirs et mines patibulaires réglementaires, au répertoire exclusivement composé de riffs joués à 1 doigt, et seulement 20 ans de présence dans le milieu. Sur le papier, le match semble déséquilibré. Dans les faits, la sanction sera la même : pété au muscadet, tu noueras ton t-shirt autour de ton crâne, tu crieras quelque ânerie white trash, et tu iras te faire péter les deux chevilles dans le pit, avec la toute puissante mais éphémère sensation d'avoir vécu les meilleurs concerts du week-end.
THE ALTAR
Testament (nouvel onglet) / Overkill (nouvel onglet) / Sacred Reich (nouvel onglet)
Pour tous les amateurs de thrash metal sans compromis, la journée du vendredi sous l'Altar sera une véritable régalade avec une programmation qui fait la part belle aux groupes qui ont gardé toutes leurs capacités. Pour le badaud, cette journée sera l'occasion de venir de temps à autres faire le plein de tubes garantis 100% cuir moustache repris en coeur par de belles hordes de fans n'ayant pas abandonné leur amour pour des groupes qui étaient là au commencement. Bonne ambiance garantie, tenue correcte congédiée.
Agoraphobic Nosebleed (nouvel onglet)
Si tu es pour le moment passé à côté, sache qu’en cette belle année 2016, Agoraphobic Nosebleed est de retour avec un Arc ultra groovy et complètement addictif. Mais surtout, et ce depuis l’année denière, Scott Hull (ex-Anal Cunt, Pig Destroyer) déploie de temps à autres son entité cybergrind (mais pas que) sur scène. Et au vu des retours recueillis à la suite du Netherland Deathfest, ça n’a pas l’air de rigoler du tout.
Que dire sur Napalm Death qui n'a pas déjà été dit ? Rien, clairement. Napalm est une légende de par leur discographie monstrueuse et leur importance historique au sein du grindcore, en ayant en bonus vu passé dans ses rangs les musiciens parmi les plus doués de leur génération (nouvel onglet). Des fois un peu brouillons sur scène, on ne ratera cependant pas la prestation 2016 des Anglais tant l'Apex Predator - Easy Meat sorti l'année dernière nous a présenté le groupe sous une forme ravissante, prêt à grinder en toute authenticité sur un répertoire imparable.
Cattle Decapitation (nouvel onglet)
Malgré rien de moins que 20 ans de présence dans le circuit, le death-grind vegan de Cattle Decapitation a du mal à se faire connaître en Europe. Peut-être mange-t-on trop de charcuterie pour apprécier à leur juste valeur leurs délicieuses pochettes mais sois gentil, ne rate pas leur passage et ne t'y présente pas non plus avec ton énorme sandwich au cochon grillé. On sait recevoir, au Hellfest.
Le démantelement d'Entombed a beau virer un peu grotesque (Entombed A.D. ne compte aucun membre originel du groupe, en dehors du chanteur-pas-compositeur Lars-Göran Petrov), on peut faire confiance aux tauliers du death'n roll pour nous briser la nuque proprement, comme à chaque fois.
Avec Brodequin, ton Hellfest adoré fait plaisir à tous les amateurs du brutal death metal le plus extrême. Les américains se font plutôt rares dans notre contrée et représenteront complètement ce qu’il te faudra en ce dimanche après midi pour éviter de succomber à la fatigue tout en profitant d’un groupe certifié qualité +++. Gruigrui, et hourra.
Voilà bien un groupe dont nous avions entendu parler un bon demi milliard de fois avant de leur consacrer une oreille attentive l’année dernière à la sortie du très réussi The Plague Within. Grâce aux titres de cet album et à une forme vocale plutôt tonitruante du côté de Nick Holmes, il faut s’attendre à un concert de roi, maîtrisé et prenant.
Avec World Downfall sorti en 1989, Terrorizer aura fait passé à la musique extrême une vitesse supérieure, et ce avec plus ou moins autant d’importance que Morbid Angel et son Altar Of Madness. Derrière ces deux albums monstres, on retrouve le batteur Pete « Commando » Sandoval, inventeur du blastbeat et monstre de technique et de groove. Sa présence sur la scène du Hellfest aux côtés de deux Monstrosity (ça blague pas non plus là) est donc forcément un événement.
Corrosive Elements (nouvel onglet)
Parce que ce n’est pas tous les jours que tu pourras voir un membre de SWQW sur une des scènes du Hellfest. Support your local webzine.
THE TEMPLE
En fait il y a de grandes chances que la prestation de Deicide soit des plus anecdotiques. Mais nous n'avons pas réussi à nous empêcher de nous replonger dans ce très grand moment de télé à la française. Pardonne-nous nos péchés, fidèle lecteur.
Peut être que derrière son maquillage se cache un grand coeur, on ne le saura sûrement jamais. Ce qui est sûr en tout cas c'est que derrière cette mascarade grimmée, et comme c'était le cas avec Immortal, se cache un line-up du tonnerre qui techniquement est à des années lumière d'une quelconque blague. Et si sur scène ça l'a toujours fait, on ne s'attendait pas forcément à apprécier autant l'album sorti récemment. La recette Abbath a fait ses preuves et continuera de donner tort aux imbéciles. A toi de savoir si tu es à la hauteur du maître, et si tu es prêts à survivre aux pas de crabe et aux effets pyrotechniques, aussi.
Archgoat (nouvel onglet) / Inquisition (nouvel onglet)
Loin de toutes les modes, Archgoat et Inquisition jouent le black metal comme on l'aime, c'est à dire vite et fort, dans une ambiance de mort et depuis plus de 25 ans. A gauche, ça vient de Finlande (pas très original), ça ne rigole vraiment pas, ça ne réinvente rien non plus mais ça continue de sortir des albums hautement corrects. Plus d'originalité du côté d'Inquisition : les gaziers viennent de Colombie, officient à deux et s'autorisent des passages plus lents et des mélodies très efficaces. Dans les deux cas, ça suinte le rock'n roll déchu et ça force le respect.
Fier étendard de la pertinente écurie Kaotoxin, Otargos charbonne depuis bientôt 15 ans dans les tréfonds de la scène metal française, sans vraiment réussir à se construire autre chose qu'un respect certain de la part de leurs comparses de galère. Et quand on voit tout le ramdam fait autour des pénibles Regarde Les Hommes Tomber, avec qui ils partagaient le même chanteur pendant un moment, on se demande bien pourquoi Otargos en est toujours là. On espère bien qu'ils profiteront du Hellfest pour remettre les pendules à l'heure, et montrer que l'on peut faire du black moderne sans tomber dans les clichés et l'ennui.
Pour finir avec cette scène, nous t'aurions bien parlé des Polonais de Mgla et de leur Exercises in Futility, au demeurant excellent. Mais depuis la découverte d'articles ouvertement NSBM / RAC dans leur merch le mois dernier à Paris et de la présence du faf Maciej Kowalski à la batterie, on va juste te dire de passer ta route.
THE VALLEY
5 ans tout de même que la grosse touffe de Buzz Osbourne ne s'était plus ébrouée à Clisson. 5 ans, ça veut aussi dire environ 5 albums, et 3 line-ups différents autour de Buzz Osbourne et Dale Crover. On ne sait pas exactement qui les accompagnera cet été en Europe, mais pas de soucis : dans tous les cas, ça devrait casser des culs.
Le mythe repose sur 3 piliers : éloge de la lenteur, drônes et bacchantes XXL. Boosté par une street cred crevant le plafond depuis l'adoubement par Kurt Cobain, Earth est plus sûr encore qu'une valeur sure : c'est un drapeau planté en territoire jadis inconnu. On peut toujours craindre un ennui poli sur scène, mais le dernier album (nouvel onglet), qui renoue avec la distortion, laisse imaginer un excellent moment saturé en décibels au ralenti. Sunn0))), également à l'affiche cette année, et qui n'est rien de moins qu'un hommage caricatural de Earth pris avec le temps beaucoup trop au sérieux par tout le monde, doit être honoré de partager l'affiche avec eux tout en se demandant quand même pourquoi leur nom est en plus gros sur l'affiche.
Phil Anselmo, mascotte en chef du festival depuis le premier passage de Down en 2009, a pris du plomb dans l'aile en 2016. On vous laisse lire les détails ici (nouvel onglet) et là (nouvel onglet), le résultat c'est déjà que le Hellfest a définitivement rompu ses liens avec une région Pays de la Loire aujourd'hui dirigée par l'ex-vallet du médiéval De Villiers et notoire anti-mariage pour tous Retailleau, et que la tournée de Down est annulée ; tout ça à cause d'une mauvaise cuite d'un redneck qui, au quotidien, sait heureusement mieux gérer ses petits désordres idéologiques.
Pour les remplacer au pied levé, le Hellfest, fidèle à son habitude, a réussi à trouver un groupe de prestige équivalent. En l'occurrence, l'ex-frontman de Pantera est remplacé par le (ex-?)frontman de Tool, et je crois bien que c'est ce qu'on appelle la classe. Pour la première fois, Puscifer va jouer en Europe cet été, et on pourra vérifier au Hellfest tout le bien que l'on dit des concerts de ce groupe à géométrie et répertoire variables ; si les disques de Puscifer varient de l'agréable à l'anecdotique, leurs concert s'envisagent en effet comme de vrais spectacles, avec une place important laissée à la vidéo, aux reprises inattendues et aux performances tous azimuts.
Autre mascotte du festival : John Garcia. Nettement moins bonhomme qu'Anselmo, mais doté d'un back-catalogue tout aussi riche en groupes à reformer régulièrement et, heureusement, beaucoup plus réservé que l'embarrassant cromagnon de la NOLA, Garcia déboule cette année avec Hermano, avant-dernier groupe qu'il n'avait pas encore reformé - reste Slo Burn pour 2017, et on pourra recommencer le cycle à partir de Kyuss/Vista Chino. En attendant : beaucoup de plaisir à prévoir devant ce groupe de rock'n roll du désert garanti 100% efficacité, 0% psychédélisme.
Chrisian Vander au Hellfest, tu le crois, ça? En fait on aurait eu vraiment du mal à l'imaginer il y a quelques années, mais aujourd'hui, après avoir vu défiler Wovenhand, Sunn0))), Body Count ou Swans au festival, on s'y attendrait presque. Bref, le Hellfest continue à ouvrir ses portes aux pontes des musiques extrêmes, de quelque extrême qu'ils puissent venir, et c'est très bien comme ça. A vrai dire, à part le Roadburn, peu de festivals peuvent se vanter de décloisonner autant le """métal""" de son carcan d'infréquentabilité que le Hellfest, alors bravo pour ça.
En plus d'être une bonne découverte - entre post-rock et métal expérimental - et de nous venir de Corée du Sud (pour les groupes nord-coréens, prévoir encore un délai), Jambinai est probablement le premier groupe de l'Histoire à être programmé au Hellfest ET aux Escales de Saint-Nazaire. La Loire Atlantique, le département de tous les possibles ?
Pour faire suite à un inespéré et grandiose nouvel album l'an dernier, Goatsnake se remet en marche pour une série de dates dûment sélectionnées à travers le monde. Ceux qui restent encore scotchés par le souvenir de leur monumental concert de 2011 savent bien qu'il s'agit d'un groupe à ne pas rater, aussi rare que puissant et charismatique sur scène.
Hangman's Chair (nouvel onglet)
Les petits parisiens nous ont bien surpris l'an dernier, avec un très bel album (nouvel onglet) chariant doom et effluves du grunge sordide d'Alice in Chains. Les tentatives du genre basculent souvent dans la mièvrerie, leur pertinence est donc tout à leur honneur.
Jane's Addiction (nouvel onglet)
Putain, 13 ans! 13 ans depuis ce dernier concert incandescent à l'Elysée Montmartre, si bien que je n'osais plus y croire. Mais voilà, Jane revient jouer en France et comme d'habitude, c'est grâce au Hellfest que ça se produit - OK, ils joueront aussi au Download, mais on va quand même pas s'occuper de ce festival de déstockage, hein ? Oh, bien sûr, le dernier album est à oublier de même que les embarrassantes activités quotidiennes de Dave Navarro, mais voilà, c'est avant tout sur scène que Jane's Addiction s'épanouit, se met à nu (dans tous les sens du terme) et s'apprécie. Alors d'ici juin, révise donc tes Three Days (nouvel onglet), Pigs in Zen (nouvel onglet) et autres Just Because (nouvel onglet) pour être prêt quand nos quiquagénaires californiens viendront s'ébrouer sous tes yeux humides ; toi séduit, eux sexys et facétieux, lubriques et anachroniques.
Une autre chose appréciable avec le Hellfest, c'est qu'ils ne lâchent pas l'affaire. Après la tentative de booking avortée l'an dernier, Fu Manchu sera cette fois bien présent sous la Valley, pour nous déverser des kilotonnes de tubes à skater, de riffs laminés à chaud et de savoir-faire californien.
Les groupes de doom, ça ne manque pas, par les temps qui courent. Mais les groupes qui troussent d'aussi bonnes mélodies, c'est déjà plus rare et tu seras bien mal inspiré de manquer le passage de ces jeunes suédois ; on les préfère par exemple à Windhand, qui sont aussi à l'affiche cette année.
OK, on commence à avoir notre dose de Berliner doom mais que veux-tu, à chacune de leur prestation l'évidence nous re-saute à la gueule : Kadavar sur scène, c'est la Wehrmacht en plus poilue et nettement plus sympa. Berliner stoner über bullshit !
Sans crier "gare!", Unsane sort de son sommeil et se repointe chez nous pour une petite aspersion sanguine de bon aloi, et le brisage de clavicules réglementaire. Si la sanction est aussi sévère que lors de leur dernier passage en 2012, une grosse mornifle de NYC-noise est à prévoir.
THE WARZONE
Les patrons. Tu peux pas test. Toi-même tu sais.
Vision Of Disorder (nouvel onglet)
Comme Goatsnake, voilà un groupe dont le précédent passage au Hellfest aura profondément marqué tous ceux qui étaient présents. Depuis, le groupe a pérénisé sa reformations par deux albums tout à fait réussis (nouvel onglet), alors l'impatience de se refaire passer à tabac dans les règles de l'art grandissait ; nous voilà comblés, et encore plus impatients.
All Pigs Must Die (nouvel onglet)
Au rayon supergroupe, All Pigs Must Die se pose là puisque l'on y retrouve aussi bien le batteur de Converge que le chanteur de The Hope Conspiracy, deux références ultimes à leurs postes respectifs. Si les gaziers n'annulent pas une troisième fois consécutive leur tournée européenne, la prestation s'annonce des plus intenses, le groupe ayant l'air de mieux trouver ses marques sur scène que sur des albums un peu anecdotiques.
Les petits méchants de Cowards dont nous avions déjà eu l'occasion de te parler ici bas auront vraisemblablement la dure tâche de nous faire rentrer du mieux possible dans le marathon que va représenter ce Hellfest 2016. Une mise en bouche qui va puer la haine et la sueur, et il n'y a donc aucune raison que cela se passe mal.
On peut générer un bordel de tous les diables à seulement deux personnes, et Mantar en est un exemple parmi tant d'autres (Black Cobra, Dÿse, Pneu...). A voir.
Refused a tatanné la planète en 2012, avec des concerts de reformations dantesques. Tout le monde n'a pas pu en dire autant, cette année là. Et non contents d'avoir assuré avec panache le service après-vente de The Shape Of Punk To Come 14 ans aprèssa sortie, le groupe a repris sa place dans le paysage musical avec un nouvel album l'an dernier (nouvel onglet). Moins novateur, forcément, mais toujours excellent et pertinent vis à vis de ses contemporains (là aussi, tout le monde ne peut pas en dire autant). Bref, tu iras prendre ta branlée devant Refused en 2016 sans aucune nostalgie, et avec l'empressement d'y faire des cabrioles sur d'excellents nouveaux titres (nouvel onglet).
Turnstile (nouvel onglet) / Powertrip (nouvel onglet)
La nostalgie 90's se répand, et ces deux groupes sont d'excellents exemples de vieilles recettes appliquées avec savoir faire, violence guerrière et imperméabilité totale à tout ce qui a pu se faire ces quinze dernières années.
Du crust-punk suédois avec un peu de Nasum dedans, ça te branche ? Victims compte bien retourner un pit qui les attend de pied ferme et qui pourra s'adonner à ses mouvements de danse préférés, toujours le poing levé. D-Beat rules.
Dr Somath & Mattooh

Brasser la merde
2 commentaires
Ben K
Moins de métal é plus de tekhouse plz
Mattooh
On va plutôt faire l'inverse, OK ?
la suite, depuis 2026