
chronique · 5 novembre 2014 · Musiques électroniques
Nebulo
Akzidens
"Il est imperméable, souple, inextensible..."
par Mélanie Meyer
Un pas de côté pour alimenter la ligne. C’est le paradoxe que déploie Nebulo dans ce nouvel album. Une volonté de s’astreindre à un autre procédé technique afin de réinventer ses compositions. En convoquant un support vieilli – la cassette audio – il met en abîme son renouveau-même. L’habitué du label Hymen et de la frange IDM modifie tant son hébergement, puisqu’il sort sur le micro label français Stomoxine, que la base des constructions sonores, car le seul échantillonnage de cassettes offre autant de potentialités que de contraintes. Dans cette voie, il rejoint un peu la démarche d’un DJ Shadow sur Total Breakdown : Hidden Transmissions from the MPC Era. Provoquer la résurrection de sonorités anciennes pour les réinventer en un matériau potentiel. L’intérêt réside dans la perpétuation de l’identité du projet Nebulo en lui-même.
Fake Cadillac propose une interprétation éthérée ralliant les rivages d’une artiste telle que Colleen. Une dimension aquatique s’installe pour s’évanouir avec Tame démarre sur des sonorités décalées et modifiées évoquant des rythmiques de gamelan. Une mélodie s’intercale parmi des anfractuosités bruitistes. On songera à du Ginormous avec un final déstructuré s’en démarquant franchement. Cru pose des basses lourdes, industrielles, tribales associées à des variations de cliquetis superposées les unes aux autres. La construction demeure classique et efficace. Rush associe des nappes mélodiques low-fi se répondant mutuellement et derrière lesquelles une rythmique étouffée fait son apparition. L’ensemble est marqué par la résurgence et l’évanouissement de l’ensemble des éléments. L’évocation aquatique refait surface associée à des échos de voix erratiques. L’écoute fait osciller entre sérénité et inquiétude. Cette dernière est confirmée par la mélopée qui suit, Bluff Mirage. La discordance mélancolique prend dès lors une place centrale. Elle est en effet relayée dans Desire qui prend une dimension plus cosmique. Au long de cette description, une chose frappe : la continuité du goût pour l’inspiration ambient/IDM depuis Kolia malgré le choix d’un matériau et d’une technique de construction spécifiques. Elle se perpétue donc, l’identité Nebulo. Pourtant, des éléments apparaissent çà et là qui battent en brèche un tel constat. L’un est le choix récurrent d’achever les morceaux de manière brutale, sur un cut barbare. Le second s’incarne en un morceau, Dynasty Beef, véritable ode aux sonorités électros FM, accident tel que l’évoque le titre de l’album, puisqu’il dénote totalement avec le reste.
Pour conclure, on pourra s’interroger sur le chemin que suivra désormais Thomas Pujols. Tout comme la Doeck Tape, Akzidens pourrait se révéler être le point de départ d’une multitude de voies à suivre : bricolage, rénovation, construction ou ouvrage d’art…






Brasser la merde
11 commentaires
Kyklops Karsten
c'est quoi ce parquet, du pin ?
Mélanie
Sapin?
Shape2
Je sais pas, j'y connais rien... je vais demander à mes proprios.
Oui
*baille*
Romain Bigache
C'est du chêne !!! Merde quand même !
driewkat
Merci de m'avoir fait découvert l'album et l'artiste, c'est du tout bon =)
driewkat
*découvrir*
Mélanie
Un plaisir.
ygjk
Mais c'est vachement bien ça... Merci pour la chronique découverte.
lalday
chronique assez mal écrite, swqw nous avait habitué à mieux. Simple description chronologique des différente tracks sans grand intérêt.. Merde, ça manque de caractère Carpentier ! hein bon
Mélanie
Question : Georges ou Gilbert?
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