silent weapons for quiet wars

Pochette de Aoûtat

chronique · 25 janvier 2013 · Rock / Folk

Le Singe Blanc

Aoûtat

Fait pas semblant de pas savoir ce que c'est qu'un aoûtat. Tu le sais très bien, c'est cette micro bestiole larvaire de 0.2 mm qui, quand tu vas à la cueillette des mirabelles, vient te bouffer derrière les genoux, sur les chevilles ou sur tout le pourtour de ton slibard kangourou (bref là ou t'as pas envie que ça te démange, quoi).

par Booboow

C'est bon ? Tu vois ? Bah Le Singe Blanc (nouvel onglet) c'est exactement ça. Une larve d'acarien à 6 pattes et 4 B (Basse - Basse - Batterie - Borborygmes) qui ne te suce pas le sang, mais te glaviotte dessus pour mieux prédigérer ta peau avant de la baffrer comme un sagouin. Et bordel, ça gratte à en devenir maboul!

Ce trio d'albinos, parias et, pour ne rien arranger Messins, te fera le même effet désagréable. Pas étonnant quand on sait que le groupe définit son style de, attention les yeux, Zouk-core. Mais bon LSB est une vrai zouk machine à hits déglingos pleins de poil à gratter, on leur pardonne donc.

Copains de label des Nîmois de SHUB, des Stéphanois de Jubilé, des banlieusards de Jessica 93, des Nancéiens de Filiamotsa et autres Rennais de La Terre Tremble!!!, LSB sort ce 11ème album (!!!) (6 autoprod' en début de carrière) chez Et Mon Cul C'est Du Tofu? (nouvel onglet) et Whosbrain records (nouvel onglet). 2 Labels français souterrains de qualité qui nous chient une tripotée d'albums de noise-rock qui remuent le cerveau (mais celui de qui ?).

Ca fait déjà 13 ans que notre primitif primate secoue les bras de haut en bas pour faire du bruit. Pendant tout ce temps, il a eut le temps de se muscler les membres supérieurs et de trouver sa formule bancale. Des passages pleins de funk et de folie qui te donnent envie de prendre des cours de Zumba (Moignon). Des airs de bande son de freakshow itinérant, où la femme à barbe taillerai une pipe en bois à Leatherface (Cheuby). Des rafales ethio-punk à la The Ex (Mic Mac). Deux voix oscillant entre aboiement de chien galeux en rut et clown de bas étage s'étant envoyé une bonne bombonne d'hélium au fond du gosier (Monorone). Des ambiances de western ou les spaghettis seraient remplacés par des kébab dégoulinant de sauce blanche grumeleuse (Pampa).

Et parce qu'il faut bien reposer notre ciboulot meurtri par tant d'acharnement visant à nous abrutir une petite baisse de régime en fin d'album (Sana ).

Basses funky à souhait, chant régressif yaourtien complètement halluciné et déglingos, de l'humour propre : la comparaison avec les doux dingues de Primus est plus que fortuite.

Le Singe Blanc est bien un animal à part.

Booboow

Brasser la merde

3 commentaires

  1. breubant

    belle chronique par-contre impossible de comparer ça à Primus , je fais mon putin de fan absolue mais rien ne ressemble à Primus de prêt ou de loin !

  2. booboow

    Je suis über fan de Primus aussi, t'inquiètes ! Pourtant il y a quand même quelques ressemblances entre les 2 groupes, c'est indéniable...

  3. breubant

    bénéfice du doute accordé Booboow ^^

    ce pseudo est à toi ? entre ton ticket

    pas de compte : ton pseudo est protégé par un ticket que ton navigateur garde pour toi.

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