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Pochette de Runners

chronique · 20 décembre 2013 · Rock / Folk

Alligator

Runners

par Somath

On savait la scène lyonnaise gravitant autour de Grrrnd Zero amatrice des mélanges de tous horizons grâce à d'excellents projets tels que Sathonay, Totale Eclipse, ou encore Neige Morte. De là à voir la chanteuse des fastcoreux de Moms On Meth prendre la basse aux côtés de Lisa Duroux des popeux lo-fi de Reveille (où l'on retrouve aussi François Virot de Clara Clara), il n’y avait donc qu’un pas facilement franchissable.

Alligator est donc un duo basse-batterie aux instrumentations simples héritées de la tradition lo-fi où une basse tantôt chaloupée tantôt tendue tisse un beau manteau mélodique en réponse aux voix gentiment fausses mais inspirées, entre cris et chuchotements, des deux protagonistes. Sur la forme, il n’y a pas grand chose à dire de plus tant les dix titres de ce Runners ne sont que simplicité et sincérité, et que c’est très bien comme ça.

La Face A permettra aux gens comme moi qui avaient loupé il y a deux ans la première cassette des Lyonnaises de se rattraper tandis que la face B fournit cinq inédits d’une qualité équivalente. Si la naïveté apparente de l’ensemble semble au départ nous fournir simplement un énième groupe de pop à l’arrache réitérant les clichés maintes fois éprouvés de la scène indé américaine des années 90’s (Moldy Peaches, Sebadoh, Daniel Johnston), quelques écoutes attentives de plus en plus agréables redresseront très vite votre jugement.

Car au fil du temps on se rend compte que derrière quelque chose des plus inoffensifs se cache une musique plus variée qu’à l’habituelle, tirant de cela une richesse certaine. Au milieu des petites comptines que sont Sneakers ou Long Run on rencontre donc des titres qui élargissent le discours pour un effet certain comme le presque punk Bloody Mouth et le parfait slow doom Hush, tous les deux pertinents et vraiment réussis.

Runners est un album approprié à toutes les saisons, aussi bien cotonneux et réconfortant en plein hiver que rafraîchissant quand le soleil bat son plein. Par un minimalisme désarmant, ces petites ritournelles nostalgiques trouvent en effet toujours leur place et peuvent revêtir toutes les apparences nécessaire à votre bien être. Surement pas l’album de l’année, mais un remède des plus précieux, téléchargeable gratuitement ici (nouvel onglet) et donc la première face peut s'écouter ci-dessous.

Somath

Brasser la merde

1 commentaire

  1. schlounga

    ah merci pour avoir mis ça entre mes oreilles. j'adore ce genre de son.

    ce pseudo est à toi ? entre ton ticket

    pas de compte : ton pseudo est protégé par un ticket que ton navigateur garde pour toi.

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