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Pochette de Close to the Glass

chronique · 12 février 2014 · Rock / Folk

The Notwist

Close to the Glass

par Hank

Le saviez-vous ? (oui j'aime commencer comme un présentateur télé) Sous Wikipédia, quand je tape The Notwist pour vérifier des dates de sortie, je trouve comme genre "indietronica". C'est con mais j'ai jamais vraiment compris le terme, parce qu'on a déjà musique électronique indépendante, ou electro-folk, electro-rock ... Ah oui, y'a une review à faire. Bon bah c'est le retour de The Notwist 6 ans après le dernier véritable album, The Devil You And Me (tu chiales rien qu'avec le titre), et ils ont décidé de prendre un tournant. Non je déconne.

The Devil You And Me était l'aboutissement de la germe adolescente dawsonienne eastpack et mouchoir sur table basse de The Notwist (nouvel onglet). Un dernier album qui, malgré de très jolies compos, avait seulement de très jolies compos (elles étaient pas "bonnes", elles étaient "jolies") comme Gloomy Planets, Sleep, Good Lies. Juste avant, Neon Golden, disque de la (somme toute limitée) reconnaissance indie, avait pour lui une écriture plus abstraite et des pointes électroniques plus prononcées. La question avec Close to the glass était donc : va-t-on voir le groupe embrasser tendrement la pop indé et ne laisser que des miettes à ses anciennes amours d'IDM en coton (ou drum & bass minimaliste j'ai pas encore décidé lequel sonne le plus ridicule), ou, va-t-il prendre tout le monde à revers et justifier six putains d'années d'attente avec une nouvelle idée, une nouvelle combinaison qui peut séduire, une nouvelle fois, autant les esthètes du blip-blop et les éponges à sentiments ?

Aujourd'hui The Notwist, ce sont un peu ces quarantenaires mal coiffés et crasseux qui trainent aux concerts à 5€ de ton quartier, qui te parlent des émotions incroyables qu'ils ont ressenti à la fin, alors que ton regard bascule entre politesse et peur de ressembler à ton interlocuteur dans 10, 15 ans. Close to the glass commence sur de bonnes bases : Signals et Close to the glass sont d'excellents titres électroniques doux-amères qui annoncent un disque racé, une sorte de Neon Golden plus sombre. Et là, les guitares indie-pop et la rythmique sautillante de Kong sortent des enceintes et le facepalm arrive. C'est sympathique, mais bon dieu quel âge ont ces gens pour faire un truc aussi niais ? On dirait le nouveau single de The pains of being pure at heart (qui sont eux même une version Teletubbies de Teenage Fanclub ou The Pastels).

Et pour le reste on a l'impression d'entendre un groupe tatonner à droite à gauche sans se décider : electro intimiste blindée de samples (l'efficace From One wrong place to the next), folk indé de vieux fan des Smashing pumpkins (Casino), version sucrée de My Bloody Valentine (Seven Hour Drive). C'est toujours à son versant plus expérimental que le disque commence à intéresser, comme sur Run run run qui fourmille de détails (cliquetis, verre cassé, claviers qui se métamorphosent, cuivres qui vont et viennent) et intrigue, ou même l'instrumentale triste et bizarre Lineri qui drone dans l'oreille mais dure quinze plombes (8 min en fait). Mais dans ce style, Shrinkétait un bien meilleur disque hélas.

Close to the glass est comme on le dit quand on est ringard, « un coup d'épée dans l'eau », un disque qui montre quelques signes d'avancement chez The Notwist au milieu d'un océan de fainéantise et d'écriture entre deux doigts de pied. Un disque fait par et pour des fainéants, qui passe le temps, mais qui le gaspille aussi beaucoup. C'est ça du coup, l'indietronica ?

Hank

Brasser la merde

20 commentaires

  1. Georges White

    Hé ben !

  2. Albanmono

    @Hank : Heum, elle sert à quoi cette chronique ? Que tu n’aimes pas le disque d'accord ! Mais écrire un texte d’une telle pourriture (déjà on subit tous les jours ces palanquées de journalistes qui ne cessent de se relire ou de s'écouter en bombant le nombril et maintenant ça va être le même phénomène chez les webzines, allo non mais allo quoi !) je ne vois pas l’intérêt… C’est sûr que c’est tellement plus facile d’écrire un texte plein d’insultes et de haine que juste un bon texte…Quelle subversion, quelle provocation (je rigole doucement) ! A mon avis tellement vaine (et à vomir)… Ca m’aura énervé 10 minutes (pas plus mais c’est déjà trop). Flûte, le pire est que tu es probablement très fier de ton petit texte (et de l’effet qu’il aura provoqué sur moi). N’y a t il que des haines aujourd’hui pour faire bouger les gens ? Faut il vraiment que l’on retrouve ce truc en plus dans la culture indé ? Non merci ! Pour ma part, j’en ai vraiment marre des « haters» (quels qu’ils soient)… Et dire que je consacre du temps à répondre, zut je me hais là !

    Signé un quarantenaire mal coiffé qui traine aux concerts à 8€ qui pourrait te parler des émotions incroyables qu’il a ressenti en écoutant un disque ou concert, alors que ton regard basculera dans le désespoir en réalisant la bêtise de ta prose indigente !

  3. Raja

    Laisse-le donc pérorer Albanmono, on avait jamais vu un site qui écrit autant pour dire si peu de toute manière. Pour information au "chroniqueur" phraseux :

    C'est déjà moins con de parler d'indietronica, poptronica, pop électronique tout simplement que d'IDM ou (pire) de drum & bass (!!!) à propos de Neon Golden.

    The Notwist c'était déjà de l'indie (pop, noisy ça dépend les disques et les morceaux) avant d'aller vers l'électro mais t'étais sans doute pas né à l'époque de Nook que t'as jamais non plus jugé bon d'écouter avant de cracher ta merde.

    Shrink est surfait, surproduit, l'album le plus lisse et ado du groupe, même pas tout à fait réussi le nouveau a quand même une autre gueule.

    My Bloody Valentine c'est déjà plus sucré que The Notwist le sera jamais, surtout leur dernière bouse. Quitte à faire dans le snobisme anti-indie autant le faire avec des groupes qui méritent vraiment qu'on les descende de leur piédestal, encore faudrait-il avoir les couilles comme on dit. Parce que faire de The Notwist le porte-drapeau d'une indie emo pour petits bourgeois c'est débile autant que malhonnête, un peu comme ta plume finalement.

    1. hank

      ah si si, je l'ai écouté Nook, j'étais un foetus plein de bon goût. Et d'ailleurs au départ oui c'était un groupe à guitare (très inspiré des smash et du rock 90s en général de toutes façons), ce qui ne contredit en rien cette chronique. Et on m'autorise à écrire ici parce que je l'ordonne et qu'on me refuse rien. Mais j'ai jamais eu autant de commentaires sur une chro alors vous me prouvez qu'un brin de négativité peut enflammer un champs de troll, et ça, c'est un trophée que je garderai dans mon coeur. Comme disait Céline (pas l'auteur hein faut pas déconner), biz à mes fanz.

  4. marc

    Comment est-il juste possible de laisser s'exprimer un tel individu sur un site de telle qualité... Cette sombre mode du "Bashing" sans aucune connaissance ni justesse frappe donc ici aussi. Un tel degré imbécillité n'a jamais été atteint a ce point,depuis-même "Musiques Electroniques".

    The Notwist,donc. Groupe d'une intelligence rare,pourvu d'une non compromission sans égale,nous pond un bien bel album O combien riche et important dans cette belle trajectoire qui est la leur,et ce depuis leurs débuts. A saluer haut et fort. Parler de plume est un bien grand mot pour certains. Qu'ils retournent donc a leurs balbutiements dotés d'une médiocrité qui ne les fera surement jamais grandir.

  5. fainéant

    Juste drôle... Me semble que tu inverses un peu les choses là mon petit Hank. Le troll haineux ici c'est toi. M'enfin bon on va pas polémiquer, le niveau de ta chronique est de toute façon aussi élevé que celle de warpaint. Mon avis est fait...

  6. sb

    Pour une fois les fanz font plaisir à lire. Je me sens moins seul dans un champ de troll mal coiffé... Biz également.

  7. sb

    Même si généralement je suis plutôt contre, ce serait pas mal si vous mettiez des notes aux disques. Ça permettrait de ne pas perdre son temps à lire des chroniques inutiles.

  8. lexo7

    Outre les permanents allez et retours de ce cher Rajakramerad (et de tous ses autres sobriquets) qui ne rate jamais une occasion de se poser en chantre de l'Indie Rock Swag, qui nous explique qu'on y entrave que dalle, qu'on ne sert à rien mais qui emplit nos poumons d'allégresse à chacune de ses interventions pas complètement masquées, je continue de me montrer surpris de l'importance qu'accordent certains lecteurs aux chroniques négatives (minoritaires ici, mais puisqu'il faut encore le prouver...) de certains disques. Pour ma part, j'ai bien aimé ce disque de Notwist, pas autant que j'avais apprécié Neon Golden et les prestations live auxquelles j'ai eu la chance d'assister. Je me branle complètement de ce qu'ils ont fait avant, je m'autorise le droit de les enfermer dans un seul disque, parce que je fais ce que je veux, mais surtout parce que quelqu'un qui se rêverait anthropologue d'un groupe n'a pas plus de légitimité que moi à se réclamer de la vérité. Alors ouais, la chronique de Hank m'a fait sourire, et même sursauter quand j'ai lu les mentions IDM et Drum'n Bass pour causer de Neon Golden. Mais bon, je suis comme tout le monde, une chronique musicale avec laquelle je ne suis pas d'accord ne changera pas le monde et mon propre avis sur la question. Détendez-vous, et constatez quand même que si on publie ce genre de papiers, c'est qu'on se prend quand même autrement moins au sérieux que ce que vous pouvez penser. On peut rire aussi du fait que depuis la sortie de ce disque, énormément de médias (papiers, radio, web) nous annoncent l'avènement de la poptronic ou de la folktronica comme si c'était un genre nouveau et précurseur du futur, alors que c'est un truc qui n'a absolument plus rien à apporter au schmilblick depuis plus de 15 ans (comme le post-rock et plein d 'autres étiquettes qui sont l'apanage des indirockeux). On peu aussi s'en foutre, et l'apprécier quand même ou non, sans se sentir en mission. Putain, cette chronique est à l'image de ce disque, elle ne fait de mal à personne. Du calme...

  9. sb

    La chronique ne fait de mal à personne elle est seulement désobligeante et bête.

    "bon dieu quel âge ont ces gens pour faire un truc aussi niais" Je ne sais pas si t'as connu les "Little Rabbits" le premier album est super niais et il ne savait pas vraiment jouer... C''est un chef d’œuvre malgré tout.. Perso, j'ai jamais aimé les bucherons qui se prennent au sérieux. La paresse est une forme de désinvolture... Ça donne parfois de bons disques minimalistes et épurés.

  10. sb

    "je continue de me montrer surpris de l'importance qu'accordent certains lecteurs aux chroniques négatives (minoritaires ici, mais puisqu'il faut encore le prouver...) de certains disques."

    Sans digressions ça donnerait : Aujourd'hui tu peux difficilement subordonner la compréhension à l'esthétique simplement parce que chaque disque a sa raison d'être, ce qui ne signifie pas que tous les disques se valent. Si les chroniques négatives sont à juste titre minoritaires, elles seront toujours trop nombreuses par rapport au nombre de bons disques qui mériteraient d'être chroniqués. SWQW reste un site gratuit où vous pouvez faire ce que bon vous semble (cette idée de mission me semble débile). Du point de vue du lecteur que je suis, libre également de ne pas lire vos chroniques, cette gratuité me semble parfois cher payé.

    1. lexo7

      Je préférais quand tu laissais du vide en dessous, c'était plus profond. PS : Pour ce qui est de la gratuité, il ne tient qu'à toi de nous reverser quelques deniers de ta quarantaine si durement acquise, ça t'évitera ainsi d'aller quêter l'émotion lors de mauvais concerts pour vieux.

  11. Kekekeke

    On t'a connu plus inspiré Hank man, y'a un côté procès d'intention sur le "c'est de la bonne indé-pop mais qu'est-ce que c'est nul de faire de l'indépop quand on a 40 ans" qui m'a un peu fait sortir de mes gonds aussi. Donc en fait, c'est de la bonne musique, mais c'est plus trop bien d'en faire de la comme ça... Hum, ok. Le coup des loosers des concerts à 5€ me débecte un peu aussi, je sais pas ce que t'as voulu dire mais c'est soit maladroit soit affreusement cynique et dédaigneux. Bon, l'avantage c'est que tu m'as donné envie d'écouter The Notwist. Bisous.

  12. sb

    ahaha... Je vais bientôt avoir 40 ans et j'ai payé 3€ pour le dernier concert que j'ai vu... Intérior Queer (http://interiorqueer.bandcamp.com/) est quand même vachement moins insipide que Warpaint.... Mais c'est pas en crachant dans la soupe que je vais lui donner meilleur goût....

  13. vd

    Quand on a cinquante ans, qui plus est une blonde sans cheveux crasseux et qui traîne encore dans les concerts de quartier à 5€ (le prochain à venir CRYSTAL STILTS); est-ce qu'on peut écrire en toute non-objectivité qu'on écoute The Notwist simplement parce qu'on a eu d'incroyables émotions à découvrir Shrink et Neon Golden et à le partager avec certains autres ? après ça durera ce que ça durera, et savoir si c'est du indietronica, electro truc, en gros perdre son temps à étiqueter une musique pour la dézinguer ou pour exercer son érudition musicale... mais qu'est-ce qu'on s'en fout...qu'est-ce qu'on s'en fout... Allez après tout ça je vais aller faire un tour chez des Grecs http://www.youtube.com/watch?v=IoC6MdWopTY

  14. sb

    Très sympa Incognita Sperans... et encore je ne parle même pas du free download sur leur site. ευχαριστώ.

  15. zaaaab

    les concerts à 5E c'est cool. peut être que j'aime trop les loosers.

  16. Till

    Hey ! Il est marrant ce débat. Que Hank aime ou n'aime pas le disque, je m'en tamponne allègement. Moi ce qui m'intéressait, ce serait un truc argumenté qui permette réellement de se faire une idée. Plutôt que cette pseudo-prose pour apprenti inrock.

    Mais ce truc : "C'est toujours à son versant plus expérimental que le disque commence à intéresser, comme sur Run run run qui fourmille de détails (cliquetis, verre cassé, claviers qui se métamorphosent, cuivres qui vont et viennent)" Franchement...on ajoute des cliquetis et du verre cassé et hop ça devient intéressant ? Y aurait pas une analyse un peu trop superficielle sur ce coup ?

    Bon, je n'ai écouté le disque qu"une fois, dans de mauvaises conditions. Malgré tout; cliquetis ou pas, je l'ai trouvé intéressant. Suffisamment pour avoir envie d'y regoûter et c"est déjà pas mal. Mais je dis ça...j'y connais rien moi en machintronica hein.

  17. Adrien

    SWQW souffre encore d'un de ses nouveaux rédacteurs, qui, le chibre bien chaud de rejoindre l'équipe nous pond des inepties sans nom dans l'espoir d'être aussi cool que les créateurs originaux. C'est raté, et ça mérite la lapidation publique.

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