silent weapons for quiet wars

Pochette de Exai

chronique · 26 février 2013 · Musiques électroniques

Autechre

Exai

par Lexo7

Rob Brown et Sean Booth font de la musique électronique depuis plus de 25 ans. Ils forment Autechre, duo qui a révolutionné la musique électronique à l'aube des années 90 et encore bien après. Ils font partie, avec certains autres qu'il n'est pas nécessaire de citer pour le moment, de ceux qui ont bapti la réputation du label Warp. Et pourtant, rien ne leur a été épargné. Surtout pas le fanatisme, et les excès qui la plupart du temps l'entourent.

En 2013, il y a encore des gens qui débattent de comment il faut prononcer leur nom. Depuis toujours (mais surtout depuis qu'ils expérimentent vraiment), des théories pullulent sur le net en ce qui concerne le terreau scientifico-mathématique (algorythmes, mécanique quantique...) dans lequel ils puiseraient leur inspiration. Dans lequel il conviendrait aussi de chercher des réponses. Des réponses à des questions qui n'ont pas lieu d'être. Autechre possède son propre language et ne souhaite y convertir personne. Ils ne font "que" de la musique, "seulement" de l'art. Ceux qui les ont vus en live savent qu'ils ont toujours maintenu une distance honorable et certaine entre eux et le public. En maîtres de la non-communication (la meilleure qui soit), ils lâchent ça et là des bribes d'explications qui entretiennent le mystère et donc l'émulation. Quelque part, il faut reconnaître que les deux anglais se foutent de notre gueule depuis très longtemps, que nous aimons ça, et que nous en redemandons.

Leur discographie compte onze albums (oui, il faut accepter que pour eux, moins de soixante minutes de musique constituent un EP. Exit donc Move Of Ten de la partie "albums") pour autant d'EP. On peut la diviser en trois périodes au moins, sans prétendre un instant y déceler l'once d'une incohérence. Avant tout parce que les deux britanniques n'ont toujours fait que ce qu'ils voulaient, à l'abri des courants et des attentes. Durant les années 90, ils ont sévi dans des sentiers aussi tortueux que planants, mais résolument plus "immédiats" que ce qu'ils feront par la suite. Les rythmiques sont complexes mais pas inaccessibles. Le travail sur la nappe, souvent analogique, a contribué à l'immense potentiel immersif de leur musique. Si les oreilles éclairées auront décelé le virage plus expérimental, abrupt et abrasif dès LP5 (1998), c'est réellement de 2001 à 2005 qu'ils laissent totalement la place à des compositions plus abstraites. C'est réellement Quaristice en 2008, qui avec ses formats nettement plus courts et pragmatiques, interrompra cette période. Vient ensuite le temps de ce que j'appelle "la synthèse", avec Oversteps, Move Of Ten (oui j'ose) et aujourd'hui Exai. Parmi toutes ces "périodes" se dégagent un lot incalculables de constantes, de variables et de tangentes, aptes à renverser même les théories les plus simplistes. Si les Autechre ne sont pas les compositeurs en HTML qu'on tente de nous présenter depuis toujours, leur musique demeure et demeurera à jamais insondable et à l'abri de l'analyse. C'est ce qui la rend si belle, et si passionnante. Chacun énonce avec des arguments plus ou moins consistants les albums vers lesquels va leur préférence. Etrangement, l'avantgardisme incompris de la période plus expérimentale s'attire de plus en plus de louanges. Sans doute parce qu'elle est plus compréhensible aujourd'hui, à l'heure où l'expérimentation se démocratise. J'avoue pour ma part vouer un culte sage à Amber et à Tri Repetae, et que Quaristice et Draft 7.30 sont ceux qui me touchent le moins.

Il faut à mon humble avis pour bien envisager Exai, le replacer dans l'histoire entière du duo. Pas seulement dans Autechre, mais aussi dans Leggo Feet et Gescom (projet avec Bola et d'autres qui n'ont jamais rien fait depuis). Deux projets qui prouvent définitivement (puisqu'il le faut, encore...) qu'outre le fait d'être britanniques, amateurs d'électronique et signés chez Warp, Autechre n'a jamais eu grand chose de commun avec Aphex Twin et Boards Of Canada. Pourtant, on ne cesse encore aujourd'hui de vouloir lier ses trois projets diamétralement opposés. Le premier n'a jamais caché sa préférence envers l'acid, l'ambient et la dance music déviante. Les seconds n'ont jamais dit grand chose (ils sont autistes à ce qu'il paraît), si ce n'est que le shoegaze et particulièrement l'album Loveless avaient considérablement influencé leur approche organique et romantique de la musique électronique. Pendant ce temps, Autechre écoutaient de la musique industrielle, de la funk hybride, et du hip-hop. Beaucoup de hip-hop. Autant d'éléments qui auraient pu les voir violer la bass music avant l'heure. Ils n'en avaient pas envie. Ou simplement pas l'envie de se limiter à ça. Autechre n'aime pas les contraintes, encore moins celles qui sortent du cercle technique et technologique qu'ils s'autorisent. Exai est le 1 1 ème album du duo. Pas le onzième. Et même si son artwork est au moins aussi équivoque qu'un t-shirt "I'm such a nerd", il a bien des choses à révéler.

Les glorieux sabras d'hier sont-ils devenus de vieux cons réactionnaires ? La suffisance qu'on guette avec la mesquinerie de l'aigri sera-t-elle leur Chatila ? A l'heure du tout connecté en réseau, de la guerre sans images, des infos transmises à la plèbe sans la moindre vérification, Exai revêt une couleur et une signification toute particulière. Défintivement bien istallée dans son époque.

A la vue de l'imposant nombre de titres, j'ai d'abord cru à un Quaristice 2.0. Stupeur, et tremblements. Il n'en est rien. Exai revisite juste l'oeuvre globale du duo. Et plus de trente ans de musiques inscrites au patrimoine. C'est un pavé, ambitieux, mégalo même peut-être. C'est surtout très humain. Avec excès, contradictions et même une pointe certaine de désenchantement.

La première écoute est sans pitié. Ereintante et radicale. Rien de surprenant pour qui connait Autechre. L'auditeur ne peut d'abord s'attacher à rien mais se laisse ligoter sans peine. Et pourtant, l'équilibre impressionnant, cruel car frénétique et totalitaire, se révèle très rapidement. Dans sa capacité à mêler diamants bruts et pierres polies d'orfèvres pour ce qui est de la partie rythmique et du traitement du beat. A la fois rêche et sensible, hyper texturé et affranchi du moindre ornement. L'ambivalence en toute chose ne guérira certainement pas la schizophrénie d'une amibe. Elle rassurera par contre les amateurs de bordel névrotiquement organisé, d'équilibres mouvants et d'infections du liquide cérébro-spinal. Il y a aussi ce burkini ostensiblement placé sur le résidus mélodique. Sur cette écorce analogique apeurée qui n'a finalement cette fois-ci que peu de droits. Quel bonheur quand son poing s'ouvre enfin, même à de furtifs moments. irlite (get 0) écrase et abosrbe tout. Sans réellement annuler la pléthorique somme de détails qui s'échappe hors des frappes sourdes et des blasts sans fonds. Point de thème principal et malgré tout, tout semble intimement lié. Ceci est un titre rélolument majeur dans la discographie d'Autechre, toutes périodes confondues. C'est peut-être pour ça que les trois titres qui suivent semblent si limités.

Renaît alors cette impression de "faces B dispensables" où le tout aléatoire cher au groupe se perd dans ses propres desseins. Que ça se branle quand même sévèrement à quatre mains. Surtout dans cette impression de voir un peu trop l'interface et les ficelles de MAX/MSP branchées sur un pilote automatique. Car même si le duo ne s'est jamais révélé adepte du tout modulaire ou du tout câblé, quand même, les limites de leur art sont là étrangement trop perceptibles Autechre prouve certes que bien que leur identité soit frontale et distante à la fois, leur investissement du matériel est assujetti à une démarche ludique. Béni soit leur art de dégager hors du temps grace à la technologie actuelle un matériel suranné. Lorsqu'ils tentent d'inscrire le 8-bit dans sa version contemporaine, ça tombe par contre gravement à plat et donne un résultat un peu "geek bas du front". Le "tout intuitif" c'est comme le coup du flashcode en 2013, un peu périmé. Dommage.

Fort heureusement, des titres comme vekoS, Flep ou l'excellent tuinorizn ré-introduisent les trames post-industrielles, rampantes et bleepiennes qui sont le propre de cette musique de niche. Pas si algébriques et complexes que ça, ces titres là se voient sublimés par un travail impressionnant sur les graves et sur les bas médiums. Pour ce qui est de cette IDM des origines, Autechre démontre encore une fois que sur les plans techniques et logistiques, ils ont au moins trois trains d'avance sur leurs rejetons. Les titres sus-cités introduisent le deuxième chef d'oeuvre de l'album : l'avalanche bladelores. On découvre alors à la cîme du haut fourneau cet ersatz de dubstep primitif et dévastateur, noyé dans les éructations de sa propre matrice et dans des couches ambient qui se laissent enfin inonder de ce fameux "sentimentalisme froidement chaleureux", empreinte identitaire des plus belles compositions du duo. Magnifique, même si l'auditeur exigent pourra déplorer que ça déboule si tardivement, à savoir à la toute fin de la première partie.

Pas encore complètement remis, on constatera avec délice que 1 1 is n'est pas pleinement dépourvu de ce même romantisme léthal. Il est le complément idéal au sublime known(1) de Oversteps. Rien que ça. Nodezsh, runrepik et même *spl9,*malgré de beaux souffles et de très belles parties focalisées sur l'ambiance, sombrent un peu dans le même ventre mou que sur la première partie. Hautains à excès, criards même parfois, ils semblent avoir déjà été entendus chez eux et ailleurs. Revient encore ce sentiment d'errance, de posture sinueuse un peu plus gratuite, surtout bien moins inspirée dans sa geekerie désinvolte pas rebelle pour deux octets. Accordons leur le droit de ne pas tout réussir. Et encore plus de transformer brillament des essais périlleux là où on ne les attendait pas (ou plus en fait). Comme sur cloudline, petite bombinette de dub infecté et ascencionnel, ou le ludique et brutal *deco Loc.*Mais rien d'aussi revigorant que le hip-hop et les breaks purs et durs de *recks on.*Les fans du projet Leggo Feet et des productions Skam ont là une savoureuse friandise pour leurs conduits auditifs d'esthètes. Là aussi pas de thème, aussi bon soit-il dans lequel se morfondre. Le titre évolue dans un sillon fracturé surprenant. YJY UX, ses beats çinglants et chirurgicaux sur un canevas abrasif et nébuleux, ferme avec autant de force et de talent ce onzième opus.

Nul doute qu'après avoir scanné bêtement le sésame, tout un tas de connards vont tenter de superposer les deux parties pour y trouver une énième signification masquée. Je réclame le droit de m'en amuser et de n'en vouloir à personne. Autechre déchaîne à nouveau les passions et les théories les plus fumeuses. C'est tant mieux. Certains adultes acceptent par contre de renoncer au décryptage des devinettes cachées dans les équations, elles-même enveloppées dans une énigme. Les membres de Autechre emporteront une nouvelle fois avec eux la seule véritée non tronquée possible. Avec la possibilité qu'eux même n'y aient pas songé. Exai comporte son lot de titres magnifiques et de parties plus qu'inégales (dont on de doutera pas ostensiblement de l'originalité ni même de la date de composition). Exai est indivisible de l'oeuvre complète et de la révolution électronique qu'ils ont opéré il y a bien longtemps. Il aurait pu par contre être divisé de moitié pour faire taire toute critique. Pour beaucoup de gens (même pour ceux qui ne l'ont pas encore écouté), Exai est déjà l'album de l'année. L'excès est humain, encore plus chez ceux qui se branlent avec la main gauche pour avoir l'impression que quelqu'un d'autre le fait. Convenons malgré tout que Exai est un très bon album, puisque c'est un album d'Autechre.

(Les versions digitales sont déjà disponibles, y compris celles pour les audiophiles patentés chers au duo, tandis que les versions physiques ne seront disponibles que dans un peu plus d'une semaine. Il serait par contre bien temps de ré-éditer comme il se doit les vieux albums dans leurs versions vinyles)

Lexo7

Brasser la merde

27 commentaires

  1. Julien-LL

    Elle est très très bonne ta chronique, Vincent. Je suis d'accord avec toutes tes analyses sans la moindre réserve. Reste l'affectif : je suis touché par cet album y compris dans ses dérapages. Tu y vois de la branlette un peu fumeuse, j'y vois un gros bœuf électronique qui respire le fun de l'improvisation et la spontanéité du free-jazz (oui oui, c'est la première fois que je sens du jazz chez Autechre).

    En tout cas, je partage !

  2. Noirhomme Adrien

    Je trouve un peu dommage que vous n'allez pas directement à l'essentiel dans la chronique. Ca alourdit énormément le texte et par conséquent la lecture est moins agréable. A part cela, il y a énormément d'infos et c'est très intéressant. Longue vie au webzine! C'est un fidèle Belge qui vous le dit :-).

  3. samanrou

    C est un exercice risqué que de vouloir écrire une chronique (bien écrite) sur cet album et c est tout à ton honneur.

    Par contre en parlé sous un angle de vu technique c est vraiment le desservir.

    Quand j ai découvert Autechre il y a 15 ans avec le LP5 et le EP7 je n ai rien compris à leur musique dans un premier temps mais aprés plusieurs écoutes, j ai commencé par y trouver ma propre logique, et encore aujourd'hui mon approche de ces disques (et de leur discographie par extension) à changé .

    Avec Exai je me retrouve dans le même cas de figure; un disque complexe, bien de son époque et que je n écouterai pas de la même manière dans 3 ans, si j arrive à y mettre un peu de ma propre subjectivité(ce que je n ai pas réussit a faire avec Quaritice ou Overstep pour ma part).

    Par contre je ne vois pas l intérêt de s'infliger ce disque en entier a la première écoute (2h30 quand même), mieux vaux l écouté de façon morcelé pour commencer a l'appréhender.

  4. lexo7

    Où as-tu vu que je préconisais une écoute en une fois ? Où as-tu vu que cette chronique faisait suite à une première écoute ? Je vois pas non plus l'angle technique. A moins que je n'ai moi même intégré un flashcode dans ma chronique...

  5. kjgy

    Intéressante chronique, merci bien ! Je n'ai pas encore écouté l'album, je vais attendre de l'acheter en CD. Mais 2h30 de Autechre, c'est noel à la bourre. Pour moi jusqu'à maintenant, l'album qui ma le plus touché c'est Draft 7.30... Tout ça pour dire que Autechre, c'est comme le tofu, ça s'adapte selon les goûts du consommateur (uhuh).

  6. Hot Aigre

    En parlant posture et branlette à 12 doigts, j'aime aussi beaucoup la chronique en mode "je concède le génie avant-gardiste pour mieux expliquer que c'est pas si fameux non plus, y a pas que Autechre dans la vie surtout quand on touche sa bille en électro comme bibi". Sauf que voilà, ce disque est un chef-d'oeuvre, encore un, et pas parce que c'est Autechre, juste parce que c'est un chef-d'oeuvre. Et puis 2h30 c'est long mais quand même moins qu'une chronique de swqw, faut avouer..

    Sinon, album de l'année même pour ceux qui l'ont pas écouté ? Qui attend d'Autechre un album de l'année ? Tu vis dans le vrai monde ou dans une secte de maniaques de l'IDM nés avant 1980 ? C'est pas un sarcasme c'est une vraie question...

    Pis en effet, le "travail impressionnant sur les graves et sur les bas médiums" c'est ptêt pas le meilleur angle pour aborder un groupe qui fait tout pour faire oublier la technique...

    Désolé hein, j'ai vu marqué "brasser la merde" alors je me suis permis, la prochaine fois j'essuierai mes pieds sur le paillasson promis.

    Ah oui et puis quand même la période expérimentale d'Autechre elle commence entre Tri Repetae et Chiastic Slide, qui reste leur album le plus hardos, LP5 c'est un parcours de santé à côté.

    1. lexo7

      Faut que tu reviennes plus souvent, t'es jusqu'ici un de nos meilleurs brasseurs. Ta bile ma rappelle vaguement quelque chose mais passons. D'abord, je constate, même si tu n'es pas le premier, que tu veux absolument rallonger cet album de trente minutes. Si pour toi, citer MAX/MSP et dire que les graves et les bas mediums sont oufs revient à attaquer l'album d'un angle technique, je ne peux rien faire pour toi. C'est beau, c'est malhonnête, ça sort deux phrases de leur contexte et ça crie à l'imposture. Si tu pensais pas que Autechre était un duo qui fait tout pour réfuter la technique (celle-là elle est magnifique quand même) et que tu ne voyais pas Chiastic Slide comme leur album le plus hardos (ça c'est juste drôle), et bah je t'aurais bien proposé d'écrire des chroniques. En fait t'es un peu comme n'importe quel fan (geek ?) de Autechre mais en pire. T'en as fait une religion. Tu concèderas que nul part il n'est dit que Exai est un mauvais album. Tu veux en faire un chef d'oeuvre ? Grand bien t'en fasse. Je t'accorde le droit de détenir toi aussi une vérité tronquée. Mais reviens bientôt, par pitié.

  7. samanrou

    Je ne vais pas être aussi violent que Hot Aigre, après tout chacun ses gouts mais:

    -"La première écoute est sans pitié. Ereintante et radicale". Désolé j ai cru que tu l avais écouté d une traite.

    -"Surtout dans cette impression de voir un peu trop l'interface et les ficelles de MAX/MSP branchées sur un pilote automatique." Pardon tu parle de quoi là? Toi aussi tu peux faire la même chose? C"est quoi ce programme? Un tracker?

    -"Nul doute qu'après avoir scanné bêtement le sésame, tout un tas de connards vont tenter de superposer les deux parties pour y trouver une énième signification masquée." J ai un diner de con dans pas longtemps tu me les présentes?(Bon la c est gratuit).

    OK c est peux mais je ne vais copier/coller toute les phrases de ton article qui mon fait tiquer (ça na doit pas faire 1/5 de la totalité).

    Je ne m attaquais pas ton article en particulier, mais ce type d album s'apprécie pour moi sur la longueur et non pas froid.

    J'ai passé une semaine à l écouter pratiquement en boucle et ce ne sera surement pas le disque de l'année mais un disque qui va m'accompagner.

    Je vois que vous êtes toujours aussi susceptible sur ce site, mais bon continuez comme ca.

  8. lexo7

    Sur le fond nous sommes d'accord. Cet album s'envisage sur la durée mais t'as vu, on écrit des chroniques ici. Il paraît que quelques uns les lisent, mais j'ai pas envie d'attendre trois ans et d'avoir le recul nécessaire ou une autorisation pour le faire. Sinon je vois pas en quoi c'est impossible, à condition d'avoir le temps, de l'écouter en bloc. J'aime bien les mecs qui me disent comment il faut écouter un disque. Avant tout parce que moi aussi je fais des trucs pourris comme ça. Je pense également que c'est pas la première fois que tu lis une chronique sur ce site. Si tu penses qu'il est possible de chroniquer Exai après une seule écoute cul sec, et bah écoute je sais pas, y a d'autres sites qui le font très bien, lis les. Pour ce qui est de MAX/MSP, c'est pas parce que tu cites un truc que tu reconnais facilement dans les schémas que tu prétends faire mieux ou même égal. Quand tu sens l'odeur de la merde, tu te sens obligé d'aller chier ? Tu te doutes donc bien que pour le dîner c'est d'accord. PS : On est pas susceptibles, on est des brasseurs.

  9. Joris

    "Sauf que voilà, ce disque est un chef-d'oeuvre, encore un, et pas parce que c'est Autechre, juste parce que c'est un chef-d'oeuvre."

    Tu pourrais me donner la grille de critères dont tu te sers pour tamponner "chef d'oeuvre" sur tel ou tel album ? J'en ai besoin pour avoir raison en soirée.

  10. samanrou

    On ce calme! Sur la forme on n est pas complétement d accord, sur le fond non plus, mais ton article et bien foutu et t as dû y passer un moment à l écrire . Ce site je le connais depuis le début (j'étais un lecteur des chroniques électroniques) et j ai lu une bonne partie des chroniques. Si j'écris un comm ce n est pas pour troller inutilement mais pour te donner mon avis sur le disque parce que ta chronique m a fait réagir et que je pense que tu peux t améliorer dans cet exercice (on ne se connait pas, mais en même temps pourquoi tu postes tes papiers sur internet). Après la merde je la brasse tous les jours sans envoyer tous le monde bouler. A la base je n'étais ni là pour faire mon intégriste, ni là pour te descendre. A ta prochaine chronique mec

  11. douzirec

    comment parler d'Autechre sans être déraisonnable ? . a mon avis c'est impossible ! , et de toute façon celui qui y parvient ne m'intéresse pas .

    j'attendais cette chronique avec la même excitation que pour l'écoute de l'album , simplement parce que je n'est plus de fans d'autechre parmi mes proches et en vrai obsessionnel de musique électronique (de haut niveau) , c'est assez dure humainement de ne rien pouvoir partager sur la sorti d'un nouvel LP d'Autechre ( ...ça y est , il chiale ).

    oh , sa fait juste pile 20 ans cette année que Autechre est mon groupe de musique électronique préféré , ayant même réussi l'exploit qu'avec leurs albums , je puisse dire aujourd'hui que je pourrai vivre sans ne plus jamais pouvoir écouter un album ambient de Brian Eno , un album electro indus de Cabaret Voltaire , un album minimal electro pop de Kraftwerk , bref , un truc impensable , incroyable ...

    alors Lexo7 je l’attendais de pied ferme , pour se moment de partage virtuel ? ... truc sans issu , a sens unique , mais auquel on se raccroche pathétiquement pour se sentir moins seul ! ...p i t o y a b l e . et là , hyper , super , méga imprévu , la chronique du Boss , du King , du Master ! ...m'a pas beaucoup plus ?????? , " j't'es senti Blazé , voir déçu , M'sieu L'exo ? , en tout cas pas dedans ? " , ouwai , tu m'a pas fait gripper au rideaux ( sourire ...je vous dois combien Docteur ). mais je vais te dire , c'est bien comme ça ! , au moins t'es pas parfait , ça te rend encore plus humain , after all ( re sourire ).

    par contre crois le ou pas , mais franchement big respect , car chroniquer un album d'autechre , c'est comme s'attaquer a l’Everest !!!!! ( tu as au moins u les couilles d'y aller ! ). ...et t'a chronique est quand même largement au dessus de la mêlé .

    bon je vais te laisser mon Potzo imaginaire , juste te dire que " pour moi " se nouvel album est un Chef d'oeuvre ! , je c'est : je suis pas chroniqueur et pas objectif non plus ...mais quand même , bien que quelques morceaux me semble manquer un peu d'âme ( feeling ) , c'est de toute façon largement au dessus de toute la musique électronique actuel ... rien que pour cela , c'est obligatoirement l'album électronique ( underground ) de l'année ( y'a plus de concurrent ... tout ceux des 90's sont morts et ceux des 2000's n'ont pas la sensibilité et la subtilité ! , donc voila ).

    bref , Salutations L'exo puissance 1000 ,

    d...ouzirec ( dans le fond je passer juste pondre un bla bla , comme d'autres brassent de la shit ...gros bizou ).

  12. TechNono

    Message d'amour même en temps de guerre ;-)

    Remettre une chronique en question après avoir commencé son com par dire que ça fait 20 ans que Autechre est son groupe d'électro préfèré.... Moyen pour l'objectivité...

    Il y a des choses que j'aime et d'autre non chez eux. Mais il est clair pour moi (j'insiste, POUR MOI) qu'il y'a pas mal de masturbation dans et surtout autour de leur musique.

    Bref tout le monde sait qu'être fan d'Autechre c'est être un avant-gardiste de ouf!!!

    Bisous bisouS

  13. samanrou

    Bon, c est bon à la fin. Ca devient ridicule. Douzirec rentre cuvé tes sels de bain. Allez tous écouter ce disque et faites vous une opinion.

  14. d...

    pour TechNono

    et samanrou ,

    ben alors les gars , pas un poil d'humour et de second degré ?

    technono tu m'a décidément mal lu ,je l'es dit que mon bla bla n'a rien " d'objectif "

    quand a samanrou , lâche moi la grappe please , si je te saoul oubli moi .

    " c'est fou de se faire prendre la tête pour si peu ! " .

    d...ouzirec

  15. Lexo7

    Et bah putain... vous allez quand même vachement loin. Où avez vous-vu qu'une chronique (la mienne pour le coup) avait pour fonction de vous enlever votre libre arbitre ? Où avez vous vu que cette chronique se voulait vérité devant l'Eternel ? Je ne détiens pas la vérité, j'expose juste la mienne. Mon avis n'a pas à changer le votre, et le votre ne changera pas le mien. C'est pas grave tout ça, c'est qu'une chronique. Tout ça n'est qu'une représentation de la musique. Nous n'agissons pas en miroir pour mettre en exergue nos passions respectives. Cet album est pour moi un très bon album, mais très en dessous de ceux que je préfère. La prochaine fois je dirais juste ça, et commencerais ma prochaine chronique par "chacun ses goûts". Bordel qui a envie de lire de pareilles banalités ? Je ne vais citer personne (des zines blogs machins), mais encore une fois, si c'est ce que vous cherchez, allez le trouver ailleurs. Rien n'est grave.

  16. Julien_LL

    Je retiendrai une seule chose : "[Autechre], un groupe qui fait tout pour faire oublier la technique".

    Dis Lexocet, on publiera à la fin de l'année un best of des meilleures punchlines dans les commentaires ? En tout bien tout honneur, hein. Tout le monde débite son lot d'âneries.

  17. lexo7

    Best of potentiel validé. Espérons qu'on puisse en faire un focus de six pages.

  18. SPQR

    Ouaip, ben j'avais eu du mal à la première écoute, mais plus je me l'infuse et plus je suis accro. J'crois que c'est bon signe, docteur. Sinon, belle chronique, bien d'accord avec l'essentiel. (J'suis brasseur débutant alors je vais m'arrêter là.)

  19. simon

    Mmm ça a changé depuis chroniques éléctroniques, j'appéciais la finesse et le recul des articles, là c'est juste autocentré, brouillon et pénible à lire.

    Tout est pas nul, quand tu décris les morceaux un par un y a comme une repiration dans ton pavé. Et ta manière de ne pas te remettre en question pour qqun qui écrit un webzine (!). Quelque part les lecteurs sont là pour apprendre mais aussi t'aider à t'améliorer non?

    Pour revenir au groupe, depuis quaristice/move of ten et surtout sur Exai, ils ont (re)pris un virage techno, des leads très Detroit. Et on entends les influences extérieures deep/dubstep.

  20. lexo7

    Nan mais c'est quoi cette dimension professorale que tu attribues à l'écriture de chroniques ? C'est pas une fin en soi hein, je suis pas payé pour. Je veux dire j'ai un vrai métier en dehors d'écrire nimp sur internet. Loin de moi l'idée d'éveiller les lecteurs, et encore moins de prendre en compte leurs avis. Si t'écris des chroniques à charge ou à décharge pour flatter ou conserver un lectorat, c'est un peu le début de la fin (la faim ?). Justement si j'ai la prétention de publier ce qui n'est que mon avis (crois tu vraiment que je puisse me soucier de comment il sera accueilli ?), c'est bien parce que j'ai pas l'envie ni le besoin de me remettre en question. J'emmerde le participatif. Pour ça comme pour le reste, c'est autrement plus important de se poser ce genre de questions dans la vraie vie. Mais à part ça t'as raison, ça a bien changé depuis chroniques électroniques. C'était un peu le but en même temps.

  21. simon

    "Mais à part ça t'as raison, ça a bien changé depuis chroniques électroniques. C'était un peu le but en même temps."

    Du coup ll t'est arrivé quoi depuis ChElectroniques tu parlais des disques là tu parles de ta vie @l'égo secte.

    "c'est autrement plus important de se poser ce genre de questions dans la vraie vie. "

    La musique c'est un monde parallèle, la critique un exercice masturbatoire? Je pensais qu'un webzine c'était pas la même qu'un blog. Pour les états d'âmes et la posture arty t'as http://josephghosn.wordpress.com/ qui fait ça très bien.

    "J'emmerde le participatif"

    sympa pour ceux qui participent à tes concours, ils vont apprécier...tu joues au rédacteur en petit chef tout seul: edito/concours/focus je sais pas recrute, fais participer d'autre gens. Quand t'as fais le passage à SWQW je msuis dit cool ça part vers le webzine collectif ou le truc va s'étoffer.

    Y a aucune dimension professorale, j'ai découvert des trucs super cool comme Lucy et Emptyset grâce à ton site. Pareil quand je lis the Wire "j'apprends" plein de choses.

    C'est pas mon boulot mais je connais bien le milieu de la presse musique et on retrouve les travers de journalistes un peu verts et/ou musiciens frustrés qui font passer leurs problèmes (névroses?) à travers leurs papiers.

    Franchement si j'écoutais pas autechre depuis 98 jamais tu m'aurais donné envie d'écouter Exai. Bon j'arrête les comm là et je souhaite bon vent à SWQW.

  22. TechNono

    Déplorable....

    Fan-attitude de merde...

    Des dizaines de chef-d'œuvres critiqués en ces lieux passent presque inaperçus mais dès qu'un chroniqueur s'attaque à un grand nom les trolls déboulent en masse.

    C'est quoi ce procès d'intention à deux francs six sous? Un album d'Autechre doit-il forcément être encensé? Est-il impératif qu'il soit direct estampillé galette de l'année?? L'indépendance et le libre arbitre ont fait de CE ce que CE était devenu. Force est de constater cette ligne de conduite n'a pas changé.

    Libre à chacun de se faire son opinion. Et si il veut le faire partager, libre à chacun de créer un webzine. Dans tout les cas depuis que je suis CE et maintenant SWQW personne ne s'est jamais vanter de détenir la vérité absolue.

    Bref il est peut être temps pour certains petits et grands de savoir prendre ce qui les intéresse et les laisser le reste...

  23. lexo7

    Nous sommes un peu plus de 10 à écrire sur SWQW. A l'époque de CE, y a un court moment où nous avons été 5. Sur SWQW, chacun écrit ce qu'il veut sur ce qu'il veut. Personne n'a un droit de regard, même si j'avoue que B2B et moi-même avons refusé une chronique à propos de Mass Hysteria (lol). J'ai écrit un edito parce que j'en avais envie et que personne d'autre ne le souhaitait. Je n'ai pas participé au top des rédacteurs, je ne propose pas de concours. Je suis comme chacun des rédacteurs de SWQW, je fais juste ce que je veux, avec le régularité que je détermine. Je ne suis par contre pas étonné de voir de telles réactions vis à vis de la chronqiue d'Autechre, même si jusqu'ici ce genre de conséquences était surtout lié à des brûlots volontairement malhonnêtes et à charge par rapport aux activistes de la french touch 2.0 (Justice, Yuksek, Sebastian...). Une chose est claire, dès que tu parles d'un truc qui n'est pas complètement inconnu le fan ou l'aigri de base ne savent pas se détacher de leur propre ressenti vis à vis de la musique ou sur le contenu d'une chronique sur laquelle ils ont quelque chose à redire. Quelque soit l'angle de la chronique (emo, renseigné, narratif, imaginaire, malhonnête). Je ne pense pas raconter ma vie dans mes chroniques. Que tu puisses penser par contre, que quand tu livres une part d'un ressenti émotionnel vis à vis d'un disque que tu aimes ou pas, celui-ci puisse être émancipé d'un patrimoine névrotique est juste stupide. Si je dis ça et que je me justifie presque, c'est parce que je n'ai pas pour ambition d'être reconnu pour mes chroniques. J'essaie comme je peux qu'elles soient crédibles et c'est tout. Je ne les écris pas pour les lecteurs. Je le fais pour moi. Pour recevoir la blinde de disques gratuitement. Pour mettre en avant des artistes et des oeuvres indépendantes la plupart du temps. Et pour que des gens les achète sans que je gagne une thune dessus. Ca ne va pas plus loin. Je m'arrête là. La bise virtuelle à ceux qui soutiennent, depuis peu ou depuis les débuts.

  24. simon

    "Quelque soit l'angle de la chronique (emo, renseigné, narratif, imaginaire, malhonnête)"

    malhonnête

  25. duff

    chronique un peu longue mais cool analyse.

    bisous

  26. MB

    Je suis fan du groupe depuis 3/4 ans, période ou j'ai découvert Tri Repetae, mais ma passion du groupe ne s'épanche pas à plus de 1995 avec ce Tri repetae donc et les deux EP de la même année, ensuite ca ne me parle plus, sauf un peu le EP7 et le LP5.

    J'ai tenté quelque écoutes de ce disque, ca ne passe pas pour moi, il est difficile de parler de ce groupe parce que l'approche des albums est très différente par individus, pour ceux qui 'ont comprit.

    Le débat se trouvera déstructuré, comme la musique^^

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