chronique · 6 décembre 2012 · Techno / House
Daniel Avery
Water Jump EP
Depuis quelques temps, on nage en plein revival acid-techno. A croire que la mythique Roland TB303 ne mourra jamais. Dernièrement, c’est l’anglais Daniel Avery qui s’est emparé du genre afin de mieux le transcender via les codes actuels.
par B2B
Daniel Avery (nouvel onglet) c’est un peu le mec dont tout le monde parle en ce moment, celui qui explose complètement outre-Manche. Facile quand Erol Alkan a décidé de faire de vous son poulain. Alors même si on a rêvé mieux comme parrain qu’un mec qui s’enlise dans la redite depuis 10 piges, difficile de ne pas profiter de son énorme réseau et de son label maison, Phantasy Sound (nouvel onglet). Ainsi, il y a moins d’un an, Daniel Avery était inconnu au bataillon. Quelques maxis plus tard et une remarquable session live pour Fabric, l’Anglais émoustille tout le milieu. Faut dire que le bougre sait y faire et que ce n’est pas tous les jours qu’on mettra en avant un maxi purement dancefloor sur SWQW. Mais que voulez-vous, quand c’est bon, c’est bon !
Water Jump déroule ses 4 titres avec un aplomb phénoménal. Le titre éponyme a beau taper dans un breakbeat purement UK, bien lourd, dès lors que la rythmique choisit l’affrontement techno sur des lignes acides redoutables, vous êtes conquis. Mais c’est principalement Drone Logic qu’il faut retenir. Ode à une acid-techno imparable, le morceau monte lentement avant d’envahir tout le spectre sonore afin de vous contrôler comme un pantin. C’est simple, mais putain, quel plaisir !
Mais Daniel Avery ne s’arrête pas là. Le bougre semble avoir ingéré toute la musique électronique en un temps record. Sur Reception, c’est autant la techno-indus de Forward Strategy Group que la techno-pop d’Underworld qui nous est resservi, pour un maelstrom d’une rare densité, et atteignant peut-être les limites du carambolage. En finissant sur un A Quiet Life aux préliminaires allongées avant l’explosion acid-rock salvatrice, Daniel Avery démontre qu’il est capable de tout maîtriser. On aura rarement entendu cette année un EP autant provocateur et appelant à immédiatement envahir le dancefloor.
Si vous ressortez les pupilles dilatées à l’écoute de ce Water Jump, ne paniquez pas. Vous venez simplement de vous prendre 10 lignes d’acid dans la tronche.






Brasser la merde
5 commentaires
fee_lait
Tu viens d'ensoleiller ma journée.
Joël
Oh que c'est bon!
Ebi
'tain, les gars, les fautes d'accords, quoi, merde.
Blop
Wawawa ça me donne envie de ressortir un vieux mix acid house d'Alexander Robotnik tout ça!
Merci pour la découverte.
Philippe
Très belle chronique. Un son old school avec un petit quelque chose d'actuel. Merci!
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