
chronique · 5 septembre 2013 · Rock / Folk
I Kill Giants
I Kill Giants
Avant j'étais un fainéant. Maintenant je suis un fainéant en rédemption. Explications : un titre du premier album (physique du moins) d'I Kill Giants s'est glissé dans la playlist d'été, comme un abandon au bon vouloir du peuple pour qu'il défriche de lui même. Mais le remord m'a pris au cours de ma cinquantième écoute, et voilà le moment de mon travail d'évangélisation.
par Hank
I Kill Giants sont de Boston, ils sont quatre, n'ont aucun look particulier (nouvel onglet) et jouent un mélange de punk-rock et math-rock, avec une sous couche emo/post-hardcore, mais juste pour le chant. Ca en fait de l'étiquette à coller, vous me direz, mais parlons du fruit sous le plastique. I Kill Giants est un disque d'adulescent au sens le plus sérieux du terme : du riff ensoleillé influencé par la B.O de Tony Hawk Pro Skating 2 ("Calender", "Collector" qui puent tellement l'orangeade que maman aimera aussi), des filets de gratte émincés et quadrillés pour les amateurs de technique ("Part 1/Part 2" épique en diable, comme un At the drive in pour les enfants), et même de la prétention artistique (Les trompettes sur l'instrumental "Pigskins" et la mini rengaine presque jazzy "Windmills"). Là dessus, on a Dylan Hanwright, chanteur-guitariste qui fait passer des histoires de cours d'école pour de grandes épopées euphoriques. Il gueule, il chiale, il a à peine mué mais il a déjà tout compris aux tactiques syllabiques pour clasher son ex-copine.
S'il on devait rapprocher le groupe d'un de ses contemporains, on prendrait volontiers les gaillards ouvriers de Titus Andronicus, avec moins de story-telling et plus de délicatesse. Au final on a pas grand chose à reprocher aux tueurs de géants, à part peut-être de ne pas pousser leur énergie vers des titres plus longs et alambiqués, car on sent une germe du vieux Trail Of Dead pousser ici et là. Pour finir, un petit warning: si vous ne supportez pas (par principe, ou par posture) la musique de jeune faite par des jeunes, passez votre chemin.






Brasser la merde
1 commentaire
Maku
C'est plein de promesses à confirmer... Quelques jolis plans de guitare
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