
chronique · 13 mars 2014 · Rock / Folk
Nothing
Guilty Of Everything
Cocon de la dream-team métal des 90's et 00's, Relapse est moins inspiré ces dernières années mais sort ces jours-ci le premier album de Nothing. Un groupe qui ne sonne pas au détecteur de métal, même si son chanteur vient de la scène ‘HxC’. Début de diversification ou simple service rendu à ses homies de Philadelphie ? Toujours est-il qu’en signant ces bons à rien, Relapse pénètre le paysage sinistré de l’indie-rock.
par Mattooh
Le mini-revival shoegazing suit son cours. Tu as aimé Weed (nouvel onglet), les jeunes pousses de Vancouver pratiquant un shoegazing juvénile sur lit de power-pop acnéique? Tu devrais aimer Nothing (nouvel onglet), qui se croît peut-être coupable de tout mais qu’on ne peut qu’accuser d’avoir enregistré un bon disque. Leurs compositions sont simplement moins chaotiques, encore plus empreintes d’une langueur électrique mais moins fortes que chez Weed. On ne leur en voudra pas de ne pas avoir atteint la constance dans l’excellence de Deserve.
Quoiqu’il en soit cette chronique sera namedropping free, déjà parce que celle de Weed a tout ce qu’il faut dans le domaine, et ensuite parce que le produit est de facture très classique. Toi-même tu sais : bourdonnement guitare-basse tartiné de disto, brume mélodique de la seconde guitare en survol, rythmiques appuyées mais simplistes, on déverse quelques semi-remorques de réverb’ et le tout part au service expédition. Suivants !
Tout juste pourrait-on diviser les compositions en deux vagues catégories : les pieds au plancher (Bent Nail, Get Well), et les midtempo plus mélancoliques (Dig, Somersault, Beat Around The Bush), caressant ta neurasthénie.
Si l’excitation reste quelque peu au placard, Guilty Of Everything n’en est pas moins un disque agréable et très efficace, à s’enfiler entre deux productions plus affirmées ou pour se préparer au retour de Slowdive cet été. Si on aura oublié jusqu’à l’existence de ce groupe à l’automne prochain, rien ne lui retirera le mérite des bonnes idées disséminées sur ces 9 titres. Une année musicale est faite de ces disques sans défauts mais anecdotiques, qu’un peu plus de personnalité pourrait faire traverser le temps, mais qui se contenteront de rester la bande-son d’une saison, d’un mois, ou d’une semaine. Et c’est déjà pas mal.






Brasser la merde