
chronique · 12 juin 2013 · Musiques électroniques
Boards Of Canada
Tomorrow's Harvest
Les sons doivent être saisis au vol par les ailes, pour qu'ils ne tombent pas dans les oreilles des sourds. (Ionesco)
par Lexo7
Certains de ceux qui prétendent aujourd'hui détenir la vérité sur Boards Of Canada n'étaient encore qu'un vague espoir de concrétisation sociale dans les couilles de leurs pères lorsque le duo posait sur cassette ses mémoires acides en 1992. Ce sont souvent les mêmes qui espèrent les voir un jour en concert. Je ne dis pas ça (du moins pas seulement) pour jouer les vieux cons. Mais surtout pour constater à quel point Boards Of Canada ne souffre d'aucun conflit générationnel et s'inscrit plus que jamais comme un mythe de la musique.
Si leurs trois albums précédents sont indispensables à toute discothèque de qualité, on oublie souvent de mentionner à quel point au moins deux de leurs formats plus courts sont touchés par la grâce. Twoism (composé avec un troisième membre, Christopher Horne, qui est tout sauf un inconnu) en 95 et In a Beautiful Place Out In The Country (2000) sont pour moi, aux côtés du chef d'oeuvre Music Has The Right To Children, leurs travaux les plus remarquables. Parce qu'il transpire de ces disques un aspect ludique jamais égalé, un sens inné de la simple mélodie qui fout par terre. Mais aussi la synthèse idéale entre le trip-hop, le rap instrumental geeké et les prémices d'une "hybridation" électronique qui aujourd'hui ne surprend plus personne. L'époque où Skam et Warp étaient les labels vers lesquels on se tournait sans le moindre doute. L'époque où des titres comme Aquarius, Sixtyniner, Kid For Today, Everything You Do Is A Balloon (issu de Boc Maxima) ou Telephasic Workshop semblaient avoir déjà dix ans d'avance sur ce qui se faisait.
Boards Of Canada est une légende qui pose encore plus le non sens de l'objectivité en matière d'art. Le duo est aussi tellement adulé qu'il est parfois impossible d'ébaucher un semblant de critique à son endroit. Dire que certains de leurs titres sont très chiants, que des interludes sont trop courts, que des titres sont trop longs, que Eoin et Sandison ressemblent à des geeks quakers, que certaines parties rythmiques sont littéralement anémiques, et que certaines de leurs références ou allusions plus ou moins masquées ne servent à rien, si ce n'est à nourrir leurs fanatiques adeptes du décorticage au microscope. Voilà qui revient à être voué aux gémonies par les grands démocrates que comptent le modèle de pensée unique occidental.
Si Geoggadi (2002) et The Campfire Headphase (2005) sont certes d'excellents albums, ce sont aussi ceux pour lesquels je me montre le plus "critique" avec le temps. Geoggadi est pourtant celui qui se rapproche, dans l'esprit et rythmiquement, de l'IDM que j'affectionne particulièrement. Mais c'est aussi celui qui signe l'omniprésence à venir du Bitcrusher VST, aujourd'hui poncé jusqu'à l'os. C'est aussi celui qui contient le plus de références scientifiques plus ou moins masquées. Au rayonnement "planké", à la secte de David Koresh, à la fission nucléaire et à la mécanique quantique. Parce que ce sont des trucs qui en général m'ennuient un peu, et parce qu'en physique pure on peut aisément prouver qu'un éléphant reste suspendu à une falaise la queue accrochée à une pâquerette, c'est sans doute l'album qui me "dérange" le plus. The Campfire Headphase, malgré les inaltérables Chromakey Dreamcoat et Hey Saturday Sun, touché par certaines envolées "post-rock" et un côté folk aux fleurs séchées dans les cheveux, est celui vers lequel je reviens le moins.
Je ne vais pas revenir sur la promotion toute "BoCienne" qui a entouré la sortie d'un nouvel album qu'on attendait plus. Même si les ventes potentielles ne comportaient que peu de risques vu le spectre extrêmement large des supports du duo, certains critiques aigris sont à l'affut et se demandent si cette nouvelle sortie n'est pas une vulgaire tentative pour continuer à exister, une sorte de baroud d'honneur.
A peine débutent les premières secondes de Gemini que désarçonne ce troublant sentiment. Et si les Boards of Canada n'avaient absolument rien écouté d'autre que leur propre son pendant toutes ces années. On les imagine très facilement enfermés dans une ferme d'Ecosse ou de Nouvelle Zélande, à écouter des génériques d'émissions des années 70, à défricher des kilomètres de VHS et de documentaires estampillés National Geographic. Rien n'a changé dans leur approche et leur manière de composer, même si certains furtifs moments trahissent le renfort d'une certaine modernité sur le plan technique (certains trucs résonnent quand même un peu moins lo-fi). On pourrait confier les fiches techniques précises de chaque morceau à des ingénieurs confirmés, qu'ils ne parviendraient pas à retranscrire le même son, le même voile vintage, cette simplicité mélodique dont presque tout le monde est capable mais à laquelle personne n'avait pensé avant eux. Il y a deux hommes derrière les machines. Seule leur empreinte organique est responsable d'un tel son. Alors finalement, peu importe si le Bitcrusher et quelques recours au circuit bending résonnent comme tout sauf moderne aujourd'hui. Ils n'en ont cure. C'est complètement artisanal, pitché "à la va comme je te pousse", mixé extrêmement finement mais de manière peu académique. Ne vous y trompez pas, Tomorrow's Harvest est bel et bien un album de Boards Of Canada. Et c'est une tuerie.
Mais quelque chose a changé malgré tout. L'émotion est encore plus immédiate. Presque débarrassée de toutes ses franges et bordures "artificielles", la péninsule mélodique est plus que jamais à portée de vue. Pour qu'enfin soient dévoilées et semées les très nombreuses graines de cette frivole beauté. Il n'est presque plus nécessaire de plonger la tête la première dans le triangle de ses Bermudes, tel un pêcheur de nectar perdu dans un parc à huîtres. La perle fugitive est là, juste au bout des doigts. Tomorrow's Harvest transforme la musique de Boards Of Canada en ce que nous aurions toujours voulu qu'elle soit : une pop synthétique et vintage traversant le temps et les hommes. Tout ce dont le monde a besoin, pour se dévoiler conscient et civilisé face à son déclin.
La chronique musicale est une escroquerie. Parce qu'elle se doit de demeurer subjective mais surtout parce que dans le cas présent, nul ne sait encore comment cet album va s'installer dans nos vies. Ce qu'il accompagnera comme moments de joie, de tristesse ultime, de lieux et d'êtres, à retrouver ou à découvrir. Si la musique de Boards Of Canada n'est pas de celles qu'on digère, elle dynamise comme aucune autre les contextes. Elle est de celles qui rassurent et réchauffent les coeurs en flanelle de papillons de nuits, pour qui le jour sera toujours le garant d'une ambiance obscurcie.
Alors soulignons comme il se doit l'encore plus important recours aux arpèges et aux accords plaqués, aux kicks gorgés d'électricité statique et aux nappes épidermiques. Celles et ceux qui transportent un titre anecdotique vers la destination du dernier vol de Saint-Exupery. Qui sculptent une mélodie comme on pétrit un sein frêle, pour lui donner encore plus de vie. Reach For The Dead (et sa "palindromique" déclinaison Come To Dust), Nothing Is Real, Sick Times et New Seeds sont de ceux qui s'impriment dans les circuits et se révèlent aptes à modifier la géographie. Qui dressent les glorieux aigris en candides optimistes devant ce qui reste à venir.
Et pourtant, ils renvoient à tellement moins que Jacquard Causeway, Cold Earth et Semena Mertvykh. Les deux premiers sont à hisser au panthéon des compositions du duo. Presque comme des symboles. Parce qu'ils érigent les chaînons manquant dans la complémentarité entre science et divinité. Parce qu'ils pourraient annuler le mur de la honte en Palestine, laisser les eaux du lac rose laver l'île de Gorée de ses pêchers, illustrer les pensées de Felix Baumgartner avant sa chute définitivement libre. Parce qu'ils font partie de ce qui fait qu'on pardonne tout à Boards Of Canada (même les photos Instagram moches ou Collapse et Palace Posy).
Semena Mertvykh, en fermeture, au-delà d'être lui aussi une monumentale réussite, est aussi celui qui effectue une certaine piqûre de rappel, installe nombre de questions et transmet le plus d'ambivalence. Celui qui fait de Tommorrow's Harvest un disque aux discours et aux concepts en opposition. Du moins en façade. Nihiliste et à la fois conscient des dérives du monde. Autiste, mais aussi sujet au désir des autres. Vintage, mais aussi inscrit dans son époque. Des tracks chaleureuses aux titres sagement sombres. Un album beau à en crever, parce qu'il accepte fièrement et heureusement d'être triste.
Si il dévoilera tout son sens, ses trésors, sur la durée et en fonction de ce que nous vivrons à ses côtés, Tomorrow's Harvest est une totale réussite et peut même être déclaré sans honte (et en toute subjectivité) comme le meilleur album de Boards Of Canada depuis Music Has The Right To Children. Quand on sait ô combien les LP des oeuvres du passé se vendent à prix gonflé, inutile de vous recommander comment vous devez plonger et les remercier.






Brasser la merde
24 commentaires
Phom
Excellente chronique pour un album excellent, le retour de BoC est une grosse grosse surprise et qui plus est, de qualité.
teeo
Ecouter l'album et lire la chronique au même moment s'avère être un exercice de contextualisation efficace, presque les larmes aux yeux.
d...
hello l'xo . boc new lp : - au niveau : émotionnel , équilibre , justesse : 18 sur 20 ( au Minimum ) - au niveau : créativité , originalité : 0 sur 20 ( chaque morceau aurait pu sortir pendant leur période 1992 / 96 ) - inspiration , sonore : 10 sur 20 ( il semble qu’ils est définitivement atteint leurs limites a tout nivaux , mais a se stade , c’est encore largement respectable ). conclusion personel : un très , trés bon album , si on se limite simplement a l’émotionnel ! ( c’est quand même le plus important ). mais en fesant abstraction de se que le groupe a fait avant ! . ceci étant dit , pour moi il s’agit tout simplement de leurs meilleur album depuis ” Music Has The Right To Children ” ( mais je dois reconnaitre que je n’est jamais vraiment aimer ” Geogaddi ” et ” The Campfire Headphase ” qui pourtant sembleront bien plus intéressant que se nouvel album , dont on peu facilement passer a coter , tant les compositions sont d’une discrétion autistique ).
bye , d...
pour rester dans cet esprit BOC période 1992/1996 ,
2 bonus beat forever :
http://youtu.be/xH8v2NpgX_Y
http://youtu.be/xYNpcAfMH28
( dont le version de Spanish Castles In Space " castles in goa mix " et l'un des morceaux de dance musique les plus incroyable qui soi , danser la dessus en 1991 c'était comme vivre un miracle )
PI-erre
que dire après cette chronique, si ce n'est que j'ai rarement lut un ressenti si exact sur l'expérience qu'est boards of canada, et l'on pourrait être déçut de seulement 3 commentaires alors que la chronique de daft punkt ramène plus de monde, mais tant mieux, gardons ce nouvel album pour nous.
freaker
Bon je précise je suis trop jeune pour être un expert de la old-idm mais je me demande si c'est pas un prérequis pour apprécier l'album, l'ensemble sonne tellement vintage que ça en devient vite agaçant, du coup je pense que suis passé à côté.
@ d... c'est quoi ton problème avec le verbe avoir ?
d...
pour te répondre simplement ( mon coeur ) , je ne suis pas aller a l'école ... et je suis également toucher d'une forme un peu particulière de" dyslexie " . voila ( mon coeur ) j’espère que ma réponse te satisfera , car je peu pas faire plus claire ! . et j'ai fais un gros effort pour te répondre , car vraiment , quel question inintéressante ! ( tu es docteur peut-être ? ).
je te fais un gros bizou baveux , d...
riverofbass
Immense album, qui me fait me sentir à la fois géant et tout petit. Me rappeler de souvenirs non vécus. C'est de la musique qui vient de l'intérieur. On aurait pu écouter ça il y a 100000 ans et le réécouter dans 100000 (si il y a encore des hommes).
marc
légère déception pour ma part, je m'attendais à une évolution comme il y a pu en avoir entre les précédents albums et là on a l 'impression qu'ils ont ressorti des chutes d'il y a plus de 10 ans, certes c'est au dessus du lot et il y a des morceaux excellents mais après 8 ans d'absence je m'attendais à mieux, il y a même des morceaux que je trouve assez plats et faciles car n'évoluant pas donc pour moi même si cela reste de la bonne voire très bonne musique c'est peut-être le moins bon album.
Val
Très bonne critique, je me reconnais un peu dans ces critiques aigris dont tu parles, et qui se demandaient si cet album n'était pas un simple moyen de continuer à exister... Mais non, grosse claque, tout le paragraphe qui suit je suis tellement d'accord, rien n'a changé, il n'ont pas perdu leur identité, l'album est excellent... Bref ça fait plaisir à lire et je vais aller réecouter l'album, du coup.
Octaedre
Sans doute l'album de l'année pour moi. À voir mais je ne pense pas que quoi que ce soit se hissera au dessus de cette perle.
Pour quelqu'un dont l'album préféré de BoC est Geogaddi, je peux comprendre le point de vue exprimé dans la critique, étant donné que selon moi leur musique est avant tout une expérience personnelle comme tu le dis si bien.
Ce qui rend cet album exceptionnel à mon avis, et quoi qu'en disent la majorité des critiques (même positives), c'est l'évolution du son que présente cet album. Effectivement, ça sonne toujours comme du BoC, mais différent. Les harmonies sont plus dépressives, les rythmes plus secs, plus clairsemés mais pas pour autant moins complexes. Les interludes donnent pour la première fois l'impression de faire partie intégrante de la narration et non plus comme ça a pû être le cas parfois une chose qui sonne comme une chute mélodique issue d'une jam plus longue, peut être parce qu'ils sont plus longs mais aussi moins nombreux. La construction est aussi primordiale, et on retrouve chez eux une intelligence de la tracklist qui manque parfois sévèrement à beaucoup de disques : l'intelligence de la tracklist, par exemple, c'est de finir par Semena Mertvykh (morceau de fin subllime si l'en est) car rien ne peut venir après un morceau pareil, c'est inévitable.
Ça me fait aussi un peu marrer de voir le disque comparé au mouvement récent de musiques basées sur des synthés old school typés eighties (avec Oneohtrix Point Never, Com Truise et compagnie), car même si on sent effectivement une volonté de s'inspirer de ces atmosphères anxiogènes, on est au final plus proche de pionniers comme Tristram Cary ou des expérimentations sonores de musiciens de films des années 50/70 comme le score de Gil Mellé pour The Andromeda Strain (le son industriel et robotique au début de Gemini rappelle fortement la texture sonore de Wildfire http://www.youtube.com/watch?v=Tp6ydK--Jko par exemple), ou encore celui de Louis et Bebe Barron pour Forbidden Planet. Et oui, effectivement, il va sans dire que la "synthwave" (je crois que c'est le terme ? y en a trop) s'est aussi inspirée de telles sources, mais BoC s'inspire ici à mon avis clairement des sources et non pas des exemples plus récents...
En tout cas si il y a une chose dont je suis étonné et en même temps heureux c'est de voir l'accueil critique réservé à ce disque, vu l'atmosphère générale et les thèmes abordés je ne pensait pas que ça toucherait autant de monde. Mais c'est aussi la beauté de BoC, réussir le pari impossible d'être à la fois accessible et fouillé, complexe et limpide.
Une belle chronique pour un très très grand disque.
BrsHln
J'aurais pas dit mieux Octaedre, ton commentaire est une excellent synthèse à la fois de la chronique en elle même mais aussi de l'album. Content de lire que quelqu'un a été ultra sensible à la tracklist qui à mon sens est d'une finesse remarquable.
sb
"nul ne sait encore comment cet album va s'installer dans nos vies" c'est exactement ce que j'ai pensé en écoutant l'album... BoC est loin d'être mon groupe préféré... et pourtant j'ai beaucoup écouté chaque album... Ils ont pris leur place... surtout dans l'autoradio... Celui-ci aussi...
Bob
Magnifique plume, de loin la meilleure du site. Album tout aussi magnifique.
Philippe
Un album sublime. J'avais une petite crainte durant mes deux premières écoutes, mais lors d'une troisième écoute au casque, je fus comblé. Tout est peaufiné à la perfection. Ta critique rend vraiment hommage à ce chef d'oeuvre.
Flappy
Onanisme verbeux pour cette review loin d'être réussie, mais qui a au moins le mérite d'être moins soporifique que cet ersatz de musique perdue dans le temps.
Tout ça pour ça ? Sérieusement, vous vous demandez la place que prendra cet opus à terme ? Dans 10 ans, il sera planqué au fond de votre discographie pour la simple et bonne raison que BoC refait du BoC sans chercher à se réinventer, mais en conservant un état d'esprit de quasi-autisme quant à leurs propres travaux. Un groupe de pop rock n'aurait pas fait mieux ou pire : reprendre les mêmes recettes essorées en comptant sur les fans qui allaient se caresser sur un disque qui a déjà été fait plusieurs fois, par le même groupe. C'est donc sans compter sur les petits compagnons qui les ont rejoint dans les 2 dernières décennies.
L'objectivité n'est pas votre fort, mais c'est ici plus de la mauvaise foi et du fanatisme abruti qu'une réelle réflexion sur ce que vous écoutez.
lexo7
L'objectivité c'est pour les abrutis de journaleux. Si t'es un minimum honnête envers toi-même, tu attesteras que ton ressenti vis à vis de cet album et de la chronique en elle-même est lui aussi tout sauf objectif. Vive la mauvaise foi. Je ne suis un fanatique de rien, par ailleurs. Mais tu marques un point quand tu dis que c'est un album perdu dans le temps, c'est ça qui le rend si réussi à mon sens. Et si tu trouves que cet album est en tout point semblable aux précédents, je me permets de penser que tu n'as pas écouté les précédents. Bisou.
Gluglu
Haha. Je crois que je vais arrêter de lire les commentaires quand il y a des critiques de "gros" disques.
Il n'est tellement pas a la hauteur cet album...
Rom
Voila une chronique de disque (et une chronique de chronique) qui me parle, comme ça m'arrive assez souvent ici. En passant, lexo7, j'ai quand même envie de te poser la question que je me suis posée à la lecture des commentaires : pour quelle(s) raison(s) réponds-tu généralement qu'aux commentaires acerbes ? Bises
Sb
Ben moi, j'aime bien la réponse de Lexo7... En revanche, je ne comprends les gens qui lisent les chroniques des disques qu'ils n'aiment pas... Si t'es passé à côté... personne ne peut rien pour toi.
Mike
A quand la critique du nouvel Holden les amis?
Arno
tout bel article... à la hauteur du sujet...
Resti
Chaud pour le Holden aussi !
zaaaab
mais il est très bien cet album, du moins aussi bien que les précédents. Alors c'est vrai qu'au bout de dix piges j'en attendais surement un peu plus mais en même temps faire un album aussi bien que les anciens (qui étaient parfait) fait que c'est un album terrible. pour ma part c'est suffisant pour un retour sur le devant de la scène.
shadowbox
wow la moyenne est un poil moins bonne que celle du dernier Daft Pute, et ya quasiment deux fois plus de votants... c'est pas fort. cela dit, ce retour inespéré est loin de m'avoir transcendé et ce n'est pas moi qui vais appuyer ta conclusion (Geogaddi>>>>>>>>cette galette). J'sais pas, j'lécoute, j'trouve ça bon mais ça rentre pas. J'trip, mais pas plus. Cependant, c'est agréable à l'écoute, émotionnel, il y a quelques bons morceaux que j'affectionne genre Palace Posy, Nothing Is Real, Reach For The Dead, des intermèdes parfois classieux. Et puis il y a surtout 2 pépites (complètement d'accord pour le panthéon): Jacquard Causeway (sublimissime) et Cold Earth, si intelligemment séparées par une interlude des plus BoCienne. ça reste quand même pas mal ma déception de l'année... j'en suis tout triste
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