
N’allez pas croire que chez SWQW on chronique et apprécie uniquement des disques sombres et immersifs pour dépressifs notoires, car même si la majorité des disques dont on parle ici ne transpirent par la joie de vivre, nous savons aussi prendre du plaisir avec des albums plus légers. Exemple du jour : Music For The Uninvited de Leon Vynehall (nouvel onglet).
L’Anglais s’est offert l’an dernier un double EP UK-house réjouissant. C’est Rosalind qui a déclenché l’euphorie, notamment grâce au titre Untitled 017 (nouvel onglet). C’est ensuite l’excellent Brother (nouvel onglet) / Sister (nouvel onglet) EP qui a permis à notre bonhomme de confirmer. La sortie de son 1er album était donc très attendue.
Music For The Uninvited ressemble cependant davantage à un gros EP qu’à un long format. Jugez par vous-même : 7 titres, 40 minutes. C’est fichtrement court, d’autant plus que seul 4 titres sont ouvertement house, pendant que les 3 autres lorgnent vers le downtempo. D’ailleurs, inutile de s’attarder longuement sur ces derniers qui sont certes agréables mais ne constituant pas l’épine dorsale de l’album. Ce qui nous intéresse chez Leon Vynehall c’est principalement sa propension à transformer des partitions house sans prétentions en petites bombes enjouées. Les quatres titres centraux de l’album ont beau être totalement inoffensifs, ils n’en demeurent pas moins très fins et équilibrés. Leon Vynehall réussit là où la majorité échoue.
Aucune faute de goût dans ce court parcours. La basse est toujours lourde, les claviers indomptables et les samples vocaux entrainants. Que ce soit la deep-house planante, douce et enveloppante de Be Brave, Clench Fists, la house tremblante et taillée pour les clubs de Pier Children, ou bien la house aquatique et ludique d’It’s Just (House of Dupree), on se laisse emporter avec légereté. Pas de prise de tête ici, pas d’intellectualisation poussée non plus, mais juste un plaisir simple et sans suffisance. Cependant, Leon Vynehall ne nous prend pas non plus pour des cons puisque chaque titre transpire le travail d’orfèvre : les agencements rythmiques y sont parfaits, le dosage des éléments aussi.
Alors bien entendu, il ne s’agit nullement ici de l’album de l’année, d’ailleurs se poser la question n’a aucun sens. Non, Music For The Uninvited est simplement un bon album de house cool et optimiste. Parfait pour la saison.






Brasser la merde
1 commentaire
steve roach
finalement 2 ans après j'y reviens encore et encore sur celui-la...Merci les mecs
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